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Catégorie Economie : commerces, entreprises et emploi

ZAC porte Sud : un premier déficit de 119 323€ + 800 000 €

En 2006, la Mairie a présenté son grand projet :
la ZAC Porte Sud
.

La société Bouygues, présente ce jour-là nous a fait une démonstration que ce serait le paradis du commerçant, la résurrection de l'architecture d'entreprise, une panacée de la distribution.
Maquette en 3D, plans de coupe, circulation, tout était prévu ou presque.
Si le discours était brillant, les réponses concrètes aux questions des commerçants l'étaient moins. Pas de vrai plan de circulation pour les 2 roues, accès aléatoire à la N7, concurrence avec le centre-ville et les villages voisins, parking gratuit... et les insultes pour les récalcitrants.
M. le Maire se félicitait d'une telle opération qui avait pour but principal : endiguer les fuites de consommateurs vers la zone d'Auchan Nord et préserver l'emploi.


Plusieurs aspects nous montrent qu'il a tort.
- de l'infaisabilité du projet
la zone d'achalandise d'Orange n'intéresse pas les grandes enseignes, trop peu de monde. (FNAC, Cultura, et bien d'autres... ont décliné l'offre) A ce jour, aucun lot n'a été vendu
Le proche voisin Décathlon® ne propose qu'une petite partie de son catalogue à Orange, forçant les sportifs assidus à partir ailleurs
Weldom® ne fait pas le plein malgré ses tentatives répétées de promotions, agrandissement, ...

- de la dangerosité pour l'emploi
Un emploi de grande surface remplace 3 emplois de petit commerce (pas de commentaire)
Les consommateurs ne vont pas faire double achat : centre-ville/ZAC
Développer le commerce n'est qu'un déplacement des emplois, n'enrichit pas les Orangeois. Ce sont des entreprises qu'il faut attirer, créatrices de richesses privées et publiques.

- de l'amateurisme du projet municipal
Le compromis de vente des terrains avec Bouygues a été signé le 31/05/2006; il est valable jusqu'à fin 2007.
Entre autres clauses suspensives il y a l'obtention du permis de construire et la validation du projet par la commission départementale des surfaces commerciales.
Etonnant pour un gestionnaire public d'avoir engagé 119 000 + 800 000€ sans savoir s'il aurait ces autorisations!

- du risque environnemental

Si l'on recouvre de béton et bitume une surface aussi importante, l'infiltration des eaux pluviales ne se fera pas lors de grosses pluies. Cela risque d'entraîner un ruissellement important vers ... le centre ville placé en contrebas! S'il existe un plan de canalisation, celui-ci va engorger ceux existants déjà mal en point. Où sont les études topographiques liées au changement de nature des sols?

Quelques chiffres:
Le déficit de fonctionnement de 119 323,36€ est lié au fait qu'aucune vente n'a été constatée en 2006. Ce déficit sera reporté sur l'année 2007 pour être couvert par les ventes futures (s'il y en a!)
Le déficit d'investissement de 800 000€ permet de constater la valeur des terrains qui sont stockés destinés au projet de parc commercial

Conclusion :
Si l'on analyse le discours du Maire, on peut entendre qu'il se prépare à un échec, mais, mais... mais ce ne sera pas de sa faute!
Et nous entendrons les sempiternels refrains du style :
  •     Le projet Bouygues a été réalisé suite aux prescriptions de la CCI
  •     Le bureau d'étude mandaté par la Mairie a fait une mauvaise estimation
  •     Les administrations refusent tout projet Orangeois
Mais quel pouvoir a donc ce Maire?

En attendant, cet argent bloqué et dépensé ne sert pas les Orangeois dans des besoins urgents. Les autres zones commerciales, où les affaires sont déjà aléatoires, ont besoin d'être renforcées et réaménagées.

Une dernière question à M. le Maire :
Si tous les commerces de base du centre-ville disparaissent, comme vont faire les personnes âgées pour faire leurs courses?

