Commentaires
Ça suffit ! le 10/08/2008 à 11:35:48
5 incidents nucléaires de déclarer pour le seul mois de juillet et pour le seul département de la Drôme. Combien dans les autres départements? Combien de non déclarer?
C’est pas grave pour chaque incident, nous public n’avons pas pris notre dose annuelle d’éléments radioactifs !
C’est trop beau comme discours. C’est oublier que nous savons additionner. Si chaque incident individuellement est peu nocif, c’est déjà reconnaître qu’il l’est un peu. Mais tous ces incidents cumulés, les officiels et ceux qui nous sont cachés, sont donc très nocifs.
La planète n’en peut plus. Nous non plus. Mourir en soit c’est rien, mais souffrir, voir souffrir, voir la planète où tout nous est donné pour être heureux devenir inhabitable et voir l’évidence niées est intolérable.
Chaque site nucléaire est dangereux en soit et produit des déchets pas toujours contrôlés. Et ces sites sont innombrables. Il n’y a pas que les centrales de production d’énergie, il faut aussi penser aux anciens laboratoires de recherches désaffectés au centre même de grandes villes. Aux 2059 essais nucléaires environ dans le monde depuis 1945, dont les 520 explosions nucléaires expérimentales qui ont été effectuées dans l'atmosphère entre 1945 et 1980. Lorsque la France c'est lancé sans avis de la population dans le Nucléaire, les experts avertis des dangers, assuraient aux dirigeants politiques : « Pas grave d'ici l'an 2000 nous aurons la solution pour rendre les déchets inoffensifs ». Aujourd’hui en 2008 nous n’avons pas la solution, nous constatons et subissons les dégâts, on nous ment et nous ne sommes pas écouté. Ça suffit !
Extraits de sites internet
À part l’exception Française – qui continue depuis plus de 40 ans à nier sa responsabilité envers les victimes de ses essais – les gouvernements ont admis que « leurs bombes n’étaient pas propres ». Ils ont mis en place (ou sont en train de le faire) des programmes d’aide aux vétérans et aux populations touchées. En France, plus de 76’000 personnes sont concernées par les conséquences sanitaires de ces essais : environ 24’000 suite à ceux du Sahara et 52’750 suite à ceux effectués en Polynésie. Non seulement ces vétérans subissent, aujourd’hui encore, de graves problèmes de santé, mais ils s’interrogent sur les risques encourus pour leurs enfants.
« Les taux de cancer a commencé à augmenter dès le jour où nous sommes entrés dans l'ère industrielle : c'était auparavant une maladie très rare, voire inexistante dans certaines régions. L'incidence de cette maladie s'est accrue dans les mêmes proportions que le PNB par habitant. D'après les statistiques de l'OMS, le taux de cancer en 1967-1968 a varié, dans différents pays, en fonction du PNB par habitant. Ainsi l'île Maurice, avec un PNB par habitant de140 dollars à cette époque, avait un taux de cancer de l'ordre de 216 pour un million chez la population masculine, le Sri Lanka, de 225 dollars pour un taux de 316, le Portugal de 479 dollars pour un taux de 1115, les Etats-Unis, un PNB de 3960 dollars pour un taux de cancer de 1698 pour un million [1].
Le cancer est aujourd'hui une maladie qui affecte une personne sur trois, et tout le monde sait pertinemment grâce à des études innombrables que ses principales causes sont l'exposition à des produits chimiques cancérigènes et à des rayonnements ionisants, qu'ils proviennent de rayons X utilisés en radiographie, d'essais nucléaires ou d'émissions radioactives des installations nucléaires.
Voila des faits que les experts nommés par l'état français refusent d'admettre. Ainsi que bien sûr les surpuissantes industries chimiques, pharmaceutiques et nucléaires qui financent presque toute la recherche sur le cancer, et veillent bien à ce que l'épidémie du cancer soit attribuée à tout sauf à l'exposition à des produits chimiques et à la radioactivité.
Publié dans L'Ecologiste nº 1, automne 2000. »
TOTO le 07/08/2008 à 09:55:56
Tricastin: Des écarts déjà signalésen mai 2008
Par Claire ANGOT
leJDD Jeudi 10 Juillet 2008
"Socatri, la filiale d'Areva responsable de rejets d'uranium sur le site nucléaire de Tricastin dans la nuit de lundi à mardi, avait déjà été rappelée à l'ordre pour des "écarts répétés à ses autorisations de rejets". En mai 2008, un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pointait déjà des dysfonctionnements et demandait "au plus vite" le remplacement d'une canalisation vétuste.
Accusée de rétention d'informations par les militants antinucléaires, montrée du doigt par la classe politique pour avoir tardé à réagir après l'accident, Socatri se serait bien passé de la divulgation du rapport 2007 de l'Autorité de sûreté nucléaire. Publié en mai 2008, le document du gendarme du nucléaire met en évidence des dysfonctionnements inquiétants qui touchaient déjà le bassin de rétention de la centrale il y a quelques mois. Dans ce texte, Socatri, filiale d'Areva spécialisée dans la maintenance, l'assainissement de pièces et la récupération d'uranium, est appelée à "plus de rigueur".
Ecarts répétés
"L'ASN rappelle Socatri à l'ordre pour des écarts répétés à ses autorisations de rejets chimiques et radiologiques (...) dit le rapport. Les effluents liquides en sortie de la station de traitement présentent régulièrement des écarts aux seuils de rejets chimiques".
Plus loin, l'Autorité de Sûreté Nucléaire enjoint Socatri à réaliser une série de travaux, dont une partie aurait déjà été engagé après ces recommandations, a-t-on appris. "Une nouvelle station de traitement des effluents liquides doit être mise en service en 2008. La canalisation qui évacue les effluents liquides de Socatri, du fait de son ancienneté, a fait l'objet de fuites répétées en 2007. L'ASN a demandé à Socatri de la remplacer au plus vite et d'assurer une surveillance renforcée."
Dans le cas de l'accident de mardi, c'est un bac de rétention défectueux qui serait à l'origine de la fuite. Ce bac, censé récupérer les débordements d'une cuve de traitement d'uranium, aurait failli à sa mission, causant la perte de 224 kg d'uranium, dont 74 kg seraient parvenus jusqu'aux rivières la Gaffière et le Lauzon.
Des dépassements de rejet de carbone 14
Concernant les autorisations de rejets, l'ASN note dans son rapport que Socatri avait "dépassé de 5% sa limite annuelle de rejet en carbone 14 gazeux du fait d'une mauvaise évaluation de l'activité radiologique des déchets très faiblement radioactifs en provenance de l'ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Parce que le carbone 14 sous forme gazeuse (radioactif, NDLR) ne peut être piégé, l'ASN a demandé à Socatri d'améliorer le processus de surveillance de ce rejet afin d'anticiper l'atteinte de la limite autorisée". Enfin, conclut le rapport, "bien que tous ces écarts n'aient pas de conséquences sur les personnes et l'environnement, l'ASN considère qu'ils ne sont pas acceptables et a demandé à Socatri plus de rigueur dans le respect de ses autorisations de rejets chimiques et radiologiques".
Commentaire : Nous voyons bien que le nerf de la guerre c’est le fric. Mais paradoxalement quand on sait que le réacteur EPR Finlandais construit par AREVA risque de nous coûter in fine au moins 5.2 milliards d’euro à nous contribuables français ( pour délais de livraisons non respecté) et qu’à coté on rechigne sur le développement d’énergie propre, on se demande vraiment si nos dirigeant sont sains d’esprit et de corps ! (Pas si fou …au que si !!! L’Elysée pense privatiser AREVA au profit d’ALSTOM et de la maison Bouygues.
Angèle le 03/08/2008 à 21:02:01
Je rebondi sur l'info de Toto: Bravo à Madame Bompart. Est ce que les Maires des autres villes et villages en ont fait autant? Par exemple Lapalud...
Toto le 03/08/2008 à 14:21:10
Actualité fuite Tricastin:
Après des écologistes ou riverains, la ville de Bollène (Vaucluse) a saisi la justice de la fuite d'uranium survenue le 7 juillet sur le site nucléaire de Tricastin.
Marie-Claude Bompard, maire de Bollène, précise dans un communiqué transmis vendredi à Reuters avoir assigné en référé le 4 août prochain la société Socatri, filiale d'Areva, devant le tribunal de grande instance de Carpentras.
La ville demandera la nomination d'un expert afin de "définir les responsabilités et réparer les préjudices".
Bollène est l'une des quatre communes riveraines du centre de la Socatri où s'est produit une fuite de 74 kg d'uranium, non loin de la centrale nucléaire de Tricastin.
Outre son action en référé, la ville de Bollène se portera partie civile à la faveur de la nouvelle loi de responsabilité environnementale, dans le cadre de la plainte déposée le 22 juillet par Elisabeth Sérinian, une riveraine de Socatri, précise le communiqué.
source:capital.fr/Actualite/Default.
Chapy chapo le 02/08/2008 à 08:50:24
Je voudrai revenir sur un commentaire cherchant à minimiser l’impact des fuites du Tricastin et à le réduire à une expression sentimentale de l’opinion publique exacerbée par une mauvaise information médiatique et des erreurs de la part de l’action des gendarmes.
Je cite :
« Publié le 20/07/2008 Le Point
Lauvergeon (Areva) : "Nous avons sous-estimé l'amplitude de l'émotion" au Tricastin ».
La réduction à une réaction émotionnelle disproportionnée est pour le moins choquante. Cette fuite est révélatrice du manque de transparence de la filière nucléaire. Ce qui engendre dans l’opinion des incertitudes, des craintes et même chez beaucoup le rejet pur et simple de ce mode de production énergétique. Mais il ne faudrait pas en oublier les quelques kilos d'uranium et autres molécules mal identifiées partis dans la nature...qui s'additionnent, et ne disparaissent pas comme par magie, aux autres fuites tout au long de la chaîne alimentaire.
D’autre part et indépendamment à cette fuite, il y a ce stockage de déchet radioactif illégal sur le site du Tricastin qui montre que la filière est « saine et sensible au bien public ». NE VOUS Y TROMPEZ PAS C’EST IRONIQUE. Certes les exploitants du site du Tricastin ne sont pas responsables du dépôt primaire, mais qu’ont ils fait pour alerter les autorités, les habitants des nappes phréatiques contaminés, faire accélérer l’évacuation de ces déchets ?
Ils ont laissé recouvrir ces déchets, découvert par l'érosion, par une simple couche de terre et ont pompé la nappe phréatique pour l’évacuer dans le Rhône...
Toutes les attitudes des spécialistes et hauts responsables sont révélatrices. Pour eux ces problèmes de fuites (cf. Madame Lauvergeon), sont banales et ont intérêts à être banalisés.
Nous, eh bien, nous ne sommes pas des techniciens spécialisés. On nous le fait bien ressentir. Et surtout nous sommes donc à ce titre traité comme des mineurs pour ne pas dire des benêts irresponsables. En conséquence, nous n’avons pas voie au chapitre, mais nous sommes forcés de subir. Je suis révolté de cela. Même si nous avions tord, nos craintes valent leurs pseudo certitudes et en vertu du principe de précaution elles devaient être mieux prises en compte.
