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Orange : capitale de l'extrême droite : danger pour l'être humain les 18 et 19 octobre 2009

Alors que le maire d'Orange se fout complètement de la vie sociale, culturelle, familiale, éducative, économique de la ville d'Orange dont il a la charge…
Alors qu'il va délaisser cette même ville pour briguer le poste régional (en plus de son mandat au conseil général)
Voilà que monsieur Bompard transforme Orange, la cité des Princes comme il aime à le rappeler, en capitale du fascisme, du cumul des pires idées que l'on peut avoir en politique. Il suffit pour s'en convaincre de regarder ses alliés, ses partenaires, mais surtout, il suffit d'être Orangeois pour savoir ce que cela représente après plus de deux mandats.
Orange n'a pas bougé d'un iota depuis 15 ans, à part quelques façades rénovées et un rond point pour donner le change!

Mais que veut monsieur Bompard?
Gagner plus d'argent, il touche déjà plus qu'il ne peut dépenser
Avoir plus de pouvoir, de notoriété, d'influence sur la population pour mieux la manipuler

L'orgueil, le pouvoir, l'argent, la manipulation, le tout réuni pour aller où, faire quoi?
J'entends d'ici les réponses creuses de ses partisans,…
mais eux-même n'auront pas de réponse concrète, ils n'ont aucune idée d'où il va et encore moins d'imaginer combien ils sont eux-aussi manipulés.
Les bons partisans qui collent les affiches, donnent l'argent, font le service d'ordre… les valets qui servent les princes ne sont que des objets.

Voilà qui va encore faire poser la même question aux gens qui vivent à l'extérieur, les mêmes réflexions :
mais que se passe-t-il à Orange?
Pourquoi un tel personnage est-il aux manettes
Je ne viendrai jamais m'installer à Orange
Pourquoi les Orangeois ne réagissent-ils pas
C'est honteux d'abandonner une ville de la sorte…

Avoir honte d'être Orangeois, voilà le résultat d'une municipalité qui gangrène la politique avec des idées d'un autre âge, faites de mensonge, de mépris, de rejet, d'immobilisme et … pire encore dans les différets modes d'application

Je conseille vivement aux gens dont le "facies" ne correspond pas aux valeurs partagées par ce mouvement et insufflées par ses dirigeants, de rester à l'écart… ils ont l'air très décidés!

Identitaire, cela veut dire Européen de souche, de sang, de couleur! Donc si vous venez, même après plusieurs générations, de l'autre côté de la méditerrannée, passez votre chemin!
Un identitaire, c'est un BLANC CATHOLIQUE, c'est ce qu'on peut retenir des interview proposés sur leur site. Sans les citer, ces gens rejettent les Maghrébins, les musulmans, les étrangers en général, les autres, les différents…
M. Bompard fustige en permanence les pauvres, les accuse de l'être car volontaires!

DANGER!
DANGER! DANGER!

DANGER! DANGER! DANGER!
DANGER! DANGER! DANGER! DANGER!
DANGER! DANGER! DANGER! DANGER! DANGER!



Posté le 17/10/2009 | 187 consultations | 28 commentaires | Voir et commenter l'article

Rien ne va plus entre Villiers et son allié, le maire d'Orange

Guillaume Perrault  02/10/2009 - Le Figaro


C'est une quasi-rupture. Alliés depuis quatre ans, Philippe de Villiers et le maire d'Orange Jacques Bompard, seul élu issu du FN qui ait réussi à s'enraciner dans une ville importante depuis 1995, vont se retrouver dans des camps différents aux régionales. Bompard présente sa propre liste - baptisée la «Ligue du Sud» - contre celle de l'UMP en Provence-Alpes-Côte d'Azur… alors que le créateur du Puy du Fou œuvre pour une liste commune avec l'UMP dans les Pays de la Loire. Un grand écart délicat pour l'élu vendéen, qui a rejoint le comité de liaison de la majorité présidentielle cet été.

«Je suis cohérent avec mes idées et mon engagement politique, déclare Bompard, président de la fédération du Vaucluse du Mouvement pour la France (MPF), le parti de Villiers. Nicolas Sarkozy n'a pas tenu ses promesses de campagne, notamment sur l'identité nationale, la sécurité et le pouvoir d'achat. Il est donc hors de question que je fasse une liste commune avec l'UMP dans ma région.»

Philippe de Villiers a laissé le secrétaire général du MPF, Patrick Louis, démentir tout soutien de leur parti à la liste de Jacques Bompard. «Le MPF en prend acte mais ne reconnaît pas la liste Ligue du Sud comme une liste du MPF», a annoncé Patrick Louis.

Dans ces conditions, Bompard pourra-t-il rester président de la fédération MPF du Vaucluse ? Le maire d'Orange ne veut pas prendre l'initiative de couper les ponts de façon irrévocable avec Villiers. Et le Vendéen espère que l'UMP ne le contraindra pas à exclure son ancien allié. Pour l'heure, les deux hommes ont donc choisi d'éviter les mots qui blessent. Mais leurs rapports sont devenus tendus et le cœur n'y est plus. Bompard reproche à demi-mots à son ancien ami d'avoir renié ses convictions en entrant dans la majorité présidentielle.

