Tricastin : jusqu'où iront-ils?

TRICASTIN
Nouvelle fuite d'uranium à Comurhe-Pierrelatte... mais depuis quand ?

par La Rédaction du DL | le 23/08/08 à 07h09

Une fuite d'uranium a été découverte jeudi sur l'une des canalisations de l'usine Comurhex, située au nord-est du site nucléaire du Tricastin à Pierrelatte (Drôme). Ce sont des intervenants du chantier de la future usine Comurhex 2, situé à proximité de la première société, qui ont identifié ce dysfonctionnement.

Une estimation de 250 grammes d'uranium déversés par an


D'après les premières informations délivrées par le porte-parole de cette filiale d'Areva, ce seraient près de 250 grammes par an d'uranium naturel, peu radioactif, qui se seraient infiltrés dans le sol. Les effluents contiendraient également des traces d'hexafluorure d'uranium, un produit radioactif contenant du fluor. Mais hier, il était impossible d'évaluer à quelle date cette fuite "d'ampleur réduite" est apparue.
Les faits ont cependant pu être clairement déterminés. La canalisation en question est reliée à un laboratoire qui travaille sur des échantillons d'uranium et d'effluents. Elle sert à transférer ces échantillons jusqu'à une station de traitement de manière "occasionnelle, de l'ordre d'une fois par semaine". Le tuyau est relié à "d'anciennes canalisations, enfouies dans le sol et qui ne servent plus" et un clapet doit empêcher le passage du liquide d'un tuyau à l'autre. Problème, le clapet ne jouait plus son rôle.
Suite à cet événement, dont l'autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été avisé, mais qui ne fait pas l'objet d'un classement sur l'échelle des risques INES, le président de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), Roland Desbordes, confiait hier soir que "dès lundi nous interrogerons l'exploitant". Si l'incident semble, à ses yeux, "moins grave" que celui survenu à Socatri le 7 juillet dernier, il pose la question : "Pourquoi n'a-t-on pas constaté que la dose d'effluents à l'arrivée n'était pas la même qu'au départ ?" Et d'ajouter que ce nouvel événement l'inquiète davantage "au sujet de la pollution de la nappe phréatique". Des analyses vont être effectuées afin de "déterminer l'impact éventuel sur l'environnement" et des tests sur les sols et la nappe phréatique seront réalisés.


REPÈRES
COMURHEX
L'usine Comurhex-Pierrelatte transforme l'uranium naturel extrait des mines en hexaflorure d'uranium (produit radioactif) afin qu'il puisse être enrichi par l'usine Eurodif puis utilisé dans les réacteurs de la centrale EDF.

DES PRÉCÉDENTS
7 JUILLET
Importante fuite d'uranium (75 kg) dans deux rivières jouxtant le site nucléaire suite à un débordement d'une cuve dans l'enceinte de l'usine Socatri, sur le site du Tricastin.
17 JUILLET
Une fuite est détectée sur une canalisation défectueuse transportant des effluents radioactifs et de l'uranium à la Franco-belge de fabrication de combustible (FBFC) à Romans-sur-Isère.
23 JUILLET
Une centaine de personnes sont "légèrement contaminées" lors d'une intervention sur le réacteur n°4 de la centrale nucléaire EDF-Tricastin.
6 AOÛT
Une anomalie à l'ouverture d'un colis sur l'usine Socatri entraîne des rejets radioactifs dans l'atmosphère.

Joël AUDRAN - Paru dans l'édition du 23/08/2008



Article ajouté le 2008-08-23 , consulté 423 fois

Commentaires


Tricastin, toujours et encore ! le 04/02/2009 à 09:27:01
SITE DU TRICASTIN
Une "anomalie" sur l'aire d'entreposage des déchets
par La Rédaction du DL | le 04/02/09

L'Autorité de sûreté du nucléaire a constaté une "anomalie" sur le site du Tricastin, hier, lors d'une visite de surveillance des aires d'entreposage de déchets d'Eurodif. Plusieurs fûts de 30 litres contenant «uniquement de faibles quantités d'uranium naturel» et en attente d'être traités par l'usine d'enrichissement n'étaient pas entreposés dans les conditions réglementaires.
En effet, dans un communiqué, Areva indique que ces fûts étaient rassemblés sur des aires non référencées «où le positionnement et l'affiche, notamment, étaient mal consignés». Le porte-parole de l'exploitant précise: «Une aire à déchets est gérée en fonction de règles d'exploitation. Celles des aires concernées ne décrivaient pas avec l'exactitude nécessaire le positionnement des fûts sur ce parc».
Aussitôt, des «mesures correctives» ont été appliquées afin de «remettre ces aires en conformité».
Cette anomalie, qui n'a pas eu de conséquence ni pour le personnel ni pour l'environnement, a été classée de niveau un sur l'échelle INES graduée de 1 à 7.