Je suggère que dame Lauvergeon et ses enfants soient abreuvés à vie avec l’eau des nappes contaminées, comme le sont et sont condamnées des milliers de personnes de part le monde au nom d’un seuil répondant « aux normes internationales les plus draconiennes » et puisque « l’incident est clos »…
Mais bon, cette eau là, elle est bonne pour nous pauvres benêts, pas pour eux qui vivent loin des sites qu'ils contaminent et/ ou ils ont d'autre moyen que nous pour sauvegarder leur santé. Nous n'avons pas à subir leur dictat! S’ils se contaminaient seul, que m'importerai, ils sont avertis. Mais qu'ils nous contamine nous, contre notre gré et la terre pour des générations de quel droits ! La civilisation Romaine est disparue pour moins que cela ; une simple affaire de tuyauterie en plomb selon une hypothèse de certains historiens. Nous, nous disparaîtrons certainement en continuant sur cette voie et dans quelles souffrances. Mais après qui pourra vivre sur notre terre ?
"On croit que l'homme est libre... On ne voit pas la corde qui le rattache au puits, qui le rattache, comme un cordon ombilical, au ventre de la terre." Antoine de Saint-Exupéry
"La Terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la Terre." Sitting Bull
TOTO/dernière info relever sur "fuite tricastin le 01/08/2008 à 11:53:14
Tricastin: Greenpeace porte à son tour plainte
PARIS - Après le réseau Sortir du nucléaire, Greenpeace a à son tour porté plainte jeudi auprès du procureur de la République de Carpentras (Vaucluse) après la fuite de 74 kilos d'uranium survenue le soir du 7 juillet à l'usine Socatri sur le site nucléaire du Tricastin, mais aussi pour la contamination de la nappe phréatique en dessous.
Si Sortir du nucléaire a porté plainte contre X pour "exploitation en non-conformité à la réglementation d'une installation nucléaire de base" et pour "pollution des eaux" après la fuite, Greenpeace a porté plainte pour pollution contre la Socatri après la fuite et contre Areva, maison mère de la Socatri, pour "abandon et dépôts illicites de déchets" dans l'affaire de la nappe.
Pour l'heure, le parquet de Carpentras a ouvert une enquête préliminaire à la suite de la fuite de 74 kilos d'uranium d'une cuve de rétention de la Socatri.
"A travers ces plaintes, Greenpeace souhaite non seulement que toute la lumière soit faite sur la fuite radioactive de ce mois, mais aussi sur les pollutions passées et leurs origines. Et surtout que les responsabilités soient clairement établies et des sanctions prises", explique dans un communiqué Frédéric Marillier, chargé de campagne énergie/nucléaire à Greenpeace France.
Pour l'ONG, le rejet du 7 juillet constitue à lui seul "un dépassement de plus de 27 fois les limites fixées par les autorisations de rejet de l'usine". Elle cite un arrêté du 16 août 2005 qui fixe une limite annuelle de 71,7 mégabecquerels pour l'uranium. Or, le rejet des 74 kilos d'uranium équivaut à 1.900 MBq, affirme Greenpeace en se fondant sur une estimation de la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD).
Par ailleurs, Greenpeace explique sa plainte contre Areva en expliquant que la contamination "connue de longue date" de la nappe "a notamment pour origine un stockage sans confinement de déchets radioactifs sous une couche de terre. Ce stockage dans des conditions inadmissibles sur le site d'Areva constitue un abandon et un dépôt illicite de déchets radioactifs".
Le 18 juillet dernier, Jacques Repussard, directeur général de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), avait assuré à propos de cette nappe qu'il n'y a pas "d'inquiétudes particulières sur le plan sanitaire". Les niveaux relevés, qui ne dépasseraient jamais 50 microgrammes d'uranium par litre, "sont des niveaux sur lesquels il n'y a pas de raison d'inquiétudes", avait-il dit, même si le seuil de potabilité de l'eau est fixé en France à 15 microgrammes par litre.
news.yahoo.com/ap/20080731/tfr-justice-nucleaire-tricastin-342d366.html
sirra le 30/07/2008 à 21:56:00
Véro, je crois malheureusement que l'homme ne pèse pas lourd face à l'avènement de l'argent roi dans tous les domaines (pas seulement dans les intérêts nucléaires).
Dès lors je pense que nos vies et celles de nos enfants pèsent bien peu face aux profits liés à une société de consommation à tout crin (croissance, etc.).
véro le 30/07/2008 à 10:44:02
Y en a marre des mensonges! Qu est ce que c'est cette nouvelle alerte, il n'en a pas été question aux infos télévisé...Faut pas nous inquiéter ou quoi. C’est la censure comme en Chine. Décidément nous ne sommes pas grand chose face aux intérêts nucléaires.
Toto le 30/07/2008 à 10:10:20
Comment faire confiance aux infos fournies par l’Autorité de sûreté nucléaire? Selon l'article de Anne-Laure BARRET du 19 juillet(JDD)
Après le rejet accidentel d'uranium à l'usine Socatri, située sur le site du Tricastin, dans la Drôme, Arnaud Gossement, porte-parole de l'association écologiste France Nature Environnement, dénonce les liens incestueux entre l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et la filière nucléaire. "Pour moi, l'ASN est un monstre technocratique", estime-t-il.
France Nature Environnement critique l'Autorité de sûreté nucléaire.
Vous êtes très critique envers les organes du contrôle du nucléaire, en particulier l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)... Pour quelles raisons?
Il n'y a aucune transparence. On s'en est aperçu ces derniers jours: toute l'information est verrouillée par l'ASN. Le politique a perdu le contrôle du nucléaire. Jean-Louis Boorlo, le ministre de l'Ecologie, n'a plus les moyens de contrôler la filière nucléaire.
Mais le rôle de l'ASN est défini par la loi du 13 juin 2006 sur la sûreté nucléaire...
Il faut abroger cette loi et imposer des règles démocratiques de base à la filière nucléaire. Nous nous étions d'ailleurs vivement opposés à ce texte. Pour moi, l'ASN est un monstre technocratique. Ses membres sont tous des ingénieurs des Mines issus de la filière nucléaire. On ne sait pas assez que les cinq dirigeants de l'ASN sont juridiquement irresponsables. Et on n'a aucun moyen de vérifier qu'il n'y a pas de conflits d'intérêt.
Quelles autres mesures réclamez-vous à la suite des deux récents incidents?
Nous demandons à ce que des autorités indépendantes de l'ASN puissent faire un audit public des deux récents accidents pour que tout citoyen puisse en connaître les causes et les effets. Nous réfléchissons également à des actions en justice.
Alors en décryptant non seulement les membre de cette haute autorité de sûreté nucléaire ne sont pas indépendant mais partie prenante dans le lobbying nucléaire mais en plus ils sont d'office juridiquement irresponsables...Là fraudait qu'on m'explique qui on prend pour des cons? Ne vous inquiétez pas brave gens on veuille sur vous vos enfants votre santé en toute impunité...
Le titre même de l'article est révélateur de l'esprit et du courage des politiques: "Le politique a perdu le contrôle du nucléaire" Au secours je ne suis pas non plus responsable!!! Mais je veux bien vendre des technologies nucléaires à des gouvernements encore moins fiables, relancer le nucléaire en France et mieux encore le vendre à mon ami Bouygues ...
Article de :Christophe ISRAËL JDD le 30/07/2008 à 09:52:04
Mardi 29 Juillet 2008
Nouvelle alerte au Tricastin
Par Christophe ISRAËL
leJDD.fr
Loi des séries ou focalisation médiatique? Une alerte, intempestive selon EDF, a conduit mardi à l'évacuation de 127 employés du site nucléaire du Tricastin, dans le Vaucluse. L'autorité de sûreté nucléaire ne parle pas "d'incident". Aucune fuite n'a été détectée, et les très faibles traces de contamination relevées sur deux employés seraient dues à un incident antérieur.
Nouvelle frayeur au Tricastin. Après les incidents qui ont touché le site de la centrale nucléaire du Tricastin ce mois-ci, 127 employés qui travaillaient près du réacteur de la centrale nucléaire EDF de Tricastin (Vaucluse) ont été évacués mardi à la suite du déclenchement d'une alarme. Alarme accidentelle, précise EDF. Une version pour l'instant non confirmée par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de Lyon, qui entend procéder à un examen indépendant.
Un dispositif de détection de la radioactivité dans l'air s'est déclenché à 10h40 alors que des travaux de maintenance étaient en cours. Les 127 employés présents dans le bâtiment ont été évacués et les 45 les plus proches de la balise ont été conduits à l'infirmerie pour des examens. Ceux-ci ont révélé des traces très faibles de contamination sur deux personnes, qui remonteraient au 23 juillet dernier selon le médecin du travail du site.
Justice et Bonsens le 28/07/2008 à 16:04:08
C‘est scandaleux mais c’est une réalité qui ne doit sans doute pas être isolé et c’est en France. Sur le site du Tricastin : Plus de 770 tonnes de déchets radioactifs sont enfouis depuis plus de 30 ans à même le sol, en toute illégalité ! Il est plus qu’urgent d’intervenir notamment parce que les nappes sont polluées et parce que sur l’érosion que subit le tumulus de déchets (pluie, vent…), a mis à jour récemment un certain nombre de fûts. LES EXPLOITANT ONT SEULEMENT CACHE par une nouvelle couche de terre les FUTS DEVENUS VISIBLES par soucis d’économie…
Il est très choquant de constater que ni l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), ni les ministères concernés, au courant de ces faits, n’ont exigé de mise en conformité. Mais au contraire ils continuent d’accorder aux exploitants de nouvelles autorisations pour augmenter les productions : second réacteur EPR annoncé en grande pompe par N. SARKOSY.
Rien ne justifie cette inaction criminelle ! Quel beau cadeau ces responsables, qui sans doute attendant la retraite et l’impunité, nous lèguent à nous et nos enfants.
Viviane le 27/07/2008 à 19:13:28
Simple citoyenne, j'aimerai qu'enfin l'on cesse de jouer avec notre santé et notre environnement. Que fera t-on si définitivement une région entière de France devait être évacué. Qui gèrerait les indemnités des entreprises comme des particuliers, frais médicaux… L’affaire du sang contaminé, (pardon de faire cette comparaison aux victimes) n’a donc pas suffit aux responsables politiques. Nous on en a assez de vivre sans pouvoir déménager dans l’environnement de centrales nucléaires, avec en plus les mensonges ou les cachotterie.
Toto le 26/07/2008 à 06:51:26
• Tricastin: trois perquisitions
Source : AFP
25/07/2008
Deux perquisitions ont été menées par la gendarmerie à l'usine Socatri (Areva), responsable de la fuite d'uranium sur le site nucléaire du Tricastin, et une autre au siège de l'Autorité de sûreté nucléaire à Lyon, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.