Le modèle Berlusconi

Exclu du FN par Jean-Marie Le Pen en 2005 pour sa liberté de ton à son égard, Jacques Bompard avait alors rejoint le MPF et soutenu la candidature de Philippe de Villiers à la présidentielle de 2007. Le maire d'Orange espère que sa notoriété locale - il est aussi conseiller général du Vaucluse et sa femme Marie-Claude est maire de Bollène - lui permettra de donner une assise à sa liste aux régionales. L'appellation de sa liste, Ligue du Sud, fait référence à la Ligue du Nord italienne, un modèle à ses yeux. Et la perspective d'affronter aussi Jean-Marie Le Pen, tête de liste du FN en Provence-Alpes-Côte d'Azur, ne semble pas lui déplaire.

Villiers, pour sa part, ne regrette pas d'avoir rallié Sarkozy. «Je peux faire entendre ma voix de façon beaucoup plus efficace en étant à l'intérieur de la majorité présidentielle qu'en demeurant en dehors», argumente-t-il. Le président du conseil général de Vendée craint beaucoup que la réforme des collectivités territoriales en préparation ne dépouille les départements de leur autonomie. Il consacre beaucoup d'énergie à plaider la cause des conseils généraux auprès de Nicolas Sarkozy, de François Fillon et des principaux ministres, tout en niant vouloir défendre son seul fief. «Ce qui est en jeu, c'est le lien entre l'homme et le territoire, c'est la définition même de la droite», plaide-t-il.

La brouille de Bompard et Villiers contribue en tout cas à affaiblir davantage le MPF, qui ne conserve plus guère d'importance que dans les Pays de la Loire.


Posté le 02/10/2009 | 116 consultations | 6 commentaires | Voir et commenter l'article

on a les amis qu'on se crée au fil du temps…

La croisade des Identitaires italiens contre les symboles de l’unité nationale

Umberto Bossi, chef incontesté de la Ligue : son geste résume à lui seul sa façon d'argumenter La Ligue du Nord, principal allié d’extrême droite au gouvernement de Silvio Berlusconi, a décidé de s’en prendre aux symboles de l’unité italienne. Lundi 17 août, le ministre de la réforme s’en est pris à l’hymne national italien dans lequel il voit le symbole de la « prééminence de Rome », en soutenant que « personne n’(en) connaissait » [...]
 
Umberto Bossi, chef incontesté de la Ligue : son geste résume à lui seul sa façon d'argumenter

La Ligue du Nord, principal allié d’extrême droite au gouvernement de Silvio Berlusconi, a décidé de s’en prendre aux symboles de l’unité italienne. Lundi 17 août, le ministre de la réforme s’en est pris à l’hymne national italien dans lequel il voit le symbole de la « prééminence de Rome », en soutenant que « personne n’(en) connaissait » les paroles (sic !).


Comble de la bêtise, la ville de Rome est actuellement dirigée par une municipalité d’extrême droite, alliée du gouvernement dont est partie prenante la Ligue qui a quatre ministres et huit secrétaires d’Etat !
« Fratelli d’Italia », est un hymne régulièrement pris à parti par la Ligue qui lui préfère « Va Pensiero » tiré du Nabucco, de Verdi. Cette offensive estivale antinationale s’en est également prise à la langue italienne et au drapeau. La Lega Nord entend promouvoir les langues régionales (dont la Charte d’inspiration euro-mondialiste est une référence pour eux) contre la langue vernaculaire italienne et cherche à rendre obligatoire à l’école leur enseignement. Umberto Bossi, le Leader Massimo de la Ligue, préparerait une proposition de loi permettant de joindre, lors des manifestations officielles, des oriflammes régionales au drapeau tricolore, voir à supprimer tout bonnement toute référence nationale dans certaines manifestations. Selon Le Monde du 19 août, au sein du gouvernement, le ministre de l’Agriculture Luca Zaia, a exigé que la RAI, chaîne de télévision publique, produise davantage de « fictions régionales ».

Et tout cela dans un contexte politique où le gouvernement Berlusconi s’apprête à régulariser quelque 400.000 immigrés clandestins, appliquant à l’évidence la préférence étrangère contre ses propres compatriotes.
Depuis qu’elle s’est sentie poussée des ailes politiques en accédant au gouvernement italien, la Ligue du Nord ne cesse de tout faire pour remettre en cause l’unité italienne et ses symboles. C’est en quelque sorte sa manière de se différencier des autres. En d’autres temps, toutes ces bonnes âmes auraient fini par séjourner un temps aux îles Lipari… Mais autres temps, autres mœurs : aujourd’hui, la Ligue du Nord est présentée comme « un véritable modèle » pour tous les mouvements « identitaires » d’Europe, selon le site de la Convention identitaire « française » qui doit se dérouler en octobre à Orange, ville tenu par un Jacques Bompard qui, dernièrement encore, s’estimait sarkompatible. Ses efforts constants, ces derniers mois, pour maintenir coûte que coûte une mosquée dans sa bonne ville témoignent de sa bonne foi.