Pour info, la Mairie fait une enquête publique ;-)))
Il serait temps, ce n'est pas après la guerre qu'on se pose la  question sur les dégâts, c'est AVANT!
lien vers le fichier pdf pour infos sur l'enquête publique (sur le site de la Mairie)
http://www.ville-orange.fr/pdf/avis%20au%20public.pdf


Posté le 06/07/2007 | 593 consultations | 13 commentaires | Voir et commenter l'article

Lettre de Jacques Bompard aux commerçants et chefs d'entreprises d'Orange

Madame, monsieur
Il y a quelques mois, la municipalité avait mandaté la CCI pour réaliser une enquête sur les commerces centre-ville, l'activité industrielle (???) et l'offre de services.
L'objectif de cette étude était de dresser un bilan permettant de dégager les axes d'une future stratégie de développement économique cohérente sur l'ensemble du territoire de la commune.

Les conclusions de cette études viennent d'être communiquées à la ville. Elle seront rendues publiques lors d'une réunion qui aura lieu
le lundi 8 octobre 2007 à 20h00, Salle Alphonse Daudet
 
A laquelle j'ai le plaisir de vous inviter. Des représentants de la CCI détailleront les résultats de l'enquête et vous feront part de leurs préconisations.

Je compte sur votre présence pour participer au débat qui suivra et vous prie d'agréer...
-------
Commentaire d'Orange Libre :
J'invite tous les professionnels de la ville à venir, mais aussi les curieux.
En effet, si quelqu'un a l'audace de poser une question embarrassante à monsieur Bompard, ce sera l'occasion d'entendre des insultes en guise de réponse, suivies d'un long monologue remontant aux années 95, lorsqu'il est arrivé à la mairie ... puis de clore la question car le temps sera passé...
On peut tenir les paris, c'est tellement habituel.
L'intérêt de cette réunion serait qu'un maximum de questions lui soient posées pour éclairer la population sur la vraie personnalité du maire ou, qui sait, d'obtenir des réponses constructives.
Mais, au vu de l'économie orangeoise et vauclusienne en berne, du manque de solutions proposées par la CCI, de l'absence de projet économique de la mairie, sauf d'installer des grandes surfaces, que peut-on espérer?
Nul doute que nous allons vivre un grand moment de démocratie
n'oubliez-pas
le lundi 8 octobre 2007 à 20h00 - Salle Alphonse Daudet

Posté le 23/09/2007 | 337 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

Le commerce d'Orange : une prospective médiocre pour un enjeu capital - Vaucluse

Hier, 8 octobre 2007, nous avons eu droit à la grand'messe
commandée par la Mairie d'Orange en Vaucluse.

La chambre de commerce nous a présenté son enquête. Plusieurs points sont restés obscurs:
- certains cumuls de pourcentages étaient de 92% quand d'autres étaient à 120% ...
- On nous a expliqué comment s'est faite l'enquête sur les commerçants, mais pas sur les "chalands"
Quand à l'analyse et la prospective, mis à part quelques recettes usées du styles "améliorez vos vitrines" et "frères commerçants donnez-vous la main", rien de bien dynamique n'a été proposé.
Certaines allusions à d'autres opérations (en parties faites par la CCI) ont été évoquées, mais sans chiffres de résultats concrets!
Aucune véritable approche globale de l'économie orangeoise, aucune synergie développement économique/emploi/pouvoir d'achat/consommation locale.
Du petit, rien que du petit...
Il en ressort quand même un sentiment de manque de visibilité, de parkings trop chers, d'un manque de dynamisation de la ville à travers des animations, des festivités, une identité attirante.

La deuxième partie de la soirée s'est déroulée sans surprise. Comme prévu, nous avons eu droit à des réponses "fleuve", avec des retours à 1995, voire même avant, du temps de l'ancienne municipalité.
Comme le chantait Aznavour : je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ..."
Ce que M. Bompard soulève en parlant ainsi, c'est la preuve qu'il n'a rien fait pour le petit commerce à Orange en deux mandats!
Par contre, bonne nouvelle, le maire a répondu aux interrogations des commerçants au sujet du manque de réussite et de développement du commerce.
Oui, nous connaissons maintenant les coupables, je vous les livre, en vrac, menottes aux poignets :
C'est la faute au cours du dollar, aux 35 heures, au gouvernement, aux lois, aux crottes de chiens, aux gens sales, aux monuments historiques et aux habitants trop nombreux des logements sociaux... hoouuu! c'est pas bien les crottes de chiens.
Quelle analyse merveilleuse, professionnelle, efficace, en phase avec les vraies préoccupations et les recherches de solutions.
Bravo, chapeau bas monsieur le Maire!