Les deux perquisitions à l'usine Socatri se sont déroulées le 11 juillet et le 22 juillet, a-t-on ajouté de même source, confirmant des informations parues dans le quotidien Le Parisien.
Une troisième perquisition a été menée également le 22 juillet, mais au siège de l'ASN à Lyon, a-t-on ajouté de même source.
COMMENTAIRE: Espérons que cette fois ci ce sera du sérieux. Il y en a marre d'être pris pour des imbéciles.
C'est à dire de prendre quelque mesure d'éclat à grand renfort de pub par les média puis plus rien. On attend. On nous fait patienter en lâchant quelques miettes. Puis profitant de l'actualité les problèmes embarrassant sont relégués au fond des tiroirs. Ces procédures d'usure des consommateurs éculés sont exaspérantes.
Alors J'espère mais ne suis pas dupe.
Orange Libre le 25/07/2008 à 13:52:08
Et encore un nouvel "incident", à Cruas cette fois-ci
Certains invoqueront la loi des séries, d'autres une suite révélatrice d'un danger sous-jacent. Toujours est-il qu'un nouveau "pépin" a encore été révélé hier.
Selon un avis d'incident publié hier sur le site de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), une erreur de procédure lors du redémarrage d'un réacteur de la centrale ardéchoise de Cruas aurait pu conduire à "une augmentation de la réactivité du coeur de la centrale"."Le 25 juin 2008, un appoint en eau du circuit primaire du réacteur numéro 3 a été réalisé alors que les pompes du circuit primaire étaient à l'arrêt", a constaté l'ASN. "En cas de défaillance du circuit d'appoint, un volume d'eau trop important aurait pu être injecté dans le circuit primaire", causant une augmentation de la radioactivité du coeur de la centrale.
chapychapo le 25/07/2008 à 11:38:02
Eh bien si l'on regarde bien juillet 2007 fuite à Marcoule, juillet 2008 fuiteS aux sites du TRICASTIN. Les fuites ont elles une saisons préféré? LES VACANCES SONT ELLE SIGNES D'UNE BAISSE DE VIGILANCE OU DE CHANGEMENT DE PERSONNEL MOINS ROMPU A LA RETENTION DE L'INFO? Ou tout simplement y a t il urgence à arrêter des sites qui montrent de réel signes de vétustés. EN TOUS LES CAS CE MATIN JE ME SUIS MIS A LA PLACE DES RESPONSABLES DEVANT LE FAIT DE DEVOIR EVACUER TEMPORAIREMLENT ENVIRON 76H00 la vallée du rhône jusqu'en Carmague ( voir TOTO :propos de YONAS sur blog de libération) ça fait tout drôle. Impossible le temps d'évacuer, le danger est dissipé alors tant pis! Tant pis!!! mais qu'avons nous donc respirer? que risquons nous? A quoi nous serve les plans catastrophes, les comprimés d'iode...???
Dommage qu'il n y ait pas en page d'accueil, les derniers échanges du forum mais seulement les dernier sujets abordé. Du coup je remets ici ce petit commentaire.
Toto: Jonas le 25/07/2008 à 07:24:26
Relever sur blog pour votre méditation:
YR : Pompier retraité, spécialiste NBC et ancien inspecteur des APAVES du Sud-Est, je surveille aléatoirement et lorsqu’il y a des alertes, la radioactivité ambiante de l’air. Connaissant bien les milieux scientifiques et les obligations de réserve qu’ils observent pour la pérennité de leurs carrières, j’ai adressé les observations qui suivantes au CRIIRAD. Cette nuit, à 04 heures 30, m’étant réveillé et compte tenu de l’alerte entendue hier soir sur une fuite sur la centrale nucléaire de Tricastin, j’ai effectué quelques mesures comparatives avec 2 compteurs Geiger, l’un de type QUARTEX, l’autre un détecteur de seuil de la CGR type DAS 225-Dasal, qui me permettait d’évaluer le taux de contamination dans certains laboratoires des CNRS. J’ai constaté une augmentation d’environ 1/3 du nombre de désintégrations par minute. Je pense que le CEA ne nous a pas fourni des informations fiables sur la nature de la fuite survenue à Tricastin. La pollution de l’air par des isotopes radioactifs, laisse supposer qu’il n’y a pas eu que des rejets liquides, mais sous d’autres formes, peut-être des vapeurs d’eaux issues des évaporateurs. Le vent dominant de Nord-Est (Mistral), d’environ 10 Kilomètres heure, corroborerait mes observations. Je ne crois pas que le CEA ou AREVA divulguent les causes exactes de cet incident, à cause des intérêts mercantiles régionaux. Nous sommes en pleine saison touristique et ce type d’information ferait fuir la majorité des touristes qui séjourne dans la région PACA, voire au-delà. Par contre, si dans l’avenir il s’avérait que cette contamination a eu un impact sur la santé publique, ces personnes pourraient porter plainte à Bruxelles et demander des dommages à l’ÉTAT Français et une affaire de cette nature pourrait nuire durablement au tourisme dans notre pays. Je laisse donc aux spécialistes de la CRIIRAD, le soin de vérifier avec un matériel plus fiable et sophistiqué, la charge d’une l’analyse plus fine qui infirmera ou confirmera celles élémentaires que j’ai faites.
Rédigé par: JONAS | le 09/07/2008 à 15:46
Je suis obligé de revenir sur ma déclaration du 10/07/2008 à 15:33. Après avoir pris contact avec des amis spécialistes du nucléaire, j’ai pris d’avantage conscience de n’être un apprenti et de n’avoir que des notions basiques en la matière. Ils ont bien sûr refusé de se prononcer sur l’incident de Tricastin. Mais leurs réponses à certaines de mes questions, ont éveillé d’avantage ma curiosité. L’une d’elles est comment une fuite liquide peut faire augmenter le taux de radioactivité de l’air ? Les mesures que j’ai prises n’étaient pas au ras du sol, pour éviter que le Radon gaz qui s’échappe du sol, ne vienne les fausser. Je ne pense pas que l’évaporation du liquide de vidange d’une cuve et son dégazage accidentel, soit en mesure de faire augmenter le taux de radioactivité de l’air à plus de 100 km Je spécule à tors ou à raison, que la version des faits qui nous est donnée et l’arbre qui cache la forêt… ! Seul un accident majeur de type fuite sur un circuit primaire fermé, peut générer une telle pollution et obliger une vidange en catastrophe d’une citerne de stockage contenant 12 grammes d’uranium au litre. La SOCATRI sert de fusible pour AREVA. La déclaration laconique de cette dernière faisant état d’uranium « naturel » est grotesque ! Mon inquiétude persiste à cause de la nature des isotopes relâchés dans la nature, car même si leur quantité est limitée, il n’en demeure pas moins, que certains sont redoutablement toxiques. Il est urgent, puisque l’Europe existe…qu’une autorité Européenne, soit habilité sans autorisation préalable de la par des Gouvernements provinciaux, à effectuer des contrôles inopinés et à plus fortes raisons en cas d’accident. Que les sociétés d’exploitations de ces sites soient condamnées à des milliards d’euros d’amendes, afin de créer un fond commun en cas d’accident majeur de type Tchernobyl. Assez de bricolages sur ces installations, nous voulons des responsables et des coupables, passibles d’années d’emprisonnement en cas d’accident.
Rédigé par: JONAS | le 11/07/2008 à 22:15
Pour ceux qui ont prêté un intérêt quelconque à mes propos au sujet de la fuite sur le site de Tricastin, mes conclusions sont les suivantes :
Pendant environ 76 heures, dans la région du delta du Rhône, nous avons respiré des poussières radioactives dont je ne connais pas la nature. Les vents soutenus, Mistral et Tramontane ont dispersé ces particules et l’absence de pluies n’ayant pas lessivé l’atmosphère, il n’y a pas de risques d’accumulations dans les vallonnements des terrains comme dans le Queyras, lors de la contamination par les retombées de Tchernobyl. Actuellement, nous revenons à des taux normaux de radioactivité de l’air et les variations ne sont honnêtement plus mesurables. Pour la consommation des produits du terroir, en dehors d’un périmètre très restreint autour du site « sauf arrosage avec les eaux issues des rejets », il n’y a aucuns dangers à la consommation. Si j’avais fermé ma gueule en de maintes occasions, je n’aurai pas une petite retraite et des moyens plus que limités. Les seuls bénéfices que j’ai tirés de mon honnêteté, ne sont pas pécuniaires, mais des nuits paisibles, une tranquillité d’esprit et une certaine fierté. C’est peu, mais essentiel pour moi. Bonne journée à tous. JONAS.
Rédigé par: JONAS | le 15/07/2008 à 11:28
environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2008/07/au-fait-fuite-d.html
Conclusion de Frédéric Marillier
«À l'heure où l'on nous présente le nucléaire comme la planche de salut pour l'indépendance énergétique et le climat et quelques jours à peine après l'annonce de la construction d'un nouveau réacteur nucléaire, les accidents de Tricastin et de Romans-sur-Isère viennent rappeler une réalité toute simple: le nucléaire est une énergie polluante, dangereuse et mal maîtrisée», a déclaré dans un communiqué Frédéric Marillier, chargé de la campagne Nucléaire et énergie pour Greenpeace France
Toto le 24/07/2008 à 06:13:34
Et ça continu! Extrait d’un article « Jamais deux sans trois. Le site nucléaire du Tricastin, dans la Drôme, semble frappé par la loi des séries. Onze jours après un premier incident dans une station de traitement de la centrale de Tricastin (Drôme), et une semaine après qu'une fuite d'uranium qui durait depuis plusieurs années a été signalée à Romans-sur-Isère, dans le même département, une nouvelle alerte a conduit à l'évacuation de plusieurs dizaines de salariés sur le site du Tricastin. Selon un porte-parole d'EDF, une centaine de personnes ont été légèrement contaminées par des particules radioactives. » Suite de L'article sur: lejdd.fr/cmc/societe/200830/tricastin-la-serie-noire_135098.html
Remarquez nous sommes dans un moment de transparance particulier, en temps ordinaire nous n'aurions peut être rien su de cette troisième fuite. Notez bien que la dose reçue par les employés reste bien entendu en dessous des limites...Au fait quelles limites? Celles bonnes pour la santé de l'humain ou de l'entreprise de l'atome!
Orange Libre le 23/07/2008 à 10:37:50
A l'heure actuelle, il semble que 2 plaintes aient été déposées : cette mère de famille et un chef d'entreprise de Bollène qui utilise un forage pour son travail.
Une association de défense de l'environnement de Mornas a aussi demandé que des analyses de la nappe phréatique soient faites chaque semaine.
Au 23 juillet, aucune plainte de la part des collectivités locales n'a été annoncée. La Mairie de Bollène s'est inquiétée par la voix de M. Beck (décidémment très présent à Bollène malgré son double salaire orangeois) et non pas par la voix de Mme le maire.
Pourquoi les élus sensés nous représenter ne font pas ce que tout particulier a envie de faire, à savoir : porter plainte pour atteinte à la santé, la sécurité, le patrimoine naturel, l'environnement,...