Du reste, un positionnement antinational, semblable à celui de la Lega Nord, existe au sein de la mouvance identitaire française (mis en exergue par quelques gourous idéologues parfois issus de l’extrême gauche comme Jean-Baptiste Santamaria) qui a toujours su valoriser une farouche négation des fondements unitaires de la France à travers les siècles, en dépit de toute réalité historique. Et lorsque l’on s’aventure à demander, auprès de certains, des explications cohérentes sur ce point pour le moins surprenant et choquant, on ne reçoit généralement qu’injures et insultes en dessous de la ceinture… en guise de réponse argumentée (voir les réponses de Beck sur cette question sur France-Espoir).

Reste à savoir qu’elle est la position des responsables identitaires, qui sont issus du combat national, sur ce point essentiel.


Posté le 20/08/2009 | 198 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

Pire qu'EDVIGE : le STIC

Créé officiellement par le décret n° 2001-583 du 5 juillet 2001, le « système de traitement des infractions constatées » (STIC) est un fichier national, placé sous la responsabilité du ministère de l’intérieur, et destiné à enregistrer les informations recueillies à partir des procédures établies par les services de la police nationale dans le cadre de leurs missions de police judiciaire et relatives aux crimes, aux délits et aux contraventions de cinquième classe.

Encadré par la loi et le règlement, le STIC a pour finalité de « faciliter la constatation des infractions à la loi pénale, le rassemblement des preuves de ces infractions et la recherche de leurs auteurs et l’exploitation des données à des fins de recherche statistique» (article 1er du décret n° 2001-583 du 5 juillet 2001 modifié par le décret n° 2006-1258 du 14 octobre 2006).
Initialement, il était conçu comme un moyen, pour le ministère de l’intérieur, de disposer d’un outil permettant, d’une part, d’orienter les enquêtes et, le cas échéant, d’identifier les auteurs d’infractions, grâce à des recoupements avec des affaires précédentes, d’autre part, d’établir des statistiques fiables d’analyse de l’activité de police.

Le STIC possède une deuxième fonction : il est aussi un instrument d’enquête administrative. Depuis la loi du 15 novembre 2001 relative à la sécurité quotidienne confortée et pérennisée par la loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure, il peut être consulté à l’occasion du recrutement, de l’agrément ou de l’habilitation des personnels de professions très diverses. Ainsi en est-il des personnels de surveillance et de gardiennage, des personnes souhaitant travailler dans les zones aéroportuaires ou des agents de police municipale, des gardes champêtres ou des préfets, ambassadeurs, directeurs et chefs de cabinets des préfets, magistrats, etc. Au total, la consultation du STIC à des fins d’enquête administrative est susceptible de concerner aujourd’hui plus d’un million d’emplois.

De surcroît, la consultation administrative du STIC est prévue pour les demandes de titres de séjour, d’acquisition de la nationalité française ou pour une proposition à la Légion d’honneur.
Au 2 décembre 2008, le nombre de personnes physiques mises en cause enregistrées dans le STIC s’élevait à 5 552 313, le nombre de personnes physiques victimes à 28 329 2764 et le nombre de procédures à 36 427 745 (une personne mise en cause ou une victime pouvant faire l’objet de plusieurs procédures).

La présomption d'innocence, et même le constat judiciaire de l'innocence, sont bien loin d'être respectés...

Vous pouvez télécharger le rapport de la CNIL (fichier .pdf) rendu le 20 janvier.
De nombreuses réactions fleurissent sur Internet, des pétitions, des groupes de discussion… on n'a pas fini d'en entendre parler.
N'hésitez pas à vous manifester à ce sujet.


Posté le 22/01/2009 | 113 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Droit au logement opposable à parir du 1er décembre

Les déboutés du droit au logement opposable peuvent attaquer l'Etat devant les tribunaux administratifs à partir de ce 1er décembre 2008