www.ledauphine.com/site-du-tricastin-lors-d-une-visite-de-l-asn-une-anomalie-sur-l-aire-d-entreposage-des-dechets-@/index.jspz?chaine=27&article=96999
Et ça continu ! le 21/12/2008 à 19:13:04

Voici deux article de presse relatant deux nouveaux incidents sur le site du Tricastin.
Nouvel incident à 2h00 du matin le 15 décembre 2008.
Le chef de la division de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de Lyon a déclaré aujourd’hui que l’environnement n’a pas été contaminé par une inondation du site nucléaire du Tricastin dans la nuit de dimanche à lundi. “L’eau s’est déposée au fond des locaux mais n’est pas ressortie”, a indiqué Charles-Antoine Louët.
Les locaux affectés sont ceux de la Socatri, filiale du groupe Areva, responsable du rejet dans l’environnement de faibles doses d’uranium en juillet dernier, ainsi que ceux de la BCOT. Les fortes fortes pluies de dimanche ont provoqué une montée des eaux de la Gaffière, qui traverse le site du Tricastin.
“Sur la grille anti-intrusion au sud du site, il y a une embâcle (barrage naturel créé par de la boue et des arbustes) qui s’est formée et qui a provoqué une brusque montée des eaux”, selon le responsable de l’ASN. “Du point de vue de l’ASN, il n’y a pas eu d’impact environnemental de cet événement”, a-t-il ajouté.
Nouvelle alerte dans la nuit de vendredi 19 à samedi 20 décembre 2008 à la centrale nucléaire EDF-Tricastin. Cette fois dans une zone nucléaire du réacteur nº 2 actuellement à l'arrêt pour une opération de rechargement en combustibles. Toutefois, selon l'électricien, « les secours internes du CNPE et les pompiers sur site ont conclu à un événement sans gravité et à l'absence de risques ».
"Échauffement de température"
Un peu après minuit, deux alarmes incendie se sont déclenchées dans un local suite à un dégagement de fumée. Celle-ci proviendrait, selon EDF, d'une tuyauterie ASG¹ dans laquelle circule de la vapeur d'eau et qui aurait subi « un échauffement de température » lors du démarrage de la turbo pompe.
L'exploitant indique qu'il n'y a « aucun dégât matériel » en dehors de « la peinture (qui) s'est cloquée et (a) provoqué le dégagement de fumée ». Pour y mettre fin, vers 1h 30, il a fallu isoler un capteur de pression.
Selon la procédure, et par mesure de précaution, 48 pompiers de Pierrelatte, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Bollène, Montélimar et Donzère ont été réquisitionnés sur place. Quant à l'électricien, il indique avoir alerté les élus locaux, la préfecture et la Cigeet de cet événement.
¹ Le circuit d'alimentation de secours en eau des générateurs de vapeur (circuit ASG) fournit à ces derniers, en cas de défaillance de l'alimentation principale, l'eau nécessaire au refroidissement du réacteur.

toto le 26/11/2008 à 09:27:53
Il y a deux mois et demi, deux barres de combustibles nucléaires sont restées accrochées sous le couvercle de la cuve d'un réacteur. L'incident a été classé au niveau 1 et EDF a trouvé une solution technique...50 jours plus tard. Le 27 octobre le problème était classé. Mais quelles ont été les conséquences en terme de contamination de cet incident sur les populations et l’environnement… on n’en sait rien. On nous à juste fait savoir que cela avait coûté cher et que la sortie de crise avait été assortie de mauvais ajustement matériel, du a des erreurs humaines de conception du robot – il manquait 2 cm- . En juillet, 74 kilos d'uranium avaient été rejetés dans l'environnement à la suite du débordement d'une cuve à l'usine Socatri. Le 23 juillet, une centaine de travailleurs avaient subi une contamination par de la poussière radioactive lors d'une opération de maintenance sur le réacteur n°4. Samedi 24 octobre, environ 500 manifestants se sont rassemblés sur le site du Tricastin, situé à cheval entre la Drôme et le Vaucluse, et où ont eu lieu tous ces incidents pour rappeler les dangers du nucléaire.
De tout ces « incidents » je ressents une immense impuissance et le grand mépris des responsables politiques, des hauts fonctionnaires de l’état, des responsables de l’industries nucléaires. L’enceinte ou les barres ont répandues leur radioactivité était soit disant confiné. Cela ne veut pas dire étanche. Cette enceinte dispose avec l’exterieur de filtres à sable pour les échanges gazeux. De plus il a bien fallu l’ouvrir pour faire le dignostic, introduire le materiel. NOUS AVONS DONC BIEN SUBBIT D’AUTRES EXPOSITIONS RADIOACTIVES. J’en ai assez des mensonges, d’être pris pour des moutons disons le une bonne fois pour toute : le nucléaire est dangereux car leurs seule façons de gérer les fuites est la dispersions dans la nature. Et toutes les industries et les laboratoires de recherches ont géré et pour certaine gérent bien souvent encore au moindre coût les déchets méprisant les populations et génération future.