Nous payons des impôts locaux pour salarier des gens, s'ils ne nous représentent pas, ne nous défendent pas, à quoi servent-ils?
En quoi des intérêts privés auraient-ils un pouvoir sur nos destinées... la question est trop vaste, le manque de réponse existe depuis si longtemps qu'on ne peut rein espérer de ces gens.
Pourtant, aujourd'hui, PCB, uranium, ... sont dans nos jardins, notre eau. Il ne s'agit plus du pôle nord.
Messieurs,dames les élus, RÉAGISSEZ!
Véro le 23/07/2008 à 10:13:10
BRAVOS, a cette mère de famille. Certe les moyens de réactions sont limité mais ne rien dire et ne rien faire c'est approuver. C'est bien ce qui est dramatique chez les politiques, ils n'ont pas les coudées franches tant ils sont liés à leurs ojectifs: prendre le pouvoir et pour cela plaire aux grands industriels et ne pas affoler le plus grand nombre pour rester crédible.
Toto le 23/07/2008 à 07:44:13
A Victor. . « Si seulement l’administration et les organisations politiques qui ont décidé pour nous les implantations de sites nucléaires et des rejets pouvaient prendre leurs responsabilités et au moins soutenir financièrement et juridiquement cette mère de famille. » il ne faut pas rêver Victor ! Une tête ou deux vont tomber, puis sans doute une indemnité sera accordé et puis après eh bien rien on continuera le lancement sans sourciller du second réacteur EPR !
Cependant vous avez raison d’incriminer les responsables politiques de notre pays c’est eux qui cèdent aux pressions du lobbying de l’atome et leur on permit des rejets certes au départ limité et avec des normes journalières. Mais cela sans tenir compte du fait que la radioactivité de disparaît pas dans la nature mais se cumule ni du fait que ces petits rejets autorisés sont à l’origine d’abus et « d’incidents » de la part des exploitants de moins en moins scrupuleux, car la nature humaine est faible et les contrôles des quantité rejeter sont impossibles et sujet à polémique d’experts indéfinies en attendant notre capital santé en prend un coup.
Victor le 23/07/2008 à 07:34:14
Suites dans la fuite du Tricastin.
Selon divers médias :
Les viticulteurs de l’appellation Tricastin Cote du Rhône pense sérieusement a éliminer Tricastin de leurs étiquettes !
Une riveraine du site nucléaire de Tricastin où une fuite d'uranium s'est produite début juillet a déposé plainte contre X à la gendarmerie de Bollène (Vaucluse), a-t-on appris mardi 22 juillet
Une mère de deux enfants, qui habite à quelques centaines de mètres de La Gaffière, l'un des cours d'eau dans lequel des effluents uranifères se sont déversés lors de la fuite survenue sur le site de la Socatri, filiale d'Areva spécialisée dans l'assainissement et la récupération de déchets nucléaires a porté plainte vendredi. Elle a enregistré des relevés avoisinant parfois les 70 microgrammes/litre d'uranium dans son puits privatif alors que le seuil de potabilité fixé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) est de 15 microgrammes/litre.
"Il y a un préjudice matériel et financier indéniable", a expliqué cette maman dont la maison est alimentée en eau directement par la nappe phréatique aujourd'hui encore suspecte.
Je rajouterai à ces préjudices ceux de santé et moral. Je souhaite bon courage à cette mère de famille. J’espère qu’elle sera soutenue par d’autres riverains mais aussi des associations comme les associations de consommateurs. Si seulement l’administration et les organisations politiques qui ont décidé pour nous les implantations de sites nucléaires et des rejets pouvaient prendre leurs responsabilités et au moins soutenir financièrement et juridiquement cette mère de famille.
Victor le 20/07/2008 à 14:42:35
C'est l'été , les vacances et à la rentrée... je parie que de cette histoire plus personne n'en parlera, ou seulement pour mentir et minimiser l'affaire.
1/ c'est pas bon pour l'image du nucléaire.
2/ c'est pas bon pour l'image du terroir( viticulure surtout)
3/ s'il faut indemniser ou ira t on vu que des fuites il y en a dans tout les sites.
4/ prendre en charge les problèmes de santé, à non alors! laissons la sécu avec son trou sans prendre ses responsabilité surtout.
Véro le 19/07/2008 à 13:31:42
Le drame dans tout cela, c'est que la conscience du danger est limitée pour majorité des personnes. Certes les informations officielles y sont pour quelque chose. Mais aussi notre condition humaine, quand le malheur touche quelque uns, c'est loin des préoccupations des autres, ils préfèrent ignorer le danger, c'est moins culpabilisant, cela demande moins d'implication et puis c'est bien connu tant que personnellement nous ne sommes pas touchés, il nous semble que nous serons épargnés. En attendant les loups eux savent exploiter nos faiblesses. Alors, je vote oui pour une centrale à Neuilly, si cela ne leurs plait pas ils peuvent toujours arrêter d’en construire d’autre et réfléchir à une réelle politique d’énergie propre.
Orange Libre le 19/07/2008 à 09:59:44
Un centrale à Neuilly !!!!
Victor le 19/07/2008 à 09:36:10
Bien dit Slam, puisque c'est si bien l'énergie nucléaire et sans " nuisance" pourquoi ne pas installer la nouvelle centrale EPR près de Paris ou des résidences principales des décideurs. Tiens on devrait les obliger à vivre et à consommer l'eau et les produits cultivés prés des centrales aux responsables, ils seraient sans doute plus enclins à donner l'alarme lors "d'incidents". Vous choisissez de vivre bien tranquille dans un lieu idyllique et pan on vous colle un centre d'enfouissement ou une centrale, vous êtes guère à râler donc pas de risque d'avoir une révolution. Cela me fait penser à l’incinérateur de Marseille, ils sont bien les nouveaux incinérateurs, pas de rejet toxique et tout et tout mais pourquoi se donner la peine de les implanter si loin. Il faudra transporter tous ces déchets. Il y a bien à Marseille de grande friches industrielles, pourquoi ne pas l'implanter sur place don cet incinérateur dernière génération? Pourquoi? Et bien ne cherchez pas la technique à ses limites comme la volonté d'entretenir ses coûteux outils. Au début tout marche peu près bien puis au fil du temps, les intérêt financier et la négligence prennent le dessus. (Exemple Gilly su Isère et ses dysfonctionnement, faute de changement des filtres entraînant la contamination des gens bêtes et nature à la dioxine en pleine montagne. Pas de soucis on déplace quelques responsables dont un préfet et le tour est joué, les plaignant reste dans leur misère, rongé par leur impuissance devant la machine judiciaire, l’administration et…seul avec leurs cancers sans force pour luter.
SLAM le 18/07/2008 à 19:11:08
J'ai oublié !! Puisque tout se décide à Paris, qu'ils enterrent les 770 tonnes de déchets radioactifs au Bois de Boulogne ou à celui de vincennes !!
SLAM le 18/07/2008 à 19:07:32
Le 4 juillet (avant l"incident")je recevais le communiqué de presse suivant de la CRIIRAD :
Scandale au Tricastin :
Plus de 770 tonnes de déchets radioactifs enfouis depuis plus de 30 ans à même le sol, en toute illégalité !
La CRIIRAD demande la publication d’un bilan exhaustif, la reprise de la totalité des déchets et la décontamination intégrale du site.
www.criirad.org
Sans cette fuite, personne n'aurait parlé des 770 tonnes enfouis depuis 30 ans, même si les médias n'en parlent que du bout des lèvres !!
Aujourd'hui, nouvelle fuite à Romans-sur-Isère, mais ça n'est pas grave !! Lorsque ça le sera, nous ne pourrons plus nous en plaindre !!
Orange Libre le 18/07/2008 à 12:13:40
Je suis effaré par l'attitude irresponsable d'Areva.
Il faut attendre 10 jours pour que le PDG s'intéresse de près à cette affaire.
L'accident (et non pas l'incident comme l'a dit le gouvernement) a eu lieu vers 23h et l'alarme a été donnée à 6h du matin!
l'"eau" était sensée se déverser dans un bassin ... en rénovation!
l'équipe du soir a alerté la personne en charge de la sécurité, celle-ci n'a pas jugé utile de bouger. C'est lorsque l'équipe du matin a pris la relève que l'alarme a enfin été donnée.
Un matériel en mauvais état. Des économies faites sur la sécurité pour optimiser les résultats et satisfaire les actionnaires.
Et il faut 10 jours au PDG pour prendre des mesures... On n'est pas dans l'élevage de poulet, on est dans le risque maximum pour les populations.
Et notre Président veut doubler la production nucléaire?
Il y a de quoi avoir peur quand on voit la légèreté avec laquelle est traité le sujet et la lenteur des réactions.
La mairie de Bollène qui commence à sentir le scoop demande des explications alors que pendant 10 jours, nous n'avons guère entendu parler d'elle.
Voilà entre quelles mains est mise notre sécurité, c'est une honte!
Toto le 17/07/2008 à 22:35:54
Cet "incident" dénote l'esprit de notre "république". On décide pour nous, on nous impose, comme à des enfants non responsables. Cela touche tous les domaines de celui de la politique énergétique, jusqu'à celui de la santé (vaccins obligatoires, puis seulement conseillé : Hépatite B) en passant par des manipulations génétiques pour notre bien (entre autre : OGM). Si par le hasard d'un scrutin maladroitement proposé ; les votes ne vont pas dans le bon sens, (ratification Européenne) pas de problème, on change les règles du jeu et nous voilà embarqué là même ou nous avions clairement refusé d'aller. Quand serons nous juste un peu plus libre de nos choix messieurs les marionnettistes? En attendant voilà l'eau "or" des années futures pollué en profondeur, et notre santé, celle des générations future qui est irrémédiablement compromise.
suite de l'info le 16/07/2008 à 15:51:47
Le dossier de Tricastin transmis au parquet
L’Autorité de sûreté nucléaire a transmis le procès-verbal d’infraction au parquet de Carpentras dans le Vaucluse, dix jours après la fuite accidentelle d’uranium sur le site nucléaire de Tricastin (Drôme). Des taux anormaux d’uranium relevés continuent d’intriguer le experts.
Après les mesures de précaution, les procédures judiciaires. Dix jours après une fuite accidentelle d’uranium sur le site de Tricastin, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donc transmis au parquet de Carpentras le procès-verbal d’infraction établi après l’inspection du site.
Des poursuites peuvent désormais être engagées contre la société mise en cause, la Socatri, filiale de retraitement de déchets du groupe Areva. 74 à 75 kg d’uranium ont été découverts dans les eaux proches de la centrale.
Par ailleurs, les principales mesures de précaution prises après cette fuite ont été maintenues dans les cours d’eaux proches du site. L’utilisation d’eau issue de captages privés reste interdite sur une bande de 100 mètres de part et d’autre des rivières La Gaffière et Le Lauzon (Vaucluse). Celles-ci bordent les communes de Bollène, Lapalud, Lamotte-du-Rhône et Mondragon.
Interdits également, le prélèvement et la distribution d’eau destinée à l’irrigation ou à la consommation animale.