A partir de ce lundi, les personnes considérées comme «prioritaires» en matière de demande de logement sont en droit de saisir leur tribunal administratif si l'Etat s'est avéré défaillant. Les tribunaux pourront appliquer à celui-ci des pénalités financières qui viendront alimenter un fonds destinés à la construction de logements sociaux.
Cette possibilité est ouverte au 1er décembre en vertu de la loi du 5 mars 2007 sur le droit au logement opposable (Dalo). Au 31 octobre, 50.600 demandes de logement avaient été déposées au titre du Dalo, selon les services de Christine Boutin, ministre du Logement. Sur la totalité de ces recours, 32.000 concernent l'Ile-de-France dont 11.000 à Paris. Alors qu’on s’attendait à quelque 600.000 demandes à cette date, le nombre de dossiers est beaucoup moins massif que prévu. Christine Boutin estime maintenant à quelque 60.000 le nombre de personnes qui auront déposé un dossier d'ici au 31 décembre. Ce qui s’explique, selon le comité de suivi de la loi Dalo, malgré les campagnes lancées par les associations, par le manque d’information des populations concernées et prioritaires (SDF, foyers menacés d’expulsion, etc.), mais aussi par le peu de formation reçue par les fonctionnaires chargés des dossiers et, surtout, par la complexité de l’instruction de ces derniers: il est quasiment impossible de parvenir à remplir le dossier sans se faire aider.
Un avis favorable a été formulé pour 13.200 demandes (un petit quart de l'ensemble), mais il n'y a eu au bout du compte que 3.300 relogements ou hébergements effectifs, selon le Comité de suivi de la mise en œuvre du droit au logement opposable.
Un «tableau de bord» a été élaboré et approuvé par le comité de suivi. Ce tableau de bord comportera des données relatives aux saisines des commissions de médiation et à leurs décisions, qui résulteront de l’agrégation des tableaux de bord départementaux tenus par les secrétariats desdites commissions et remplis à l’occasion du traitement des recours. Il comprendra aussi des données relatives aux actions entreprises pour donner suite aux décisions favorables des commissions et à leurs résultats en termes de logement ou d’hébergement. Ces données devront être recueillies auprès des différents services et organismes qui concourront aux actions à mener, dont les préfectures pour ce qui concerne l’utilisation du contingent préfectoral de logements sociaux.
La loi prévoit que les ménages dits «prioritaires» peuvent, depuis le 1er janvier 2008, former un recours amiable auprès de commissions de médiation départementales pour obtenir un logement ou un hébergement. Si aucune solution de relogement ne leur est proposée, les personnes concernées peuvent déposer un recours contentieux au tribunal administratif à partir du 1er décembre 2008. Pour Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre et membre du Comité de suivi du Dalo, interrogé par l’AFP, «cette date du 1er décembre ne veut évidemment pas dire que tout va changer. Simplement, ce nouveau droit au logement va entrer dans sa phase juridique. On passe d'une obligation de moyens à une obligation de résultats». Dans les zones «tendues» - où il y a de graves problèmes de logement -, le préfet dispose d'un délai de 6 mois pour trouver un logement aux demandeurs, de 3 mois ailleurs.
A partir du 1er janvier 2012, le droit de recours devant le tribunal administratif sera étendu à tous les demandeurs d'un logement social depuis un délai «anormalement long».
De son côté, la ministre, Christine Boutin a mis en place un groupe d’évaluation pour faciliter l’accès au droit au logement opposable. Piloté par Paul Bouchet, ancien président d’ATD quart Monde et membre du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées et du comité de suivi du Dalo, le groupe devra évaluer le degré d’information des publics concernés, l’évaluation des formalités, et l’accueil des requérants. Il devra rendre ses conclusions d’ici à deux mois.

- Pour accéder au texte de la loi n°2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale, voir premier lien ci-dessous.
- Pour lire le dossier consacré au Dalo sur le site du ministère du Logement, voir second lien ci-dessous.


Liens complémentaires :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000271094&fastPos=1&fastReqId=777609881&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte
http://www.logement.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=1458


Logements sociaux

2 Décembre 2008
Le contentieux du droit au logement opposable organisé par un décret

Un décret du 27 novembre qui organise le contentieux du droit au logement opposable (DALO) a été publié au Journal officiel du 28 novembre, soit 3 jours avant la date (1er décembre 2008) à laquelle les personnes considérées comme «prioritaires» en matière de demande de logement étaient en droit de saisir leur tribunal administratif, si l'Etat s'est avéré défaillant.
Aux termes de l'article L.441-2-3-1 du Code de la construction et de l'habitation, issu de la loi instituant le droit au logement opposable, «le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé d'urgence et qui n'a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement».
Le décret dresse les différents cas ouvrant droit à recours contentieux et introduit notamment dans le Code de justice administrative (partie réglementaire) des dispositions relatives à la présentation, à l'instruction et au jugement des requêtes.
Les jugements sont rendus par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet.
Le juge statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort sur les requêtes.
Les requêtes doivent être présentées au plus tard le 30 avril 2009 lorsque le requérant se prévaut d'une décision de la commission de médiation rendue avant le 1er janvier 2009 ou, en l'absence de commission, a saisi le préfet d'une demande de logement avant cette date et qu'il n'a pas bénéficié de l'information de la commission prévue à l'article R. 441-18-2 du Code de la construction et de l'habitation.

Décret n° 2008-1227, 27 novembre 2008, JO 28 novembre 2008. Pour accéder au texte, voir lien ci-dessous.


