L'hiver arrive bientôt, toujours trop tôt pour certains

Même si cela se passe à Paris, on ne peut pas rester insensible devant le sujet.
L'hiver dernier, des dizaines de sans-abri ont campé canal St Martin. Au bout, il y a eu des promesses, une loi de plus... mais aujourd'hui, qu'en est-il. Il semblerait que le problème n'ait pas vu le début d'une résolution.

A en lire l'article paru ce jour, ça recommence.

Qu'en est-il à Orange de tous ceux qui n'ont ni de toit ni à manger. L'an passé, Emmaus venait offrir un repas chaud le soir, mais combien sont encore là?
Ce blog est aussi le blog des gens qui souhaitent venir en aide pratiquement aux nécessiteux.

Ce n'est pas en cachant la misère sous le tapis qu'on la fait disparaître!
Ce message est une invitation à se manifester, poser des questions,
offrir des réponses.

L'hiver n'est pas si loin, et,
ce n'est pas qu'en hiver que certains ont faim,
c'est tous les jours



Article ajouté le 2007-10-04 , consulté 301 fois

Commentaires


sirra le 06/11/2007 à 22:39:05
Elargir le débat occulte le niveau local auquel je reviens car si chacun balayait devant sa porte tout l'ensemble serait plus accueillant et propre.

Ainsi je souhaite parler de l'accueil d'urgence (OPAR et autres) à Orange qui a été supprimé il y a bien des années alors qu'il y a ici comme ailleurs des pauvres qu'on peut voir dans le froid certaines nuits d'hiver dans les petites rues.

Faute de points officiels d'hébergement, quelques personnes isolées leur viennent en aide, ou bien, si ces pauvres sont "reconnus" par l'Autorité de la ville, ils sont évacués vers d'autres municipalités qui elles ont accepté de dépenser un peu pour les accueillir et pour ce faire ont conservé leurs points d'accueil.

Ca me choque beaucoup, on est à Orange bien loin de St Vincent de Paul ou de l'abbé Pierre !!!


petitsdfenquêtededomicilefixe le 11/10/2007 à 21:15:35
Et pendant ce temps, à l'Assemblée Nationale et au Sénat, un certain Thierry Mariani balance sans vergogne un texte qui supprime aux plus démunis, l'accès au Centre d'Hébergement d'Urgence.

En juillet un certain Nicolas Sarkosy donnait aux plus riches un cadeau de 15 milliards d'euros...

En parallèle, 250 000 personnes sont sur la scellette pour repartir vers des pays où la misère est le "pain quotidien"

Demain, notre système de santé sera au même niveau que celui des Etats-Unis. Dans ce pays, la privatisation des soins entraîne des milliers de personnes à ne plus pouvoir se soigner parce qu'elles ne disposent pas de l'argent nécessaire à la dépense. Des personnes agées de plus de 70 ans sont contraintes, par nécessité, à ramasser les ordures ménagères pour gagner de quoi acheter des médicaments vendus à des prix inconvenants.

Ce n'est pas la description d'un film de science fiction. Ces faits sont réels. C'est ce vers quoi tend notre avenir en terme de soins et de politique sanitaire.

Et pourtant, nous sommes en France. Aujourd'hui, des millions de pauvres. Sept précisèment. C'est Martin Hirsch qui l'a annoncé lors des derniers mois.

Aujourd'hui, la France coupée en deux entités, celle des pauvres et celle des plus riches, cette France gouvernée par l'UMP, nous entraîne vers un cataclysme effrayant. Demain, nos petits enfants, aujourd'hui nos enfants subissent ou subiront la déhumanisation en marche !

Non, la France n'est plus celle de nos parents. Les tableaux de Renoir sont remplacés par les tags. Nous allons mal, trés mal.