Commentaires
Ça suffit ! le 10/08/2008 à 11:35:485 incidents nucléaires de déclarer pour le seul mois de juillet et pour le seul département de la Drôme. Combien dans les autres départements? Combien de non déclarer?
C’est pas grave pour chaque incident, nous public n’avons pas pris notre dose annuelle d’éléments radioactifs !
C’est trop beau comme discours. C’est oublier que nous savons additionner. Si chaque incident individuellement est peu nocif, c’est déjà reconnaître qu’il l’est un peu. Mais tous ces incidents cumulés, les officiels et ceux qui nous sont cachés, sont donc très nocifs.
La planète n’en peut plus. Nous non plus. Mourir en soit c’est rien, mais souffrir, voir souffrir, voir la planète où tout nous est donné pour être heureux devenir inhabitable et voir l’évidence niées est intolérable.
Chaque site nucléaire est dangereux en soit et produit des déchets pas toujours contrôlés. Et ces sites sont innombrables. Il n’y a pas que les centrales de production d’énergie, il faut aussi penser aux anciens laboratoires de recherches désaffectés au centre même de grandes villes. Aux 2059 essais nucléaires environ dans le monde depuis 1945, dont les 520 explosions nucléaires expérimentales qui ont été effectuées dans l'atmosphère entre 1945 et 1980. Lorsque la France c'est lancé sans avis de la population dans le Nucléaire, les experts avertis des dangers, assuraient aux dirigeants politiques : « Pas grave d'ici l'an 2000 nous aurons la solution pour rendre les déchets inoffensifs ». Aujourd’hui en 2008 nous n’avons pas la solution, nous constatons et subissons les dégâts, on nous ment et nous ne sommes pas écouté. Ça suffit !
Extraits de sites internet
À part l’exception Française – qui continue depuis plus de 40 ans à nier sa responsabilité envers les victimes de ses essais – les gouvernements ont admis que « leurs bombes n’étaient pas propres ». Ils ont mis en place (ou sont en train de le faire) des programmes d’aide aux vétérans et aux populations touchées. En France, plus de 76’000 personnes sont concernées par les conséquences sanitaires de ces essais : environ 24’000 suite à ceux du Sahara et 52’750 suite à ceux effectués en Polynésie. Non seulement ces vétérans subissent, aujourd’hui encore, de graves problèmes de santé, mais ils s’interrogent sur les risques encourus pour leurs enfants.
« Les taux de cancer a commencé à augmenter dès le jour où nous sommes entrés dans l'ère industrielle : c'était auparavant une maladie très rare, voire inexistante dans certaines régions. L'incidence de cette maladie s'est accrue dans les mêmes proportions que le PNB par habitant. D'après les statistiques de l'OMS, le taux de cancer en 1967-1968 a varié, dans différents pays, en fonction du PNB par habitant. Ainsi l'île Maurice, avec un PNB par habitant de140 dollars à cette époque, avait un taux de cancer de l'ordre de 216 pour un million chez la population masculine, le Sri Lanka, de 225 dollars pour un taux de 316, le Portugal de 479 dollars pour un taux de 1115, les Etats-Unis, un PNB de 3960 dollars pour un taux de cancer de 1698 pour un million [1].
Le cancer est aujourd'hui une maladie qui affecte une personne sur trois, et tout le monde sait pertinemment grâce à des études innombrables que ses principales causes sont l'exposition à des produits chimiques cancérigènes et à des rayonnements ionisants, qu'ils proviennent de rayons X utilisés en radiographie, d'essais nucléaires ou d'émissions radioactives des installations nucléaires.
Voila des faits que les experts nommés par l'état français refusent d'admettre. Ainsi que bien sûr les surpuissantes industries chimiques, pharmaceutiques et nucléaires qui financent presque toute la recherche sur le cancer, et veillent bien à ce que l'épidémie du cancer soit attribuée à tout sauf à l'exposition à des produits chimiques et à la radioactivité.
Publié dans L'Ecologiste nº 1, automne 2000. »
TOTO le 07/08/2008 à 09:55:56
Tricastin: Des écarts déjà signalésen mai 2008
Par Claire ANGOT
leJDD Jeudi 10 Juillet 2008
"Socatri, la filiale d'Areva responsable de rejets d'uranium sur le site nucléaire de Tricastin dans la nuit de lundi à mardi, avait déjà été rappelée à l'ordre pour des "écarts répétés à ses autorisations de rejets". En mai 2008, un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pointait déjà des dysfonctionnements et demandait "au plus vite" le remplacement d'une canalisation vétuste.
Accusée de rétention d'informations par les militants antinucléaires, montrée du doigt par la classe politique pour avoir tardé à réagir après l'accident, Socatri se serait bien passé de la divulgation du rapport 2007 de l'Autorité de sûreté nucléaire. Publié en mai 2008, le document du gendarme du nucléaire met en évidence des dysfonctionnements inquiétants qui touchaient déjà le bassin de rétention de la centrale il y a quelques mois. Dans ce texte, Socatri, filiale d'Areva spécialisée dans la maintenance, l'assainissement de pièces et la récupération d'uranium, est appelée à "plus de rigueur".
Ecarts répétés
"L'ASN rappelle Socatri à l'ordre pour des écarts répétés à ses autorisations de rejets chimiques et radiologiques (...) dit le rapport. Les effluents liquides en sortie de la station de traitement présentent régulièrement des écarts aux seuils de rejets chimiques".
Plus loin, l'Autorité de Sûreté Nucléaire enjoint Socatri à réaliser une série de travaux, dont une partie aurait déjà été engagé après ces recommandations, a-t-on appris. "Une nouvelle station de traitement des effluents liquides doit être mise en service en 2008. La canalisation qui évacue les effluents liquides de Socatri, du fait de son ancienneté, a fait l'objet de fuites répétées en 2007. L'ASN a demandé à Socatri de la remplacer au plus vite et d'assurer une surveillance renforcée."
Dans le cas de l'accident de mardi, c'est un bac de rétention défectueux qui serait à l'origine de la fuite. Ce bac, censé récupérer les débordements d'une cuve de traitement d'uranium, aurait failli à sa mission, causant la perte de 224 kg d'uranium, dont 74 kg seraient parvenus jusqu'aux rivières la Gaffière et le Lauzon.
Des dépassements de rejet de carbone 14
Concernant les autorisations de rejets, l'ASN note dans son rapport que Socatri avait "dépassé de 5% sa limite annuelle de rejet en carbone 14 gazeux du fait d'une mauvaise évaluation de l'activité radiologique des déchets très faiblement radioactifs en provenance de l'ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Parce que le carbone 14 sous forme gazeuse (radioactif, NDLR) ne peut être piégé, l'ASN a demandé à Socatri d'améliorer le processus de surveillance de ce rejet afin d'anticiper l'atteinte de la limite autorisée". Enfin, conclut le rapport, "bien que tous ces écarts n'aient pas de conséquences sur les personnes et l'environnement, l'ASN considère qu'ils ne sont pas acceptables et a demandé à Socatri plus de rigueur dans le respect de ses autorisations de rejets chimiques et radiologiques".
Commentaire : Nous voyons bien que le nerf de la guerre c’est le fric. Mais paradoxalement quand on sait que le réacteur EPR Finlandais construit par AREVA risque de nous coûter in fine au moins 5.2 milliards d’euro à nous contribuables français ( pour délais de livraisons non respecté) et qu’à coté on rechigne sur le développement d’énergie propre, on se demande vraiment si nos dirigeant sont sains d’esprit et de corps ! (Pas si fou …au que si !!! L’Elysée pense privatiser AREVA au profit d’ALSTOM et de la maison Bouygues.
Angèle le 03/08/2008 à 21:02:01
Je rebondi sur l'info de Toto: Bravo à Madame Bompart. Est ce que les Maires des autres villes et villages en ont fait autant? Par exemple Lapalud...
Toto le 03/08/2008 à 14:21:10
Actualité fuite Tricastin:
Après des écologistes ou riverains, la ville de Bollène (Vaucluse) a saisi la justice de la fuite d'uranium survenue le 7 juillet sur le site nucléaire de Tricastin.
Marie-Claude Bompard, maire de Bollène, précise dans un communiqué transmis vendredi à Reuters avoir assigné en référé le 4 août prochain la société Socatri, filiale d'Areva, devant le tribunal de grande instance de Carpentras.
La ville demandera la nomination d'un expert afin de "définir les responsabilités et réparer les préjudices".
Bollène est l'une des quatre communes riveraines du centre de la Socatri où s'est produit une fuite de 74 kg d'uranium, non loin de la centrale nucléaire de Tricastin.
Outre son action en référé, la ville de Bollène se portera partie civile à la faveur de la nouvelle loi de responsabilité environnementale, dans le cadre de la plainte déposée le 22 juillet par Elisabeth Sérinian, une riveraine de Socatri, précise le communiqué.
source:capital.fr/Actualite/Default.
Chapy chapo le 02/08/2008 à 08:50:24
Je voudrai revenir sur un commentaire cherchant à minimiser l’impact des fuites du Tricastin et à le réduire à une expression sentimentale de l’opinion publique exacerbée par une mauvaise information médiatique et des erreurs de la part de l’action des gendarmes.
Je cite :
« Publié le 20/07/2008 Le Point
Lauvergeon (Areva) : "Nous avons sous-estimé l'amplitude de l'émotion" au Tricastin ».
La réduction à une réaction émotionnelle disproportionnée est pour le moins choquante. Cette fuite est révélatrice du manque de transparence de la filière nucléaire. Ce qui engendre dans l’opinion des incertitudes, des craintes et même chez beaucoup le rejet pur et simple de ce mode de production énergétique. Mais il ne faudrait pas en oublier les quelques kilos d'uranium et autres molécules mal identifiées partis dans la nature...qui s'additionnent, et ne disparaissent pas comme par magie, aux autres fuites tout au long de la chaîne alimentaire.
D’autre part et indépendamment à cette fuite, il y a ce stockage de déchet radioactif illégal sur le site du Tricastin qui montre que la filière est « saine et sensible au bien public ». NE VOUS Y TROMPEZ PAS C’EST IRONIQUE. Certes les exploitants du site du Tricastin ne sont pas responsables du dépôt primaire, mais qu’ont ils fait pour alerter les autorités, les habitants des nappes phréatiques contaminés, faire accélérer l’évacuation de ces déchets ?
Ils ont laissé recouvrir ces déchets, découvert par l'érosion, par une simple couche de terre et ont pompé la nappe phréatique pour l’évacuer dans le Rhône...
Toutes les attitudes des spécialistes et hauts responsables sont révélatrices. Pour eux ces problèmes de fuites (cf. Madame Lauvergeon), sont banales et ont intérêts à être banalisés.
Nous, eh bien, nous ne sommes pas des techniciens spécialisés. On nous le fait bien ressentir. Et surtout nous sommes donc à ce titre traité comme des mineurs pour ne pas dire des benêts irresponsables. En conséquence, nous n’avons pas voie au chapitre, mais nous sommes forcés de subir. Je suis révolté de cela. Même si nous avions tord, nos craintes valent leurs pseudo certitudes et en vertu du principe de précaution elles devaient être mieux prises en compte.