Liens complémentaires :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=20183FD834E8DFF9E758CB3BF631066E.tpdjo04v_3?cidTexte=JORFTEXT000019826315&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id



Posté le 07/12/2008 | 121 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Ricaner n'est pas respecter, M. Sarkozy, la France a honte

Décidément, il n'arrêtera jamais de faire des gaffes, on est tous d'accord et prêts à en rire.
Qu'il veuille piquer un stylo lors d'une signature importante, regarder avec une envie non dissimulée dans le décolleté d'un mannequin, qu'il insulte un homme qui ne voulait pas lui serrer la main, un "casse-toi pauve con" mémorable, ce n'est pas qu'on s'y habitue, mais on se dit : "il est comme ça", même si la fonction de Président de la République appelle à une stature un peu plus grande, un charisme un peu plus large.

Mais lorsque c'est devant les cercueils des soldats morts au font, devant les familles en deuil et des millions de Français, là, on n'a plus du tout envie de rire!
Si monsieur Sarkozy a envie de ricaner, qu'il aille le faire ailleurs que là, s'il a envie de se comporter comme dans la cour du collège, avec une attitude digne d'un adolescent boutonneux, qu'il quitte l'Élysée, la France lui en sera reconnaissante.

A ceux qui ne l'auraient par remarqué, voici la vidéo de l'extrait en question qui depuis quelques jours est visionnée par des millions d'internautes.


SARKOZY RICANE EN RENDANT HOMMAGES AUX SOLDATS MORTS
envoyé par psy_ko_mat



Posté le 25/08/2008 | 219 consultations | 6 commentaires | Voir et commenter l'article

Une première médaille d'Or pour la France : celle de la lâcheté!

Le suspense était mince. Le voilà définitivement levé : Nicolas Sarkozy ne rencontrera pas le dalaï-lama lors de la prochaine visite de celui-ci en France. Et pour cause : le dignitaire tibétain, qui devait connaître la réponse, n'a pas sollicité d'entrevue.
Alors notre Nicolas national sort son arme  bling bling, c'est Carla qui va s'y coller! Elle assistera à l'une des cérémonies qu'il doit présider pendant sa visite en France, à partir de lundi.

Il peut s'envoler vers la Chine en toute sérénité, chacun de ses propos est un signe d'allégeance à  cet empire sans foi :
« A cette Chine qui réussit chaque jour davantage, dit-il, j'adresse un message chaleureux d'amitié ; une amitié historique, indéfectible et inébranlable, qui lie le peuple français au peuple chinois. »
Qu'il parle d'amitié des peuples pourquoi pas, mais lorsqu'il évoque la réussite quotidienne de cette dictature, cela laisse un goût très amer.

Le petit, mais alors, le très petit Nicolas a choisi entre l'homme et le pouvoir, entre l'homme et l'argent.
Lorsqu'il dit : « certains se sont interrogés récemment dans nos deux pays sur la réalité et le sens de cette amitié. Ma présence à Pékin le confirmera une nouvelle fois: l'amitié entre la France et la Chine est un axe fondamental de la politique étrangère de la France. Elle répond aux aspirations profondes de nos deux peuples, elle est indispensable à la construction d'un ordre international plus juste, plus sûr, plus harmonieux.»
Il  ne fait qu'essayer de garantir des contrats de multinationales.
Pourtant lorsqu'on lit la liste de ceux qui viendront et ne viendront pas, il n'était variment pas obligé :

Ils assisteront à la cérémonie :

- AFGHANISTAN - Le président Hamid Karzaï
- AUSTRALIE - Le Premier ministre Kevin Rudd
- BRESIL - Le président Luiz Inacio Lula da Silva
- CAMBODGE - Le roi Norodom Sihamoni
- COREE DU SUD - Le président Lee Myung-bak
- CROATIE - Le président Stjepan Mesic
- ETATS-UNIS - Le président George W. Bush. Une délégation de sept membres du gouvernement, dont la secrétaire d'État Condoleeza Rice, assistera à la cérémonie de clôture.
- FIDJI - Le Premier ministre par interim, Frank Bainimarama
- FINLANDE - Le Premier ministre Matti Vanhanen
- FRANCE - Le président Nicolas Sarkozy
- ILES COOK - Le représentant de la Reine Elisabeth II, Frederick Goodwin
- ILE MAURICE - Le président Anerood Jugnauth
- JAPON - Le Premier ministre Yasuo Fukuda
- MALAISIE - Le roi Tuanku Mizan Zainal Abidin et la reine Tuanku Nur Zahirah
- NORVEGE - Le roi Harald V et la reine Sonja Haraldsen
- PAYS-BAS - Le Premier ministre Jan Peter Balkenende
- RUSSIE - Le Premier ministre Vladimir Poutine
- SAMOA - Le chef d'Etat Tuiatua Tupua Tamasese Efi
- SINGAPOUR - Le président Sellapan Rama Nathan et le "Minister Mentor" Lee Kuan Yew
- SUISSE - Le président Pascal Couchepin
- THAILANDE - Le Premier ministre Samak Sundaravej et la princesse Maha Chakri Sirindhorn
- VANUATU - Le président Kalkot Mataskelekele
- VIETNAM - Le président Nguyen Minh Triet