Alors ! Que le peuple se lève ! Qu'il reprenne fourches, faucilles et batons pour faire entendre son refus de ces mécanismes en oeuvre qui alimentent la misère !
Orange Libre site : http://www.oct17.org/fr | le 11/10/2007 à 10:45:50
17 octobre 2007, Journée mondiale du refus de la misère
Reconnue par les Nations Unies comme la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

Née de l’initiative du père Joseph Wresinski et de celle de plusieurs milliers de personnes de tous milieux qui se sont rassemblées sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris en 1987, cette journée est officiellement reconnue par les Nations Unies depuis 1992.
Pour 2007 le thème proclamé par l’Assemblée Générale des Nations-Unies est :
"Vivre dans la pauvreté et être acteur de changement : 20ème (...)

http://www.oct17.org/fr

SDF en devenir le 10/10/2007 à 14:12:15
Le combat des mal-logés ou le manque criant de logements sociaux

PARIS le 10 octobre (AFP) — Le combat des mal-logés remet sur le devant de la scène la pénurie persistante de logements sociaux, surtout en Ile-de-France.

Mercredi au petit matin, le campement installé près de la Bourse à Paris a été de nouveau délogé. Les familles concernées ne sont pas des SDF, ni des sans-papiers. La plupart vivent dans des chambres d'hôtel minuscules et souvent insalubres pour lesquelles elles paient en fonction de leurs ressources, les services sociaux versant au propriétaire la différence. Une mère de famille montre volontiers sa quittance mensuelle de 3.720 euros pour une chambre d'hôtel (sans étoile) qu'elle occupe avec son mari et ses cinq enfants.

Selon le Comité Actions Logement, 4.000 familles vivent actuellement dans ces conditions à Paris et dans sa proche banlieue alors qu'il y a 120.000 logements vides à Paris (recensement Insee) et 120.000 demandes de logement social en attente.

Tous les demandeurs ne sont pas en situation précaire mais beaucoup sont sur la liste d'attente depuis plusieurs années, parce que le parc de logements sociaux est chroniquement insuffisant et les loyers dans l'immobilier privé trop élevés. En 2005 à Paris, 14.000 logements sociaux ont été attribués, soit seulement 14% de la liste d'attente. Sur ce total, 1.299 étaient destinés aux familles signalées par les services sociaux et les associations.

Il y a un plafond de ressources pour bénéficier d'un logement social (35.871 euros de revenu imposable pour un couple demandant un logement HLM, 47.000 pour trois personnes) et selon la Mairie de Paris, 95% des bénéficiaires sont à 60% de ce montant.

Dans une lettre adressée mardi au Premier ministre et à la ministre du Logement, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë rappelle que la municipalité a financé en cinq ans "30.000 logements sociaux dont environ 7.000 très sociaux".

La demande de logements sociaux et très sociaux s'explique beaucoup par les prix dans l'immobilier privé. Selon une étude de Clameur d'août, le m2 se loue 10 euros par mois sur une bonne moitié du territoire, mais en Ile-de-France il est à 17,1 euros/m2/mois et à Paris à 20,8 euros. Hors de portée pour beaucoup de familles.

Les associations de défense des mal-logés, comme le Comité Actions Logement et le DAL (Droit au Logement) réclament la réquisition des logements vacants qu'autorise l'ordonnance du 11 octobre 1945, inscrite ultérieurement dans le code de la construction et de l'habitation (art L641-1).

Les pouvoirs publics mettent plutôt l'accent sur le droit au logement opposable (Dalo) qui doit entrer en vigueur en 2008 pour régler la question des mal-logés. Ils prévoient également 400.000 mises en chantier en 2007 et 500.000 ensuite dont 120.000 de logements sociaux.

Habitat et Humanisme suggère de mobiliser les propriétaires privés pour augmenter l'offre de logements sociaux, notamment via des avantages fiscaux (défiscaliser les revenus locatifs des appartements loués à des prix "très sociaux", retirer ces appartements de l'assiette de l'ISF). Elle demande aussi que les terrains mis en vente par les pouvoirs publics le soient à un prix permettant la mise en oeuvre de programmes de logement social.

Elle prône surtout de restaurer la mixité sociale, en "densifiant" les centres plutôt que de repousser en périphérie les moins favorisés.

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