Nous allons pouvoir partir en guerre contre tous ces méchants qui empêchent les commerçants de vivre paisiblement.
Quand M. Bompard conseille aux commerçants d'investir, il refuse d'envisager un ou plusieurs emplois pour créer un musée ou un lieu touristique, tout en voulant développer le tourisme et en affichant la volonté d'aller de l'avant. Il faudra nous expliquer...
Il s'est aussi laissé aller à rêver... Orange redevenue Principauté (sûrement avec lui comme Prince...). Elle serait belle, propre et sûre, oui, répété plusieurs fois, belle propre et sûre, et aussi riche que Monaco. C'est si beau les rêves... Hé, M. Bompard, réveillez-vous, c'est l'heure de partir!
Avec tout ça, nous voilà bien renseignés, surtout sur l'impuissance du maire à gérer le développement économique de sa ville. Je ne vois pas comment il pourrait envisager une quelconque stratégie qu'il n'a su mettre en place pendant deux mandats.

M. le Maire a confirmé que son bureau restait toujours ouvert,
souhaitons qu'il le soit dans le sens de la sortie en mars 2008!


Posté le 09/10/2007 | 312 consultations | 8 commentaires | Voir et commenter l'article

Création d’un Comité de bassin d’emplois

Création d'un Comité de bassin d'emplois avec tous ses services,
dont une agence municipale de promotion économique

Orange rayonne sur le bassin économique du haut-Vaucluse,
le Gard Rhodanien et le Comtat Venaissin

Economie générale
Recherche d'une spécificité économique de pointe liée aux marchés d'avenir :
Pôle de formation professionnelle. Pôle de recherche. Pôle de compétitivité.  Pôle de fabrication/transformation. Pôle de distribution. Ce serait une bonne alternative en cas de départ de la base Carita

Aide aux commerces de proximité.
Favoriser la circulation des piétons et des vélos en ville. Offrir aux commerçants sédentaires des places de parking à bas prix à l'année en bordure du centre (Pourtoules)
Fléchage clair et organisé, renforcement des services d'aide aux personnes.

Promotion économique du centre ville
Réelle implication de la mairie dans les projets de promotion autour de manifestations et animations ponctuelles et récurentes

Développement économique par le tourisme de haut de gamme.
Orange est à la croisée des routes de l'Europe du nord, Italie, Espagne. Centre de congrès et séminaires, la ville peut accueillir une clientèle régulière hors saisons touristique pour un remplissage constant.
Lié à la culture, un vrai musée reprenant toutes les richesses historiques de la ville offira un miroir culturel.
L'organisation du rond-point de l'Arc de Triomphe en vraie étape touristique, relié au théâtre antique dans un circuit balisé fera séjourner le touriste plus longtemps sur la ville.

D'une manière générale, un vrai service économique sera à la disposition, non seulement des entreprises et commerces voulant s'installer sur la commune d'Orange, mais veillera à ce que ceux qui animent déjà la vie économique de la ville soient pris en compte pour les aider à se maintenir et se développer.
L'implantation de grandes surfaces sera règlementé sévèrement.
Le projet de la ZAC porte Sud complètement revu, réorienté voire annulé.

L'activité professionnelle est le poumon économique de la vie municipale.
Emplois, dynamique de la ville, taxes professionnelles, autant de raisons pour permettre à cette facette de la ville de reprendre la place qui lui revient.

Posté le 16/11/2007 | 367 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

S.O.S centre ville

Le tandem Bouygues-Bompard  va-t-il tuer notre centre ville ?


    Le journal « La Provence » du mardi 26 février consacrait une page entière sur la future implantation d'une nouvelle zone commerciale de 50 enseignes qui est prévue près de la sortie d'autoroute « Orange sud ».
    Pour résumer l'affaire, on peut dire que deux visions des choses s'opposent frontalement.