Ils n'y assisteront pas :

- ALLEMAGNE - La chancelière Angela Merkel
- CANADA - Le Premier ministre Stephen Harper
- COREE DU NORD - Le président Kim Jong-il. Le numéro 2 du régime Kim Yong-nam, assistera à la cérémonie.
- ESPAGNE - Le roi Juan Carlos et le président du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Moratinos, sera présent.
- GRANDE-BRETAGNE - Le Premier ministre Gordon Brown. Il assistera à la cérémonie de clôture.
- INDE - Le Premier ministre Manmohan Singh. Le ministre des Sports S. Gill sera présent. Sonia Gandhi, la présidente du Parti du congrès, a été invitée à la cérémonie d'ouverture, selon les médias indiens.
- ITALIE - Le Premier ministre Silvio Berlusconi
- NATIONS UNIES - Le secrétaire général Ban Ki-moon
- NOUVELLE-ZELANDE - Le Premier ministre Helen Clark. Le gouverneur général Anand Satyanand sera présent.
- PAKISTAN - Le président Pervez Musharraf
- POLOGNE - Le Premier ministre Donald Tusk
- REPUBLIQUE TCHEQUE - Le Premier ministre Mirek Topolanek manquera la cérémonie d'ouverture, mais assistera à des épreuves plus tard.
- TAIWAN - Le président Ma Ying-jeou. Thomas Tsai, president du Comité olympique de Taipei sera présent.

Personne n'est obligé de cautionner une telle mascarade. Le commerce fait autour de ces jeux est indécent. Les produits dérivés ont déjà rapporté plus que pour les jeux en Grèce. Vous n'êtes pas obligés de tomber dans le panneau.
Vous êtes-vous posé la question sur les conditions de fabrication des "mascottes"?
Si vous avez envie de dépenser "inutilement", n'hésitez pas à faire un don à une association caritative de votre quartier, de votre ville, ce sera plus utile que d'engraisser un peu plus une multinationale chinoise.

Posté le 07/08/2008 | 249 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

Un nouveau fichier de police suscite colère et polémique

Un nouveau fichier policier, censé renforcer le contrôle sur les personnes qui exercent un mandat politique, syndical ou économique, est entré en vigueur le 1er juillet. Les organisations des droits de l’homme le dénoncent ainsi que de nombreuses associations professionnelles, syndicales, politiques, sociales, humanitaires, antiracistes,  et des citoyens par dizaines de milliers...

Ce fichier d’Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale (Edvige) a pour objectif  de centraliser et d'analyser les informations relatives aux personnes qui exercent ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle quelconque au sein de la société française.

Etendu aux enfants de 13 ans, le décret permet également de faire des croisements avec d’autres sources d’informations et prend en compte les opinions politiques, la sexualité et les origines ethniques des personnes faisant l’objet d'enquête.

Levée de boucliers
"Edvige" a suscité le courroux de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Plus de trois cents d’entre elles ont lancé des pétitions via Internet pour dénoncer les "atteintes graves aux libertés individuelles et à la chasse des enfants".

Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), qualifie ce nouveau fichier de "liberticide et de mesure terrible pour les libertés publiques". Estimant que c’est à l’Assemblée nationale que revient la charge de voter ce genre de texte et non au gouvernement, il voit en "Edvige" une mise en place "d’une société fichée en permanence". Et de regretter une gauche "aphone, incapable de se dresser contre le rouleau compresseur idéologique de la droite".

D’autres associations s’interrogent sur l’utilité du nouveau fichier. L’association Gaylib, représentant les homosexuels de l’UMP, se demande ainsi  "en quoi des données sur l’orientation sexuelle ou l’état de santé d’un individu peuvent-elles être utiles à l’information du gouvernement ou à la prévention des troubles à l’ordre public"  et demande la "suspension" du nouveau fichier policier.


Le ministère de l’Intérieur tente d’apaiser les esprits.
Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l’Intérieur cherche à rassurer toutes les associations sur d’éventuelles dérives d’"Edvige" : "Dans son avis consultatif, la Cnil [Commission nationale de l’informatique et des libertés] a émis des réserves, mais ce décret a été validé par le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française. La Cnil pourra à tout moment contrôler, y compris de façon inopinée, le contenu de ce fichier. Tout ajout, modification ou consultation du fichier, est traçable et vérifiable par la Cnil."

"Un fichage qui ne dit pas son nom"
De son côté, l’Association des paralysés de France (APF) appelle au retrait immédiat du fichier "Edvige". "Ce fichage qui ne dit pas son nom met de fait en cause toutes les personnes qui aujourd’hui sont investies pour défendre des idées, des droits, des personnes", écrit-elle dans un communiqué rendu public lundi.
Ainsi, tous les acteurs de l'association quels qu'ils soient - élus, bénévoles, salariés ou adhérents - peuvent tomber sous le coup de ce fichier, de par leur fonction ou leurs actions", s'inquiète l'association.
Pour elle, un tel fichier "s'attaque aux fondements même de la démocratie et de la citoyenneté et constitue une régression des libertés individuelles et publiques".