Je suggère que dame Lauvergeon et ses enfants soient abreuvés à vie avec l’eau des nappes contaminées, comme le sont et sont condamnées des milliers de personnes de part le monde au nom d’un seuil répondant « aux normes internationales les plus draconiennes » et puisque « l’incident est clos »…
Mais bon, cette eau là, elle est bonne pour nous pauvres benêts, pas pour eux qui vivent loin des sites qu'ils contaminent et/ ou ils ont d'autre moyen que nous pour sauvegarder leur santé. Nous n'avons pas à subir leur dictat! S’ils se contaminaient seul, que m'importerai, ils sont avertis. Mais qu'ils nous contamine nous, contre notre gré et la terre pour des générations de quel droits ! La civilisation Romaine est disparue pour moins que cela ; une simple affaire de tuyauterie en plomb selon une hypothèse de certains historiens. Nous, nous disparaîtrons certainement en continuant sur cette voie et dans quelles souffrances. Mais après qui pourra vivre sur notre terre ?
"On croit que l'homme est libre... On ne voit pas la corde qui le rattache au puits, qui le rattache, comme un cordon ombilical, au ventre de la terre." Antoine de Saint-Exupéry
"La Terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la Terre." Sitting Bull
TOTO/dernière info relever sur "fuite tricastin le 01/08/2008 à 11:53:14
Tricastin: Greenpeace porte à son tour plainte
PARIS - Après le réseau Sortir du nucléaire, Greenpeace a à son tour porté plainte jeudi auprès du procureur de la République de Carpentras (Vaucluse) après la fuite de 74 kilos d'uranium survenue le soir du 7 juillet à l'usine Socatri sur le site nucléaire du Tricastin, mais aussi pour la contamination de la nappe phréatique en dessous.
Si Sortir du nucléaire a porté plainte contre X pour "exploitation en non-conformité à la réglementation d'une installation nucléaire de base" et pour "pollution des eaux" après la fuite, Greenpeace a porté plainte pour pollution contre la Socatri après la fuite et contre Areva, maison mère de la Socatri, pour "abandon et dépôts illicites de déchets" dans l'affaire de la nappe.
Pour l'heure, le parquet de Carpentras a ouvert une enquête préliminaire à la suite de la fuite de 74 kilos d'uranium d'une cuve de rétention de la Socatri.
"A travers ces plaintes, Greenpeace souhaite non seulement que toute la lumière soit faite sur la fuite radioactive de ce mois, mais aussi sur les pollutions passées et leurs origines. Et surtout que les responsabilités soient clairement établies et des sanctions prises", explique dans un communiqué Frédéric Marillier, chargé de campagne énergie/nucléaire à Greenpeace France.
Pour l'ONG, le rejet du 7 juillet constitue à lui seul "un dépassement de plus de 27 fois les limites fixées par les autorisations de rejet de l'usine". Elle cite un arrêté du 16 août 2005 qui fixe une limite annuelle de 71,7 mégabecquerels pour l'uranium. Or, le rejet des 74 kilos d'uranium équivaut à 1.900 MBq, affirme Greenpeace en se fondant sur une estimation de la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD).
Par ailleurs, Greenpeace explique sa plainte contre Areva en expliquant que la contamination "connue de longue date" de la nappe "a notamment pour origine un stockage sans confinement de déchets radioactifs sous une couche de terre. Ce stockage dans des conditions inadmissibles sur le site d'Areva constitue un abandon et un dépôt illicite de déchets radioactifs".
Le 18 juillet dernier, Jacques Repussard, directeur général de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), avait assuré à propos de cette nappe qu'il n'y a pas "d'inquiétudes particulières sur le plan sanitaire". Les niveaux relevés, qui ne dépasseraient jamais 50 microgrammes d'uranium par litre, "sont des niveaux sur lesquels il n'y a pas de raison d'inquiétudes", avait-il dit, même si le seuil de potabilité de l'eau est fixé en France à 15 microgrammes par litre.
news.yahoo.com/ap/20080731/tfr-justice-nucleaire-tricastin-342d366.html
sirra le 30/07/2008 à 21:56:00
Véro, je crois malheureusement que l'homme ne pèse pas lourd face à l'avènement de l'argent roi dans tous les domaines (pas seulement dans les intérêts nucléaires).
Dès lors je pense que nos vies et celles de nos enfants pèsent bien peu face aux profits liés à une société de consommation à tout crin (croissance, etc.).
véro le 30/07/2008 à 10:44:02
Y en a marre des mensonges! Qu est ce que c'est cette nouvelle alerte, il n'en a pas été question aux infos télévisé...Faut pas nous inquiéter ou quoi. C’est la censure comme en Chine. Décidément nous ne sommes pas grand chose face aux intérêts nucléaires.
Toto le 30/07/2008 à 10:10:20
Comment faire confiance aux infos fournies par l’Autorité de sûreté nucléaire? Selon l'article de Anne-Laure BARRET du 19 juillet(JDD)
Après le rejet accidentel d'uranium à l'usine Socatri, située sur le site du Tricastin, dans la Drôme, Arnaud Gossement, porte-parole de l'association écologiste France Nature Environnement, dénonce les liens incestueux entre l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et la filière nucléaire. "Pour moi, l'ASN est un monstre technocratique", estime-t-il.
France Nature Environnement critique l'Autorité de sûreté nucléaire.
Vous êtes très critique envers les organes du contrôle du nucléaire, en particulier l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)... Pour quelles raisons?
Il n'y a aucune transparence. On s'en est aperçu ces derniers jours: toute l'information est verrouillée par l'ASN. Le politique a perdu le contrôle du nucléaire. Jean-Louis Boorlo, le ministre de l'Ecologie, n'a plus les moyens de contrôler la filière nucléaire.
Mais le rôle de l'ASN est défini par la loi du 13 juin 2006 sur la sûreté nucléaire...
Il faut abroger cette loi et imposer des règles démocratiques de base à la filière nucléaire. Nous nous étions d'ailleurs vivement opposés à ce texte. Pour moi, l'ASN est un monstre technocratique. Ses membres sont tous des ingénieurs des Mines issus de la filière nucléaire. On ne sait pas assez que les cinq dirigeants de l'ASN sont juridiquement irresponsables. Et on n'a aucun moyen de vérifier qu'il n'y a pas de conflits d'intérêt.
Quelles autres mesures réclamez-vous à la suite des deux récents incidents?
Nous demandons à ce que des autorités indépendantes de l'ASN puissent faire un audit public des deux récents accidents pour que tout citoyen puisse en connaître les causes et les effets. Nous réfléchissons également à des actions en justice.
Alors en décryptant non seulement les membre de cette haute autorité de sûreté nucléaire ne sont pas indépendant mais partie prenante dans le lobbying nucléaire mais en plus ils sont d'office juridiquement irresponsables...Là fraudait qu'on m'explique qui on prend pour des cons? Ne vous inquiétez pas brave gens on veuille sur vous vos enfants votre santé en toute impunité...
Le titre même de l'article est révélateur de l'esprit et du courage des politiques: "Le politique a perdu le contrôle du nucléaire" Au secours je ne suis pas non plus responsable!!! Mais je veux bien vendre des technologies nucléaires à des gouvernements encore moins fiables, relancer le nucléaire en France et mieux encore le vendre à mon ami Bouygues ...
Article de :Christophe ISRAËL JDD le 30/07/2008 à 09:52:04
Mardi 29 Juillet 2008
Nouvelle alerte au Tricastin
Par Christophe ISRAËL
leJDD.fr
Loi des séries ou focalisation médiatique? Une alerte, intempestive selon EDF, a conduit mardi à l'évacuation de 127 employés du site nucléaire du Tricastin, dans le Vaucluse. L'autorité de sûreté nucléaire ne parle pas "d'incident". Aucune fuite n'a été détectée, et les très faibles traces de contamination relevées sur deux employés seraient dues à un incident antérieur.
Nouvelle frayeur au Tricastin. Après les incidents qui ont touché le site de la centrale nucléaire du Tricastin ce mois-ci, 127 employés qui travaillaient près du réacteur de la centrale nucléaire EDF de Tricastin (Vaucluse) ont été évacués mardi à la suite du déclenchement d'une alarme. Alarme accidentelle, précise EDF. Une version pour l'instant non confirmée par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de Lyon, qui entend procéder à un examen indépendant.
Un dispositif de détection de la radioactivité dans l'air s'est déclenché à 10h40 alors que des travaux de maintenance étaient en cours. Les 127 employés présents dans le bâtiment ont été évacués et les 45 les plus proches de la balise ont été conduits à l'infirmerie pour des examens. Ceux-ci ont révélé des traces très faibles de contamination sur deux personnes, qui remonteraient au 23 juillet dernier selon le médecin du travail du site.
Justice et Bonsens le 28/07/2008 à 16:04:08
C‘est scandaleux mais c’est une réalité qui ne doit sans doute pas être isolé et c’est en France. Sur le site du Tricastin : Plus de 770 tonnes de déchets radioactifs sont enfouis depuis plus de 30 ans à même le sol, en toute illégalité ! Il est plus qu’urgent d’intervenir notamment parce que les nappes sont polluées et parce que sur l’érosion que subit le tumulus de déchets (pluie, vent…), a mis à jour récemment un certain nombre de fûts. LES EXPLOITANT ONT SEULEMENT CACHE par une nouvelle couche de terre les FUTS DEVENUS VISIBLES par soucis d’économie…
Il est très choquant de constater que ni l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), ni les ministères concernés, au courant de ces faits, n’ont exigé de mise en conformité. Mais au contraire ils continuent d’accorder aux exploitants de nouvelles autorisations pour augmenter les productions : second réacteur EPR annoncé en grande pompe par N. SARKOSY.
Rien ne justifie cette inaction criminelle ! Quel beau cadeau ces responsables, qui sans doute attendant la retraite et l’impunité, nous lèguent à nous et nos enfants.
Viviane le 27/07/2008 à 19:13:28
Simple citoyenne, j'aimerai qu'enfin l'on cesse de jouer avec notre santé et notre environnement. Que fera t-on si définitivement une région entière de France devait être évacué. Qui gèrerait les indemnités des entreprises comme des particuliers, frais médicaux… L’affaire du sang contaminé, (pardon de faire cette comparaison aux victimes) n’a donc pas suffit aux responsables politiques. Nous on en a assez de vivre sans pouvoir déménager dans l’environnement de centrales nucléaires, avec en plus les mensonges ou les cachotterie.
Toto le 26/07/2008 à 06:51:26
• Tricastin: trois perquisitions
Source : AFP
25/07/2008
Deux perquisitions ont été menées par la gendarmerie à l'usine Socatri (Areva), responsable de la fuite d'uranium sur le site nucléaire du Tricastin, et une autre au siège de l'Autorité de sûreté nucléaire à Lyon, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.