Source / auteur : Réseau sortir du nucléaire
Tricastin - Affaire des barres combustible "suspendues" - L’ASN et EDF piétinent le droit à être informé
lundi 27 octobre 2008, par jesusparis

Le Réseau « Sortir du nucléaire » déplore que sa démarche en référé (devant le Tribunal administratif de Grenoble, dont dépend la centrale du Tricastin) n’ait pas eu un aboutissement positif. Cette démarche visait à obtenir que soit rendu public le calendrier des interventions sur les assemblages-combustible suspendus au-dessus de la cuve du réacteur n°2 de la centrale du Tricastin, théâtre d’une série d’incidents et de contaminations depuis cet été.
Le Réseau « Sortir du nucléaire » rappelle que le principe de précaution et le principe d’information du public sont consacrés par la Charte de l’environnement, et ont donc valeur constitutionnelle.
Cela n’a pas empêché l’ASN d’omettre une nouvelle fois d’informer les citoyens (riverains du site du Tricastin, manifestants annoncés le samedi 25 octobre), ce qui est pourtant partie intégrante de sa mission.
EDF a commencé les opérations de récupération des deux assemblages-combustible suspendus le mercredi 22 octobre, au mépris le plus complet de la démarche en référé du Réseau « Sortir du nucléaire ».
C’est ce même jour, alors que les travaux étaient déjà commencés, que l’ASN a pour la première fois indiqué que la méthode retenue par EDF lui paraissait « satisfaisante ». La note publiée par l’ASN le 22 octobre est en outre de nature à induire le public en erreur, puisque elle y affirme que les opérations, pourtant en cours, « se dérouleront » ultérieurement. Ni l’ASN ni EDF n’ont répondu aux courriers de demande d’information du réseau « Sortir du nucléaire » en date des 7 et 8 octobre.
Le Réseau « Sortir du nucléaire » rappelle que le principe de précaution doit être applicable au nucléaire. Il est amplement démontré depuis des années que les faibles doses de radioactivité peuvent avoir des effets graves et irréversibles sur la santé humaine et sur l’environnement.
Une vérité scientifique que même la très officielle Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) a dû se résoudre à reconnaître depuis 1990. Il n’existe aucun seuil en deçà duquel la radioactivité est inoffensive, contrairement aux affirmations répétées d’EDF, de l’ASN et de l’IRSN.

Régine PELLEGRIN le 13/11/2008 à 18:58:12
Je vous propose la lecture de l'article de Denis Chamonin, (ingénieur énergie environnement)concernant la production et la consopmmation d'électricité, et les différentes "ressources" ou sources de fabrication de l'électricité que nous serons amenés à envisager, pour aujourd'hui, et pour demain, en France.


Extrapolation 2000 à partir des sources ECOTECH [CNRS] de 1990 (Denis Chamonin, 2003)

En France, l’histoire explique en grande partie la situation actuelle. En 1938, la production française d’électricité était de 22 TWh avec un taux d’électrification de 40 %. Au sortir de la guerre en 1946, même situation. Il y a 154 sociétés de production et plus de 1000 distributeurs, la majorité des français sont sans électricité. Cette année-là, EDF est crée et en 1960, la majorité des foyers français est raccordée au réseau. En 1973 a lieu le premier choc pétrolier. L’année suivante, le premier programme électronucléaire est lancé. En 1979, deuxième choc pétrolier, deuxième programme électronucléaire. En 1999/2000, 57 unités nucléaires sont en service. La production d’électricité en France passe de 182 TWh en 1973 à 541 TWh en 2000.



En 2002 : la production d'électricité en France

Energie solaire (hydraulique, éolien, solaire…)


66 TWh


11,8 %

Energie thermique nucléaire


437 TWh


78,2 %

Energie thermique fossile


56 TWh


10 %

De cette production d’électricité, seuls 73 % soit 408 TWh sont utilisés en consommation " finale " (et non pas en consommation " utile ") en France. 14 % est exportée, le reste (13 %) est réparti entre la consommation pour les auxiliaires ou le pompage (lié aux fonctionnement des centrales) et les pertes.