L'APF soutient donc le collectif "Non à Edvige" et indique avoir signé l'appel "Pour obtenir l'abandon du fichier Edvige". Edvige, acronyme pour "exploitation documentaire et valorisation de l'information générale", a suscité un tollé parmi de nombreuses organisations syndicales et de défense des droits de l'Homme.

SIGNEZ LA PÉTITION

pour obtenir l'abandon du fichier EDVIGE instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux

Plus de 40000 signatures en 2 semaines
Au 23 juillet 2008, il y a 42174 signatures électroniques enregistrées et 310 signatures d'organisations, collectifs, partis et syndicats depuis le 10 juillet 2008

http://nonaedvige.ras.eu.org/


Posté le 23/07/2008 | 230 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Les bureaux de vote électroniques génèrent plus d'erreurs

Une étude, réalisée par une chercheuse du laboratoire d'informatique de Nantes-Atlantique et portant sur les trois derniers scrutins nationaux, révèle un nombre "d'erreurs" plus élevé dans les bureaux utilisant des ordinateurs de vote que dans les bureaux traditionnels.

Cette étude, rendue publique mardi, et conduite par Chantal Enguehard en relation avec l'Observatoire du vote, est la première recherche quantitative sur la dématérialisation du vote dans les élections politiques en France.
Elle a été menée à partir de données provenant de 20.051 bureaux de vote, dont environ un tiers pratiquant le vote électronique, dans 46 communes de référence, dont 24 utilisant des ordinateurs de vote, lors des dernières présidentielles (1er et 2nd tours), législatives (1er tour) et municipales (1er tour).

L'étude montre en premier lieu que le nombre de bureaux "en erreur", c'est-à-dire où le nombre de votes n'est pas égal au nombre d'émargements, est bien plus élevé parmi ceux qui utilisent les machines à voter que parmi ceux qui ont recours à l'urne traditionnelle.
Globalement, sur les quatre tours d'élections étudiés, on relève ces erreurs dans 29,8 % des bureaux procédant au vote électronique et dans 5,3 % de ceux utilisant l'urne.

Lors du premier tour de la présidentielle, on compte ainsi 3,9 fois plus de bureaux de vote électronique en erreur que de bureaux de vote traditionnels en erreur. Ce rapport monte à 7,5 pour les législatives et 7,8 pour les municipales, selon l'étude.

Face aux lenteurs et aux erreurs provoquées par les urnes électroniques, Amiens (Somme), Saint-Malot (Ille-et-Vilaine), Ifs (Calvados), Le Peurreux-sur-Marne (Val-de-Marne) ou encore Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) avaient choisi d'abandonner l'utilisation de leurs machines entre les deux tours de la présidentielle de 2007.

Publié le 08/07/2008 à 16:57 -  Le Point.fr

Posté le 16/07/2008 | 221 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

être handicapé : un verbe conjugué au futur conditionnel

Faudra-t-il un président handicapé pour que les choses changent, on peut se le demander.
La loi de 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, prévoyait un rendez-vous en 2008, c'est fait, le sujet est remonté au rang d'actualité. Quelle belle affaire!
Nos gouvernants justifient leur travail et l'avancée des lois en mettant un sujet à l'ordre du jour, mais cela ne veut pas dire que le problème soit résolu ou que des solutions concrètes soient mises en place.
Le sujet des handicapés en est une illustration supplémentaire, mais au delà de la polémique, c'est de la vie d'une partie des Français qu'il est question. Un quotidien couleur "parcours du combattant", autant au sens propre qu'au figuré.


Les bonnes intentions ne suffisent plus, des actes, des faits, du concret s'il vous plaît.
Arrêtons les conférences nationales, les journées du handicap, au même titre que celle du SIDA, du tabac ou de la femme...
Ras le bol des belles phrases du genre : "le handicap est une priorité" ou «Une personne handicapée dans une entreprise, dans un collège, ce n'est pas une charge, c'est une chance», comme l'a déclaré Nicolas Sarkozy. Une chance... combien d'handicapés sont salariés de l'Elysée...?
En France, le taux d'emploi des personnes handicapées dans les entreprises était ainsi de 4,4 % en 2006 dans le privé et de 3,5 % dans la fonction publique.

Le gouvernement "incite", "invite", "convie les entreprises", le Pacte pour l'emploi "vise à permettre" de mieux accompagner vers l'emploi les personnes handicapées,... comment croire qu'il va y avoir du changement avec de tels objectifs affichés et aucune mesure coercitive?