Les deux perquisitions à l'usine Socatri se sont déroulées le 11 juillet et le 22 juillet, a-t-on ajouté de même source, confirmant des informations parues dans le quotidien Le Parisien.
Une troisième perquisition a été menée également le 22 juillet, mais au siège de l'ASN à Lyon, a-t-on ajouté de même source.
COMMENTAIRE: Espérons que cette fois ci ce sera du sérieux. Il y en a marre d'être pris pour des imbéciles.
C'est à dire de prendre quelque mesure d'éclat à grand renfort de pub par les média puis plus rien. On attend. On nous fait patienter en lâchant quelques miettes. Puis profitant de l'actualité les problèmes embarrassant sont relégués au fond des tiroirs. Ces procédures d'usure des consommateurs éculés sont exaspérantes.
Alors J'espère mais ne suis pas dupe.
Orange Libre le 25/07/2008 à 13:52:08
Et encore un nouvel "incident", à Cruas cette fois-ci
Certains invoqueront la loi des séries, d'autres une suite révélatrice d'un danger sous-jacent. Toujours est-il qu'un nouveau "pépin" a encore été révélé hier.
Selon un avis d'incident publié hier sur le site de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), une erreur de procédure lors du redémarrage d'un réacteur de la centrale ardéchoise de Cruas aurait pu conduire à "une augmentation de la réactivité du coeur de la centrale"."Le 25 juin 2008, un appoint en eau du circuit primaire du réacteur numéro 3 a été réalisé alors que les pompes du circuit primaire étaient à l'arrêt", a constaté l'ASN. "En cas de défaillance du circuit d'appoint, un volume d'eau trop important aurait pu être injecté dans le circuit primaire", causant une augmentation de la radioactivité du coeur de la centrale.
chapychapo le 25/07/2008 à 11:38:02
Eh bien si l'on regarde bien juillet 2007 fuite à Marcoule, juillet 2008 fuiteS aux sites du TRICASTIN. Les fuites ont elles une saisons préféré? LES VACANCES SONT ELLE SIGNES D'UNE BAISSE DE VIGILANCE OU DE CHANGEMENT DE PERSONNEL MOINS ROMPU A LA RETENTION DE L'INFO? Ou tout simplement y a t il urgence à arrêter des sites qui montrent de réel signes de vétustés. EN TOUS LES CAS CE MATIN JE ME SUIS MIS A LA PLACE DES RESPONSABLES DEVANT LE FAIT DE DEVOIR EVACUER TEMPORAIREMLENT ENVIRON 76H00 la vallée du rhône jusqu'en Carmague ( voir TOTO :propos de YONAS sur blog de libération) ça fait tout drôle. Impossible le temps d'évacuer, le danger est dissipé alors tant pis! Tant pis!!! mais qu'avons nous donc respirer? que risquons nous? A quoi nous serve les plans catastrophes, les comprimés d'iode...???
Dommage qu'il n y ait pas en page d'accueil, les derniers échanges du forum mais seulement les dernier sujets abordé. Du coup je remets ici ce petit commentaire.
Toto: Jonas le 25/07/2008 à 07:24:26
Relever sur blog pour votre méditation:
YR : Pompier retraité, spécialiste NBC et ancien inspecteur des APAVES du Sud-Est, je surveille aléatoirement et lorsqu’il y a des alertes, la radioactivité ambiante de l’air. Connaissant bien les milieux scientifiques et les obligations de réserve qu’ils observent pour la pérennité de leurs carrières, j’ai adressé les observations qui suivantes au CRIIRAD. Cette nuit, à 04 heures 30, m’étant réveillé et compte tenu de l’alerte entendue hier soir sur une fuite sur la centrale nucléaire de Tricastin, j’ai effectué quelques mesures comparatives avec 2 compteurs Geiger, l’un de type QUARTEX, l’autre un détecteur de seuil de la CGR type DAS 225-Dasal, qui me permettait d’évaluer le taux de contamination dans certains laboratoires des CNRS. J’ai constaté une augmentation d’environ 1/3 du nombre de désintégrations par minute. Je pense que le CEA ne nous a pas fourni des informations fiables sur la nature de la fuite survenue à Tricastin. La pollution de l’air par des isotopes radioactifs, laisse supposer qu’il n’y a pas eu que des rejets liquides, mais sous d’autres formes, peut-être des vapeurs d’eaux issues des évaporateurs. Le vent dominant de Nord-Est (Mistral), d’environ 10 Kilomètres heure, corroborerait mes observations. Je ne crois pas que le CEA ou AREVA divulguent les causes exactes de cet incident, à cause des intérêts mercantiles régionaux. Nous sommes en pleine saison touristique et ce type d’information ferait fuir la majorité des touristes qui séjourne dans la région PACA, voire au-delà. Par contre, si dans l’avenir il s’avérait que cette contamination a eu un impact sur la santé publique, ces personnes pourraient porter plainte à Bruxelles et demander des dommages à l’ÉTAT Français et une affaire de cette nature pourrait nuire durablement au tourisme dans notre pays. Je laisse donc aux spécialistes de la CRIIRAD, le soin de vérifier avec un matériel plus fiable et sophistiqué, la charge d’une l’analyse plus fine qui infirmera ou confirmera celles élémentaires que j’ai faites.
Rédigé par: JONAS | le 09/07/2008 à 15:46
Je suis obligé de revenir sur ma déclaration du 10/07/2008 à 15:33. Après avoir pris contact avec des amis spécialistes du nucléaire, j’ai pris d’avantage conscience de n’être un apprenti et de n’avoir que des notions basiques en la matière. Ils ont bien sûr refusé de se prononcer sur l’incident de Tricastin. Mais leurs réponses à certaines de mes questions, ont éveillé d’avantage ma curiosité. L’une d’elles est comment une fuite liquide peut faire augmenter le taux de radioactivité de l’air ? Les mesures que j’ai prises n’étaient pas au ras du sol, pour éviter que le Radon gaz qui s’échappe du sol, ne vienne les fausser. Je ne pense pas que l’évaporation du liquide de vidange d’une cuve et son dégazage accidentel, soit en mesure de faire augmenter le taux de radioactivité de l’air à plus de 100 km Je spécule à tors ou à raison, que la version des faits qui nous est donnée et l’arbre qui cache la forêt… ! Seul un accident majeur de type fuite sur un circuit primaire fermé, peut générer une telle pollution et obliger une vidange en catastrophe d’une citerne de stockage contenant 12 grammes d’uranium au litre. La SOCATRI sert de fusible pour AREVA. La déclaration laconique de cette dernière faisant état d’uranium « naturel » est grotesque ! Mon inquiétude persiste à cause de la nature des isotopes relâchés dans la nature, car même si leur quantité est limitée, il n’en demeure pas moins, que certains sont redoutablement toxiques. Il est urgent, puisque l’Europe existe…qu’une autorité Européenne, soit habilité sans autorisation préalable de la par des Gouvernements provinciaux, à effectuer des contrôles inopinés et à plus fortes raisons en cas d’accident. Que les sociétés d’exploitations de ces sites soient condamnées à des milliards d’euros d’amendes, afin de créer un fond commun en cas d’accident majeur de type Tchernobyl. Assez de bricolages sur ces installations, nous voulons des responsables et des coupables, passibles d’années d’emprisonnement en cas d’accident.
Rédigé par: JONAS | le 11/07/2008 à 22:15
Pour ceux qui ont prêté un intérêt quelconque à mes propos au sujet de la fuite sur le site de Tricastin, mes conclusions sont les suivantes :
Pendant environ 76 heures, dans la région du delta du Rhône, nous avons respiré des poussières radioactives dont je ne connais pas la nature. Les vents soutenus, Mistral et Tramontane ont dispersé ces particules et l’absence de pluies n’ayant pas lessivé l’atmosphère, il n’y a pas de risques d’accumulations dans les vallonnements des terrains comme dans le Queyras, lors de la contamination par les retombées de Tchernobyl. Actuellement, nous revenons à des taux normaux de radioactivité de l’air et les variations ne sont honnêtement plus mesurables. Pour la consommation des produits du terroir, en dehors d’un périmètre très restreint autour du site « sauf arrosage avec les eaux issues des rejets », il n’y a aucuns dangers à la consommation. Si j’avais fermé ma gueule en de maintes occasions, je n’aurai pas une petite retraite et des moyens plus que limités. Les seuls bénéfices que j’ai tirés de mon honnêteté, ne sont pas pécuniaires, mais des nuits paisibles, une tranquillité d’esprit et une certaine fierté. C’est peu, mais essentiel pour moi. Bonne journée à tous. JONAS.
Rédigé par: JONAS | le 15/07/2008 à 11:28
environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2008/07/au-fait-fuite-d.html
Conclusion de Frédéric Marillier
«À l'heure où l'on nous présente le nucléaire comme la planche de salut pour l'indépendance énergétique et le climat et quelques jours à peine après l'annonce de la construction d'un nouveau réacteur nucléaire, les accidents de Tricastin et de Romans-sur-Isère viennent rappeler une réalité toute simple: le nucléaire est une énergie polluante, dangereuse et mal maîtrisée», a déclaré dans un communiqué Frédéric Marillier, chargé de la campagne Nucléaire et énergie pour Greenpeace France
Toto le 24/07/2008 à 06:13:34
Et ça continu! Extrait d’un article « Jamais deux sans trois. Le site nucléaire du Tricastin, dans la Drôme, semble frappé par la loi des séries. Onze jours après un premier incident dans une station de traitement de la centrale de Tricastin (Drôme), et une semaine après qu'une fuite d'uranium qui durait depuis plusieurs années a été signalée à Romans-sur-Isère, dans le même département, une nouvelle alerte a conduit à l'évacuation de plusieurs dizaines de salariés sur le site du Tricastin. Selon un porte-parole d'EDF, une centaine de personnes ont été légèrement contaminées par des particules radioactives. » Suite de L'article sur: lejdd.fr/cmc/societe/200830/tricastin-la-serie-noire_135098.html
Remarquez nous sommes dans un moment de transparance particulier, en temps ordinaire nous n'aurions peut être rien su de cette troisième fuite. Notez bien que la dose reçue par les employés reste bien entendu en dessous des limites...Au fait quelles limites? Celles bonnes pour la santé de l'humain ou de l'entreprise de l'atome!
Orange Libre le 23/07/2008 à 10:37:50
A l'heure actuelle, il semble que 2 plaintes aient été déposées : cette mère de famille et un chef d'entreprise de Bollène qui utilise un forage pour son travail.
Une association de défense de l'environnement de Mornas a aussi demandé que des analyses de la nappe phréatique soient faites chaque semaine.
Au 23 juillet, aucune plainte de la part des collectivités locales n'a été annoncée. La Mairie de Bollène s'est inquiétée par la voix de M. Beck (décidémment très présent à Bollène malgré son double salaire orangeois) et non pas par la voix de Mme le maire.
Pourquoi les élus sensés nous représenter ne font pas ce que tout particulier a envie de faire, à savoir : porter plainte pour atteinte à la santé, la sécurité, le patrimoine naturel, l'environnement,...