Avec le premier débat public sur la politique énergétique française, quel avenir pour l’électricité ?

* Relance du nucléaire (très probable)
* Energie solaire
* Pile à combustible
* Filière hydrogène
* Production centralisée ou/et décentralisée
* Limitation des gaz à effet de serre
* Recherche sur la fusion nucléaire (programme ITER)

Du côté des énergies renouvelables, outre la situation française qui n’est pas brillante, la puissance installée en éolien a connu une très forte hausse dans les 10 dernières années (de 2500 MW installés à plus de 30 000 MW) et la production photovoltaïque mondiale pourraient également décoller… tout en restant quantités négligeables.

Sur une note plus positive : un exemple de développement durable, l’usine marémotrice de la Rance. Imaginée par nos grands-parents, construite par nos parents (vers 1960), elle produit une électricité sans déchets et sans rejet de C02 pour notre génération et servira encore pour trois générations.
Orange Libre le 13/11/2008 à 08:56:25
NUCLEAIRE
Tricastin : où en est l'étude sur les cancers ?
par La Rédaction du DL | le 13/11/08

«Vous vous souvenez qu'on a demandé une étude épidémiologique sur la zone du Tricastin. Celle-ci devrait commencer avant la fin de l'année, pour un rendu en mars 2009 » a déclaré benoîtement Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Environnement, vendredi dernier. Un scoop ? Pas vraiment.
L'étude ?
Une initiative locale

Car la fameuse étude épidémiologique, recommandée dès l'enquête publique sur Georges Besse II et actée en mars 2007, a été arrachée par les associations écologistes comme la Frapna et grâce au soutien du Conseil général de la Drôme.
C'est donc bien une initiative locale que cette étude fort opportunément récupérée par le ministre... Une étude sur les cancers dans la zone du Tricastin aura donc bien lieu. Le 21 novembre prochain, la Cigeet (commission d'information des grands équipements énergétiques du Tricastin) devrait valider l'appel d'offres pour le cabinet d'études. "Enfin", pourrait-on dire. Car il a fallu beaucoup de temps à la commission -composée de représentants de l'Autorité de Sûreté nucléaire, de la Frapna, de la DDASS, de la Ligue contre le cancer- chargée d'élaborer le cahier des charges de cette étude, pour se mettre d'accord.
Finalement, il a donc été décidé d'une étude de morbidité (nombre de cancers) et de mortalité sur une zone d'environ 10 km autour du site. «Nous aurions voulu élargir l'étude à l'ensemble de la Drôme, ce que l'ASN a refusé arguant qu'il ne s'agissait pas d'établir "un registre des cancers" mais c'est pourtant bien de cela dont il s'agit» explique Michèle Rivasi, qui n'était pas encore alors la vice-présidente du Département en charge de l'environnement mais l'experte auprès de la FRAPNA.
Cette première phase est budgétée et sera financée conjointement par l'ASN (Etat) et le conseil général.

«C'est très bien que nous ayons l'aval de Borloo, indique Michèle Rivasi, mais nous voulons absolument garder la maîtrise d'ouvrage. Si c'est l'Etat, il va déléguer aux organismes, tels que l'Institut de veille sanitaire, qui n'ont jamais rien fait. La preuve c'est que depuis 20 ans, il y a des gens qui boivent de l'eau contaminée -comme l'a montré l'incident de la Socatri- sans que rien n'ait été fait. »
S'intéresser
au parcours, à la fois professionnel et résidentiel

Après le constat, les explications.
C'est l'autre point important de l'étude qui pour l'heure n'est pas actée. «Lorsqu'on constate des zones à agrégats (accumulation de cancers), il faut absolument qu'on s'intéresse au parcours, à la fois professionnel et résidentiel, des gens pour savoir si un jour ou l'autre ils ont été en contact avec des produits chimiques ou nucléaires. Le constat sinon ne servira à rien» insiste Michèle Rivasi.


http://www.ledauphine.com/apres-la-declaration-de-borloo-tricastin-o-en-est-l-etude-sur-les-cancers--@/index.jspz?chaine=27&article=71960
Orange Libre le 17/10/2008 à 09:24:23
ENVIRONNEMENT : Des déchets radioactifs à Monteux ?
par La Rédaction du DL | le 16/10/08


Dans son numéro d'octobre, le mensuel "Capital" recense "les principaux sites radioactifs qui contaminent notre pays". Parmi eux, figure l'usine Areva de Bollène. Mais aussi, et c'est a priori plus surprenant, le site de l'ancienne décharge de Talaud à Monteux. «Cette décharge du Vaucluse, précise l'article, fermée en 1999, stocke 51 000 tonnes de silicates de soude, issues de la chimie, d'une teneur 37 fois supérieure à la radioactivité normale». Ce qui a suscité dans la ville, une certaine émotion. Notre dépositaire, François Richard, n'a jamais autant vendu d'exemplaires de ce mensuel :«Les gens font des photocopies de l'article !»

