Mehdi, 11 ans, blessé lors d'une intervention de police
Publié le mercredi 26 mars 2008 à 06H01Des policiers de la brigade anti criminalité entendus par le parquet
Très choqué par cette mésaventure, le père de Medhi avoue ne pas comprendre.
"Nous n'avons pas compris ce qui nous arrivait; jamais on a eu affaire à la police", raconte Youssef en regardant son petit frère de 11 ans, soutenu par des béquilles, le genou droit sous les bandages. Que s'est-il passé samedi après-midi, à proximité du hall des expositions, lors d'une intervention policière ? Il est 15 heures. El Mehdi, 11 ans, joue avec deux de ses copains de 12 ans : "On fabriquait une cabane avec des bambous. Pour faire net, on a brûlé les petits déchets tout autour et on les a recouverts de sable", racontent Mehdi et Aïssam. Croyant sans doute que les gamins préparaient un mauvais coup, un riverain alerte la police. "D'un coup, on a vu une Clio grise foncer tout droit sur nous et qui a freiné fort. Il y avait trois hommes. On a eu peur, on n'a pas compris que c'était des policiers et on a couru; on croyait que c'était des gens qui nous voulaient du mal... Un homme m'a sauté dessus et m'a plaqué de force la tête sur le sol", poursuit Mehdi. J'ai senti que ma jambe frottait très fort sur les graviers. Puis il m'a mis les menottes dans le dos et m'a dit "police". Un autre des trois garçons reçoit deux gifles.
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Commentaires
Chapy Chapo le 27/03/2008 à 14:00:10Trois hommes en face trois enfants de moins de 12 ans. Pas de traquenard possible, grand terrain plat avec une vue bien dégagée.
Il n'y avait pas de raison de paniquer pour les policiers, pour les enfants oui.
15H00 une arrestation de mineur, une blessure soignée qu'à 21h00.
Comment inculquer le respect des forces de l'ordre lorsqu'on en vient en plein jour à de telle extrèmité alors que rien ne les menace.
Je trouve cette histoire lamentable reflet de notre ville.
Tout mon soutient aux petites victimes, auxquelles les réparations, s'il y en a, ne pourront faire oublier ce traumatisme.
Les jeunes d'aujourd'hui seront demain les décideurs.
Dans 10 ans ces trois jeunes seront-ils délinquants ( par notre faute) ou des citoyens en mesure de développer leur talents?