Nous payons des impôts locaux pour salarier des gens, s'ils ne nous représentent pas, ne nous défendent pas, à quoi servent-ils?
En quoi des intérêts privés auraient-ils un pouvoir sur nos destinées... la question est trop vaste, le manque de réponse existe depuis si longtemps qu'on ne peut rein espérer de ces gens.
Pourtant, aujourd'hui, PCB, uranium, ... sont dans nos jardins, notre eau. Il ne s'agit plus du pôle nord.
Messieurs,dames les élus, RÉAGISSEZ!
Véro le 23/07/2008 à 10:13:10
BRAVOS, a cette mère de famille. Certe les moyens de réactions sont limité mais ne rien dire et ne rien faire c'est approuver. C'est bien ce qui est dramatique chez les politiques, ils n'ont pas les coudées franches tant ils sont liés à leurs ojectifs: prendre le pouvoir et pour cela plaire aux grands industriels et ne pas affoler le plus grand nombre pour rester crédible.
Toto le 23/07/2008 à 07:44:13
A Victor. . « Si seulement l’administration et les organisations politiques qui ont décidé pour nous les implantations de sites nucléaires et des rejets pouvaient prendre leurs responsabilités et au moins soutenir financièrement et juridiquement cette mère de famille. » il ne faut pas rêver Victor ! Une tête ou deux vont tomber, puis sans doute une indemnité sera accordé et puis après eh bien rien on continuera le lancement sans sourciller du second réacteur EPR !
Cependant vous avez raison d’incriminer les responsables politiques de notre pays c’est eux qui cèdent aux pressions du lobbying de l’atome et leur on permit des rejets certes au départ limité et avec des normes journalières. Mais cela sans tenir compte du fait que la radioactivité de disparaît pas dans la nature mais se cumule ni du fait que ces petits rejets autorisés sont à l’origine d’abus et « d’incidents » de la part des exploitants de moins en moins scrupuleux, car la nature humaine est faible et les contrôles des quantité rejeter sont impossibles et sujet à polémique d’experts indéfinies en attendant notre capital santé en prend un coup.
Victor le 23/07/2008 à 07:34:14
Suites dans la fuite du Tricastin.
Selon divers médias :
Les viticulteurs de l’appellation Tricastin Cote du Rhône pense sérieusement a éliminer Tricastin de leurs étiquettes !
Une riveraine du site nucléaire de Tricastin où une fuite d'uranium s'est produite début juillet a déposé plainte contre X à la gendarmerie de Bollène (Vaucluse), a-t-on appris mardi 22 juillet
Une mère de deux enfants, qui habite à quelques centaines de mètres de La Gaffière, l'un des cours d'eau dans lequel des effluents uranifères se sont déversés lors de la fuite survenue sur le site de la Socatri, filiale d'Areva spécialisée dans l'assainissement et la récupération de déchets nucléaires a porté plainte vendredi. Elle a enregistré des relevés avoisinant parfois les 70 microgrammes/litre d'uranium dans son puits privatif alors que le seuil de potabilité fixé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) est de 15 microgrammes/litre.
"Il y a un préjudice matériel et financier indéniable", a expliqué cette maman dont la maison est alimentée en eau directement par la nappe phréatique aujourd'hui encore suspecte.
Je rajouterai à ces préjudices ceux de santé et moral. Je souhaite bon courage à cette mère de famille. J’espère qu’elle sera soutenue par d’autres riverains mais aussi des associations comme les associations de consommateurs. Si seulement l’administration et les organisations politiques qui ont décidé pour nous les implantations de sites nucléaires et des rejets pouvaient prendre leurs responsabilités et au moins soutenir financièrement et juridiquement cette mère de famille.
Victor le 20/07/2008 à 14:42:35
C'est l'été , les vacances et à la rentrée... je parie que de cette histoire plus personne n'en parlera, ou seulement pour mentir et minimiser l'affaire.
1/ c'est pas bon pour l'image du nucléaire.
2/ c'est pas bon pour l'image du terroir( viticulure surtout)
3/ s'il faut indemniser ou ira t on vu que des fuites il y en a dans tout les sites.
4/ prendre en charge les problèmes de santé, à non alors! laissons la sécu avec son trou sans prendre ses responsabilité surtout.
Véro le 19/07/2008 à 13:31:42
Le drame dans tout cela, c'est que la conscience du danger est limitée pour majorité des personnes. Certes les informations officielles y sont pour quelque chose. Mais aussi notre condition humaine, quand le malheur touche quelque uns, c'est loin des préoccupations des autres, ils préfèrent ignorer le danger, c'est moins culpabilisant, cela demande moins d'implication et puis c'est bien connu tant que personnellement nous ne sommes pas touchés, il nous semble que nous serons épargnés. En attendant les loups eux savent exploiter nos faiblesses. Alors, je vote oui pour une centrale à Neuilly, si cela ne leurs plait pas ils peuvent toujours arrêter d’en construire d’autre et réfléchir à une réelle politique d’énergie propre.
Orange Libre le 19/07/2008 à 09:59:44
Un centrale à Neuilly !!!!
Victor le 19/07/2008 à 09:36:10
Bien dit Slam, puisque c'est si bien l'énergie nucléaire et sans " nuisance" pourquoi ne pas installer la nouvelle centrale EPR près de Paris ou des résidences principales des décideurs. Tiens on devrait les obliger à vivre et à consommer l'eau et les produits cultivés prés des centrales aux responsables, ils seraient sans doute plus enclins à donner l'alarme lors "d'incidents". Vous choisissez de vivre bien tranquille dans un lieu idyllique et pan on vous colle un centre d'enfouissement ou une centrale, vous êtes guère à râler donc pas de risque d'avoir une révolution. Cela me fait penser à l’incinérateur de Marseille, ils sont bien les nouveaux incinérateurs, pas de rejet toxique et tout et tout mais pourquoi se donner la peine de les implanter si loin. Il faudra transporter tous ces déchets. Il y a bien à Marseille de grande friches industrielles, pourquoi ne pas l'implanter sur place don cet incinérateur dernière génération? Pourquoi? Et bien ne cherchez pas la technique à ses limites comme la volonté d'entretenir ses coûteux outils. Au début tout marche peu près bien puis au fil du temps, les intérêt financier et la négligence prennent le dessus. (Exemple Gilly su Isère et ses dysfonctionnement, faute de changement des filtres entraînant la contamination des gens bêtes et nature à la dioxine en pleine montagne. Pas de soucis on déplace quelques responsables dont un préfet et le tour est joué, les plaignant reste dans leur misère, rongé par leur impuissance devant la machine judiciaire, l’administration et…seul avec leurs cancers sans force pour luter.
SLAM le 18/07/2008 à 19:11:08
J'ai oublié !! Puisque tout se décide à Paris, qu'ils enterrent les 770 tonnes de déchets radioactifs au Bois de Boulogne ou à celui de vincennes !!
SLAM le 18/07/2008 à 19:07:32
Le 4 juillet (avant l"incident")je recevais le communiqué de presse suivant de la CRIIRAD :
Scandale au Tricastin :
Plus de 770 tonnes de déchets radioactifs enfouis depuis plus de 30 ans à même le sol, en toute illégalité !
La CRIIRAD demande la publication d’un bilan exhaustif, la reprise de la totalité des déchets et la décontamination intégrale du site.
www.criirad.org
Sans cette fuite, personne n'aurait parlé des 770 tonnes enfouis depuis 30 ans, même si les médias n'en parlent que du bout des lèvres !!
Aujourd'hui, nouvelle fuite à Romans-sur-Isère, mais ça n'est pas grave !! Lorsque ça le sera, nous ne pourrons plus nous en plaindre !!
Orange Libre le 18/07/2008 à 12:13:40
Je suis effaré par l'attitude irresponsable d'Areva.
Il faut attendre 10 jours pour que le PDG s'intéresse de près à cette affaire.
L'accident (et non pas l'incident comme l'a dit le gouvernement) a eu lieu vers 23h et l'alarme a été donnée à 6h du matin!
l'"eau" était sensée se déverser dans un bassin ... en rénovation!
l'équipe du soir a alerté la personne en charge de la sécurité, celle-ci n'a pas jugé utile de bouger. C'est lorsque l'équipe du matin a pris la relève que l'alarme a enfin été donnée.
Un matériel en mauvais état. Des économies faites sur la sécurité pour optimiser les résultats et satisfaire les actionnaires.
Et il faut 10 jours au PDG pour prendre des mesures... On n'est pas dans l'élevage de poulet, on est dans le risque maximum pour les populations.
Et notre Président veut doubler la production nucléaire?
Il y a de quoi avoir peur quand on voit la légèreté avec laquelle est traité le sujet et la lenteur des réactions.
La mairie de Bollène qui commence à sentir le scoop demande des explications alors que pendant 10 jours, nous n'avons guère entendu parler d'elle.
Voilà entre quelles mains est mise notre sécurité, c'est une honte!
Toto le 17/07/2008 à 22:35:54
Cet "incident" dénote l'esprit de notre "république". On décide pour nous, on nous impose, comme à des enfants non responsables. Cela touche tous les domaines de celui de la politique énergétique, jusqu'à celui de la santé (vaccins obligatoires, puis seulement conseillé : Hépatite B) en passant par des manipulations génétiques pour notre bien (entre autre : OGM). Si par le hasard d'un scrutin maladroitement proposé ; les votes ne vont pas dans le bon sens, (ratification Européenne) pas de problème, on change les règles du jeu et nous voilà embarqué là même ou nous avions clairement refusé d'aller. Quand serons nous juste un peu plus libre de nos choix messieurs les marionnettistes? En attendant voilà l'eau "or" des années futures pollué en profondeur, et notre santé, celle des générations future qui est irrémédiablement compromise.
suite de l'info le 16/07/2008 à 15:51:47
Le dossier de Tricastin transmis au parquet
L’Autorité de sûreté nucléaire a transmis le procès-verbal d’infraction au parquet de Carpentras dans le Vaucluse, dix jours après la fuite accidentelle d’uranium sur le site nucléaire de Tricastin (Drôme). Des taux anormaux d’uranium relevés continuent d’intriguer le experts.
Après les mesures de précaution, les procédures judiciaires. Dix jours après une fuite accidentelle d’uranium sur le site de Tricastin, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donc transmis au parquet de Carpentras le procès-verbal d’infraction établi après l’inspection du site.
Des poursuites peuvent désormais être engagées contre la société mise en cause, la Socatri, filiale de retraitement de déchets du groupe Areva. 74 à 75 kg d’uranium ont été découverts dans les eaux proches de la centrale.
Par ailleurs, les principales mesures de précaution prises après cette fuite ont été maintenues dans les cours d’eaux proches du site. L’utilisation d’eau issue de captages privés reste interdite sur une bande de 100 mètres de part et d’autre des rivières La Gaffière et Le Lauzon (Vaucluse). Celles-ci bordent les communes de Bollène, Lapalud, Lamotte-du-Rhône et Mondragon.
Interdits également, le prélèvement et la distribution d’eau destinée à l’irrigation ou à la consommation animale.