Au niveau politique aussi, l'article a créé des remous : «Nous avons été très surpris par cet article, indique ainsi André Macou, leader de l'opposition municipale à Christian Gros. Et nous avons préparé une question officielle à ce sujet au maire pour le prochain conseil municipal».
Lieu de stockage jusqu'en 1996

Les sites cités, précise "Capital", sont "inscrits à l'inventaire des déchets radioactifs de l'Andra" (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, ndlr). Interrogée à ce propos, la Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) de la région Paca, précise que le centre d'enfouissement technique de Talaud a été le lieu de stockage jusqu'en 1996, de déchets de silicates de soude, produits solides issus de l'usine SEPR du Pontet, et contenant des radio-nucléides naturels : ces produits sont considérés comme très faiblement radioactifs ».
Sur les risques sanitaires liés à ces déchets, la Drire se montre tout à fait rassurante, par la voix d'Alain Charafort, chef de groupe de subdivision : «Ce site a été réaménagé. Il fait l'objet d'un suivi constant, qu'un arrêté préfectoral prévoit sur 30 ans. Et les analyses pratiquées régulièrement n'ont fait apparaître aucun risque sanitaire, ni en termes d'exposition de radiations aux personnes, ni en termes de pollution des "jus" de la décharge (appelés techniquement les "lexiviats") : Il faudrait en boire trois litres par jour pour qu'il y ait un danger». Ce que personne ne fait bien évidemment.
Les écologistes, à l'image de Benoît Magnat, ne manifestent pas d'inquiétude particulière, de toute évidence, à propos du site de Talaud. Ils pensent du moins qu'il y a bien pire : «La radioactivité doit, certes, toujours exister là-bas, mais c'est sans commune mesure avec celle des fûts enterrés autour du Tricastin».

Orange Libre le 10/10/2008 à 08:46:19
TRICASTIN
Le point sur la centrale nucléaire
par La Rédaction du DL | le 10/10/08

Réacteur n°4 : l'ASN sanctionne

Le réacteur n°4 de la centrale du Tricastin a fait l'objet d'une opération de maintenance le 6 septembre. À cette occasion, une vanne de purge chargée d'apporter de l'eau dans le circuit de refroidissement a été ouverte « de manière non conforme ». Un événement qui n'a eu « aucun impact sur la sûreté des installations ». EDF a été sanctionné vendredi dernier par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en raison du délai « de quelques heures » qu'il a fallu à l'électricien pour détecter cet écart. L'évènement a été classé niveau 1 sur l'échelle Ines.
Réacteur n°3 : une vanne défaillante

Un défaut sur une vanne dans l'unité de production n°3 a rendu indisponible l'une des pompes du réacteur. Aucune conséquence pour l'installation ni pour l'environnement dit EDF. L'évènement a été classé niveau 1 par l'ASN.
Réacteur n°2 : deux semaines de plus

Les deux "tubes" d'uranium suspendus dans la cuve du réacteur n°2 de la centrale depuis maintenant plus d'un mois vont le rester encore deux semaines. Suite à un défaut de conception d'un élément du processus d'intervention, il doit être recréé et à nouveau testé.
TRICASTIN " j'exige aussi" le 09/10/2008 à 07:18:59
TRICASTIN Source DL 7/10/08
"Sortir du nucléaire" « exige » de savoir la date de l'opération sur les "tubes d'uranium"
Deux assemblages combustibles chargés d'uranium, pesant 600 kilos chacun, sont suspendus au "couvercle" de la cuve du réacteur n°2 de la centrale EDF-Tricastin depuis le 8 septembre. Et l'opération consistant à désolidariser les deux "tubes" en question ne devrait pas tarder.
Les 29 et 30 septembre, un test du processus créé pour réaliser l'intervention a eu lieu sur un site de contrôle à Chalon-sur-Saône. L'autorité de sûreté nucléaire (ASN) a ensuite demandé son expertise par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). « Elle est en cours », indiquait-on hier à l'ASN.
Par ailleurs, toujours hier, le réseau "Sortir du nucléaire" a fait savoir qu'il « exige la publication de la date et de l'heure de l'intervention d'EDF ». Une information que l'exploitant est seul à pouvoir décider de la communiquer ou pas. L'ASN, elle, rappelle que la date « n'est pas encore fixée » et ajoute qu'aucune décision n'a été prise de son côté quant à la diffusion de ces informations.
L'argument du réseau anti-nucléaire est que la population doit être informée afin qu'elle puisse « décider de rester ou non à proximité de la centrale nucléaire » lors de l'opération. Il cite aussitôt l'ASN qui présentait le 2 octobre « un risque de relâchement à l'intérieur et à l'extérieur de la centrale de produits de fission gazeux ». Or, l'ASN précise que ce rejet « serait dans le pire des scénarios mille fois inférieur à la valeur annuelle autorisée ». En clair, selon le gendarme du nucléaire, même si les combustibles cassent, la menace serait infime.