Une fois ces grandes phrases lancées, nous assistons à une valse du futur. Une réforme de l'allocation adulte handicapé (AAH) qui "doit devenir" un outil d'accompagnement vers l'emploi de ceux qui peuvent travailler. Un bilan professionnel sera réalisé pour toute demande d'AAH, et il sera proposé un contrat d'insertion et d'accompagnement vers l'emploi à tous ceux qui se verront accorder la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. «Le montant de l'AAH enfin prendra en compte mieux qu'aujourd'hui la capacité ou non à travailler.»

Rappelez-vous il y a un an

Nous nous souvenons du débat télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, et surtout la colère de Ségolène au sujet des handicapés. Elle reprochait (en partie) la différence des chiffres entre les promesses et les faits.
Nous y sommes bien, le sujet est bien d'actualité. Des intentions, des conjugaisons au futur, mais... les chiffres stagnent.
Des chiffres, il en a encore été question. Chaque fois, le même stratégie. Les annonces sont impressionnantes : 50 000 places nouvelles en 5 ans, un effort de 1,5 Milliard d'€. En attendant, les familles sont contraintes d'aller en Belgique, et cela ne suffit pas pour résorber les listes d'attente (15 000 enfants et 12 000 adultes)

Le ministre de l'Education Xavier Darcos y va de ses annonces, à renfort d'appellations et de sigles : «10 000 élèves handicapés supplémentaires seraient accueillis en milieu ordinaire» et que 200 unités pédagogiques d'intégration (UPI) supplémentaires seraient créées à la rentrée 2008.


Du coté des associations, qu'en pense-t-on?
Devant ce que le gouvernement appelle un plan (erreur d'appellation, les handicapés sont "restés en plan") les associations ne peuvent être que déçues. Demander timidement aux entreprises d'embaucher, c'est déjà peu, mais qu'en est-il des handicapés qui ne peuvent travailler? Elles réclament un «revenu d'existence décent égal au Smic». Ce n'est qu'une solution de remplacement, handicapés ou pas, les gens préfèrent travailler, mais pour ceux qui ont de vraies difficultés, qu'est-il prévu? le RMI, parce que la société ne veut pas d'eux?

La majorité des réactions des associations tournent autour du même aspect de cette conférence : des discours envahis de bonnes intentions et de projections dans le futur, mais aucune mesure concrète, pratique et immédiate. Le gouvernement se dédouane avec des mots fédérateurs, consensuels, mais reste flou quant au calendrier, aux situations extrêmes et l'attention portée à tous ceux qui ne rentrent pas dans le cadre stricte des lois à venir

Un problème récurent dans toutes les strates de la société.
Parmi les mesures et les plans annoncés, Nicolas Sarkozy s'est aussi engagé à accélérer les travaux pour les lieux publics accessibles aux handicapés, "un chantier titanesque", qui doit être achevé en 2015. Il a donc demandé aux collectivités territoriales de relayer ce plan.
Il est donc obligatoire pour les mairies de créer une commission à cet effet.
Au dernier Conseil Municipal d'Orange, il a donc été décidé de voter la création de cette commission qui devra se réunir 1 fois par an pour suivre l'évolution de ce chantier d'accessibilité des lieux publics aux handicapés.
Bien entendu, la municipalité est dans le texte, le projet a été voté... mais il est vide!
Aux questions d'un membre de l'opposition telles que :
- Quand et comment va être créée cette commission ?
- Qui va en faire partie ?
- Une réunion 1 fois par an, quelle est son utilité et son efficacité au vu de l'ampleur du chantier?
- L'opposition pourra-t-elle participer à cette commission?
- Quel plan de mise en application va être décidé : quel chantier à Orange?
A toutes ces questions, aucune réponse concrète n'a été donnée.

Décidémment, de la tête de l'état à la collectivité territoriale la plus proche des citoyens, les handicapés ont encore des jours sombres devant eux quant à leur "intégration", je dirais plutot leur acceptation. Des discours, un report de responsabilités, des mots consensuels, des délais à 7 ans et plus... C'est chaque jour que les handicapés ont besoin de solutions concrètes, c'est chaque jour et déjà depuis bien longtemps qu'ils devraient faire partie intégrante de la société.
Le fait même qu'un article comme celui-ci existe est une honte, je n'aurais jamais dû avoir à l'écrire. Mais malheureusement, il existe de nombreux sujets qui entrent dans cette caatégorie? Ce n'est pas pour grandir la conscience de nos dirigeants, du local au national.

Alors, à la question première, faudra-t-il un président handicapé pour que les choses changent, la réponse est délicate, car il faudrait qu'il soit aussi chômeur, d'origine étrangère, noir de peau, vivant en banlieue défavorisée ou dans la Creuse, agriculteur, pêcheur, éleveur, routier, ambulancier, enseignant, travailleur pauvre, à la recherche d'un logement, porteur du SIDA, que ce soit une femme, ....
Alors, la réponse est définitivement NON, il faudrait un Président qui serve la France et TOUS les Français, mais là, je crois que je deviens grossier ou utopique.

Posté le 11/06/2008 | 361 consultations | 11 commentaires | Voir et commenter l'article

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