Exclusion en hausse dans les villes
de personnes en difficulté que par le passé
Selon
une enquête (1) réalisée par TNS-Sofres pour Le Secours Catholique
portant sur l’exclusion et la pauvreté vue par les maires et les
Français, 51% des maires estiment que leur commune compte davantage de
personnes en difficulté que par le passé. A la question «Dans votre
commune, diriez-vous que les personnes en situation de pauvreté et
d’exclusion sont actuellement…», 11% des maires répondent «en très
grand nombre» (ils étaient 5% en 2001 et 8% en 1995), contre 31% des
Français. Toutefois, les observations des maires varient selon la
taille de leur commune et la tendance politique des élus.
Les jeunes sans emploi sont, selon les Français et les maires,
ceux qui éprouvent le plus de difficulté. Suivent les femmes seules
avec des enfants, les chômeurs de longue durée, les personnes ayant un
emploi précaire et les personnes âgées. La perception des difficultés
des personnes âgées par les maires a nettement augmenté entre 2001 et
2008 (+19%) alors que celle des chômeurs de longue durée a sensiblement
diminué (-16%).
En terme d’évolution, selon les maires, la situation s’est
dégradée pour les femmes seules avec enfants (4%), les personnes ayant
un emploi précaire (43%), les chômeurs de longue durée (29%), les
personnes âgées (27%) et les personnes âgées (27%). En revanche une
grande majorité s’accorde à penser que les immigrés et les Sans
domicile fixe n’ont pas vu leur situation changer ces dernières années.
Les maires et les Français sont majoritairement acquis à l’idée de la nécessité de construire de nouveaux logements et ouverts sur les mesures à prendre pour y parvenir. Les maires sont 93% (dont 52% très favorables) à se dire favorables aux logements en accession à la propriété, 81% à se dire favorables à la construction de logements sociaux (dont 32% très favorables). L’hébergement d’urgence arrive en troisième position avec 61% de maires favorables, majoritairement dans les grandes villes.
L’enquête montre que la majorité des maires considère la loi
instituant le droit au logement opposable comme inefficace (46 % plutôt
pas efficace et 19 % pas du tout efficace).
Les maires citent principalement cinq freins majeurs à la
construction de logements sociaux: l’augmentation des coûts de
construction et de l’immobilier foncier, le manque d’engagement de la
part de l'État, le manque de terrains disponibles, l’image négative des
logements sociaux auprès de la population et le manque de volonté de la
part de certains maires.
(1) Sondages effectués du 13 au 20 février 2008 auprès des maires
et les 20 et 21 février auprès des Français. Enquêtes réalisées par
téléphone auprès d’un échantillon national de 400 maires, représentatif
de l’ensemble des communes de France et auprès d’un échantillon
national de 1000 Français représentatif de l’ensemble de la population
âgée de 18 ans et plus, interrogés en face-à-face à leur domicile par
le réseau des enquêteurs de TNS Sofres. Méthode des quotas (sexe, âge,
profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et
catégorie d’agglomération.
Liens complémentaires :
http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/270208_exclusions.pdf


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