Comme toto comme d’autres personnes, j'exige aussi de savoir. Je nous considère pris, moi et les miens, en otage par les industriels du nucléaire. Ils ont beau affirmer que les rejets seront minimes, je n'ai plus confiance. Je veux pouvoir décider de subir ou non ces "faibles rejets ou le risque minimum d'accident plus grave". L'argent de future et hypothétique indemnisation "en cas" de ne m'intéresse pas je préfère la santé!


Toto le 30/09/2008 à 21:00:51
Eh oui à l'heure ou l'on vend des réacteurs nucléaires en Inde à grand renfort de pub au info nationale, en FRANCE on ne sait toujours pas comment procéder au démentellement de nos vieilles centrales. Ni que faire des déchets découlant de ces dementellements! Mais ça on n'en parle pas. L'acier coutant cher, ils parlaient même de le remettre dans le circuit commercial comme d'autres materiaux, les moins contaminé. Mesdame voulez-vous m'acheter mes casserolles, pas chères mes casserolles garanties en acier faiblement radioactif! Pas chères et sans risque pour votre santé garanties par les normes de l'industrie nucléaire elle même!
source vaucluse matin 30/09/08 le 30/09/2008 à 20:50:57
Ils n'étaient pas bien nombreux hier en fin de journée sur la place du Palais des Papes. À peine une dizaine de manifestants, membres du réseau "Sortir du nucléaire ". Mais ils ont obtenu l'effet escompté. Placés devant la sortie du centre des congrès, ils ont attendu la sortie des congressistes du monde entier venus débattre du démantèlement des centrales nucléaires.
Une opération placée sous surveillance puisque les policiers étaient aussi nombreux que les manifestants, tout en restant discrets.

Une manifestation placée sous surveillance policière
Pour Bernard Blanc, le porte parole national du réseau, «nous avons organisé cette action symbolique devant l'entrée du colloque tout simplement pour dénoncer une imposture. Le parc des réacteurs français est en fin de vie alors que l'on commence seulement à réfléchir sur la manière de démanteler une centrale nucléaire. Il n'aurait pas été idiot d'y penser plus tôt ! Et la question des déchets induits par les démantèlements est du même ordre. Où va-t-on les entreposer? Pour l'instant, on n'en sait rien. Les options envisagées sont toutes plus dangereuses les unes que les autres.»
Les membres du réseau dénoncent ainsi une facture du démantèlement astronomique : elle est estimée à plus de 100 milliards d'euros pour le seul nucléaire britannique.
Et les militants de réclamer un débat national sur cette question ainsi que des réponses concrètes sur les incidents du Tricastin, notamment le dernier en date. «Il est qualifié d'incident par EDF, mais c'est sans doute le plus grave accident depuis Tchernobyl -souligne Bernard Blanc. Actuellement, deux barres de combustible sont coincées au-dessus du coeur du réacteur. Elles pèsent 600 kilos chacune. Que se passe-t-il si elles tombent dedans ? La réaction sera-t-elle encore contrôlable?»



toto le 26/09/2008 à 11:17:25
A la réunion, pas d'officiel d'EDF ou d’AREVA, ni PREFET, ni PRESIDENTS DES CONSEILS GENERAUX, NI UN DES 40 MAIRES invités... Juste trois conseillers municipaux de Bollène et le premier Adjoint de cette commune. Seule excusée Madame Bompard, maire de Bollène!! Pour les autres invités officiels, aucun n’a daigné s’excuser. Autant vous dire que les infos sur cette évacuation préventive, sont plus que maigres. Ce sujet, n’étant pas les décideurs, on l'a juste évoqué. Les exploitants n’ont pas encore de solution pour décrocher ces deux barres de combustible. Ils ont demandé l'aide de spécialistes étranger. Je n’ai pas compris qui exactement et il compte construire un robot pour effectuer la manoeuvre. Rien de rassurant, en rentrant je me demandais s’il auraient la décence de nous prévenir le jour x, parce que j’aimerai aller à la mer en famille ce jour là. Ils nous ont dit que des choses super grave hier soir sur la réalité du nucléaire Français. En autre sur les mesures d’alerte en cas d’accident grave, en clair il n’y a rien d’au point et il ne nous reste qu’a espérer que jamais nous ne soyons confronté à cela. En sachant que la relève des cadres formés pour l’exploitation n’est pas assuré et que les centrales ont plus de 30 ans -elles ont été construite avec les moyens d’il y a 30 ans pour 25 ans. (Cuves en simple acier fissuré d’origine, béton du même acabit, filtre à sable entre l’air ambiant et l’enceinte de confinement – il retient les poussières enfin presque….). Pour la nappe : La pollution est connu depuis très longtemps vous l’avez compris.- tant pis pour les riverains- C’est une des façon de gérer les pollutions nucléaire le confinement coûtant cher, il vaut mieux faire l’autruche et laisser la dispersion naturelle faire son travail, ça coûte rien ! Et puis on nie tout, on ment avec la complicité des responsables, préfets compris. De toute façon c’est eux qui détiennent toutes les ficelles, les experts sont leurs experts, les hautes autorités de sûreté sont tenues par eux …Edifiant cette réunion pour ceux qui croyaient encore à la parole du lobby nucléaire et il y en avait!
Orange Libre le 26/09/2008 à 08:37:35
Cette réunion a montré 2 choses :
- La population est très concernée par le problème (± 300 personnes sont venues)
- Le préfecture et autres représentants officiels absents montrent l'opacité du sujet.

J'aimerais avoir des précisions sur ce problème à EDF où il serait question d'une évacuation préventive de la population...!
INVITATION! le 23/09/2008 à 09:45:04
Réunion publique jeudi 25 septembre à Bollène (84), à 19h30. Information suite aux événements survenus ces derniers mois sur le site nucléaire du Tricastin. Au centre culturel Georges Brassens de Bollène ( près du collège Boudon et de le sortie de l'autoroute direction St Paul) - Entrée libre- Organisé par l'association APTE (association pour la promotion des techniques écologiques)- Avec Roland DESBORDES (Président de la CRIRAD), Michèle RIVASI ( vice-présidente Conseil Général Drôme), Jean-Pierre MORICHAUD (FRAPNA) et le Réseau Sortir du Nucléaire.
SOLANGE le 11/09/2008 à 14:40:57
Misère! Il ne faut pas tout demander tout de suite, Sirra. Déjà ils reconnaissent des fuites. C’est un plus ? Certes, et qu'il faut éviter de voir se banaliser. Mais leur demander de vérifier que l'addition n'est pas trop lourde pour nous et l'environnement, je crois que cela dépasse leurs capacités non pas intellectuelles, celles du genre: humilité, conscience professionnelle... En tous les cas du fait que cette centrale est sous les projecteurs, ils ne peuvent plus guère nier l'évidence, des fuites il y en a et bien plus que ce que l'on voudrait nous laisser croire. C'est à frémir en pensant au nombre de centrale en France. En 2005, il y avait 58 réacteurs nucléaires en fonctionnement en France pour 19 centrales. Ne cherchez d'ou viennent vos leucémies ….Mais mangez toujours 5 fruits ou légumes par jours, cela ne vous ferra que du bien, si vous savez d’où ils viennent en espérant qu’ils ne soient pas ionisés. Nom donné à l’irradiation de ces derniers permettant une plus longue conservation qui n’est jamais mentionnée de peur d’effrayer les consommateurs comme pour le polonium dans le tabac !
sirra le 09/09/2008 à 21:13:52
On qualifie isolément chaque impact sur l'environnement.
Leur impact cumulé fait-il l'objet d'analyse ?

ne compte on plus!, on ne compte plus! le 09/09/2008 à 13:55:55
Nouvel incident nucléaire signalé au Tricastin ce lundi 08/09/08 -
Un nouvel incident nucléaire s'est produit lundi matin à la centrale du Tricastin dans la Drôme. Alors qu’une opération de déchargement du combustible dans le réacteur était en cours, deux blocs sont restés coincés. Le site a été évacué. EDF a proposé de classer l'incident au niveau un de l'échelle de gravité qui en compte sept, mais l'Autorité de sûreté nucléaire n'a pas encore pris sa décision. Pour l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire, cet incident pourrait entraîner une légère fuite de radioactivité mais aux conséquences "extrêmement faibles" pour l'environnement. Mais pour le site du Tricastin, il vient s'ajouter à une liste déjà longue.
Orange Libre le 08/09/2008 à 08:28:59
CNPE DE TRICASTIN
Reclassement d'un événement en niveau 1
par La Rédaction du DL | le 08/09/08

Le 28 juillet dernier, la centrale EDF de Tricastin a déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire un événement significatif sûreté de niveau 0 sur l'échelle INES. Au cours des opérations de redémarrage de l'unité de production n°1 en arrêt pour maintenance et rechargement du combustible, les intervenants ont anticipé de façon conservatoire le réglage d'un seuil de protection en ne respectant pas la règle d'exploitation en vigueur. Cette décision n'a eu aucun impact sur la sûreté des installations ; cependant après une analyse détaillée, cet événement a été reclassé au niveau 1 de l'echelle INES le 5 septembre en raison de la non application des procédures.

Paru dans l'édition du 08/09/2008
toto le 07/09/2008 à 08:40:57
Selon un Article dDu Dauphiné (voir ci après) Il y a seulement 80 incident de nivau 1 par an en France. En admettant que cela est vrai c'est déjà trop. On sait qu'ils n'ont pas pour habitude de surestimer ce nombre mais bien au contraire... Et puis combien d'autres niveau...A quoi servent les normes...?


Pas de "circulez, y a rien à voir" à Areva. C'est du moins le message que voulait faire passer le géant du nucléaire en invitant les médias hier matin à un point presse salle des Girardes à Lapalud suivi d'une visite de la station de traitement des effluents uranifères de la Socatri (filiale d'Areva, installée sur le site du Tricastin), sous le feu des projecteurs depuis la fuite du 7 juillet. Au programme également du "tour organisé" : l'arrêt sur la "fameuse" butte abritant des déchets militaires dont la dangerosité est dénoncée par la Criirad.
Selon une communication qu'ils voulaient bien étudiée et rodée pour preuve de leur « totale transparence », les responsables du groupe, Hugues Blachère, le directeur et Jacques-Emmanuel Saulnier, porte-parole du groupe, avec le concours du nouveau directeur de Socatri, Pascal Molinari et de Didier Sallaber de Comurhex Pierrelatte sont revenus sur les tenants et les aboutissants de la fuite des 74 kg d'uranium dans la nature, et des deux incidents qui ont suivi : le rejet trop important de carbone 14 dans l'air le 6 août dernier, et la plus récente fuite à la Comurhex le 21 août. Problème de communication entre deux équipes, et mea culpa réitéré sur le délai d'alerte trop long pour la première. Pour les deux autres, un «problème technique» puis une «erreur de labellisation par l'expéditeur du colis» à traiter envoyé à la Socatri.
Areva dit «assumer toutes ses responsabilités et avoir pris conscience de l'émoi suscité dans la population que nous avions sous-estimé au début, par cette coïncidence d'incidents de niveau 1.», a déclaré Jacques-Emmanuel Saulnier. Même si rappelle-t-il « des incidents de niveau 1 comme celui du 7 juillet, qui sont de l'ordre de l'anomalie, il y en a quelques 80 par an en France ».
Et d'ajouter néanmoins :« Pour cela, nous nous ferons fort d'une tolérance zéro et d'une exigence accrue.» sur les questions nucléaires.
Dans ce cadre-là, Areva a annoncé sa volonté d'investir « 20 millions d'euros supplémentaires » pour une meilleure surveillance des environs du site. Une somme qui inclut «la gestion des passifs pour solder le passé», soit dix millions d'euros pour se débarrasser notamment des 770 tonnes de déchets militaires (voir ci-dessous), entreposés par le CEA entre 1964 et 1976, dont Areva a hérités. Sans compter les «4 milliards d'euros investis pour la modernisation de nos installations, notamment pour Socatri.»
Retrouver la confiance perdue, surtout éloigner toute critique qui pourrait être portée sur le caractère vieillissant de leurs installations et peut-être ne pas faire fuir les chances d'un EPR au Tricastin...des voeux qu'Areva ne souhaite pas voir rester pieux. le Dauohiné 28/08/08

TOTO le 24/08/2008 à 10:55:36
Vu le nombre d'incident de déclarer en si peu de temps et sur un même site je ne comprends pas:
1/Pourquoi on continue en France à foncer tête baissée dans cette voie du nucléaire?
2 Quand nous fournirons nous une étude sur l'impact santé/environnement non truqué du " nucléaire" en France?
3/ Que faut il aux décideurs (l'irrémédiable est déjà atteint) pour stopper l'hémorragie?
L'exemple Français conforte les autres nations dans leurs choix. Le tourisme est notre point fort, je craints que dans l'avenir nous soyons une destination renommée dans les agences de voyages à l'étranger mais à l'exemple de la région de Tchernobyl. D'ailleurs c'est ce qui est arrivé au alentour du TRICASTIN. Cette crainte doit avoir sa part dans les mensonges officiel!


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