    D'un côté, le maire actuel et le représentant de « Bouygues Bâtiment » sont les promoteurs de ce projet. Ils sont donc enthousiastes sur les perspectives offertes par cette future zone commerciale qui devrait permettre de capter une partie de la clientèle qui fait habituellement ses achats sur la zone Auchan du Pontet. Il y aurait donc à la clé des créations d'emploi et des revenus supplémentaires pour la commune.
    De l'autre côté, MM. Gatel, Vielfaure et Benlian sont beaucoup plus circonspects sur les effets bénéfiques d'une telle opération immobilière. Ils s'inquiètent avant tout de l'activité commerciale du centre ville d'Orange, déjà fortement touchée par la concurrence de la ZAC de Carrefour, et qui pourrait être définitivement anéantie par le projet Bouygues-Bompard. Ils considèrent qu'il faut en priorité penser à redynamiser le centre ville afin qu'il retrouve de nouveaux attraits.
    Il est vrai que si l'on parcourt par exemple la Rue du Pont Neuf, on mesure toute la tristesse que génère la désertion quasi-totale des commerces dans une rue qui était naguère vivante et très passante.

    La question qui se pose ici est de savoir si une opération immobilière soit-disant juteuse est bien compatible avec la survie économique de notre centre ancien. Autrement formulé, faut-il se précipiter vers une urbanisation « à l'américaine » avec une multiplication de centres commerciaux en périphérie de ville ou bien est-il encore temps de préserver des commerces de proximité dans des ruelles chargées d'histoire que l'on parcourt à pied ?

    Le comble dans cette affaire est que les 13 années de municipalité Bompard ont été marquées jusque là par de lourdes dépenses pour le centre ville (réfection des chaussées et de quelques façades) et le proche alentour (création de parkings). On pouvait penser qu'il s'agissait là du début d'une stratégie ambitieuse pour redynamiser le cœur de ville. Il n'en a rien été et aucune impulsion culturelle, commerciale ou économique marquante n'a vu le jour depuis et aucune n'est prévue pour les prochaines années.    
    L'exemple de l'ancien hôpital situé sur la place Pourtoules est d'ailleurs particulièrement édifiant : la façade a été refaite il y a près de 10 ans, mais l'intérieur de la bâtisse est dans un état totalement délabré si bien que portes et fenêtres restent désespérément closes. A l'origine, il devait y être créé un musée d'art sacré et, à l'arrivée, les Orangeois ont hérité d'un bâtiment fantôme pour lequel aucune mission future n'est assignée.
     En fait, M. Bompard ne semble intéressé que par la compagnie des promoteurs, des bétonneurs et autres goudronneurs : il signe des contrats sans cohérence les uns avec les autres comme on enfile des perles, mais il n'a pas l'envergure pour élaborer un vrai projet de développement et d'harmonisation dont notre ville a tant besoin.
 
    Et demain, MM. Bouygues et Bompard, à quoi serviront les 2800 places de parking du centre ville quand les commerces auront disparu les uns après les autres ?
Georges

Posté le 29/02/2008 | 429 consultations | 13 commentaires | Voir et commenter l'article

A Orange, Piaf contribue à la lutte contre le chômage et la précarité.

Vous êtes un particulier, vous êtes une entreprise

Vous avez besoin, ponctuellement  ou régulièrement, de main d'œuvre, ou bien vous souhaitez recruter du personnel,  vous pouvez faire appel à une association intermédiaire implantée sur votre  bassin d'activité.
Il en existe partout en France. Pour en connaître les  coordonnées,  contacter la DDTEFP ou l'ANPE de  votre bassin d'emploi).


A Orange, Piaf contribue à la lutte contre le chômage et la précarité.
Extrait de leur site :
Au delà de confier des heures de travail, nous aidons nos salariés à surmonter l'ensemble des problèmes engendrés par le chômage et à retrouver un emploi stable et durable.
Nous menons  une double action économique et sociale sur le Territoire  du Nord  Vaucluse.
Piaf  s'inscrit, en qualité d'Association  Intermédiaire (A.I.),  dans le Secteur de l'Insertion par l'Activité  Economique  (S.I.A.E.).

Conventionnée avec  l'Etat, les conditions d'exercice de son  activité sont définies par le code du travail, et par la loi de lutte contre les exlusions.

Extrait de l'article L.322-4-16-3… du code du travail  :
« Les associations intermédiaires sont desassociations ayant pour  objet d'embaucher les personnes mentionnées à l'article L322-4-16 afin de faciliter leur insertion  professionnelle en les mettant à  titre onéreux à disposition de personnes physiques ou morales, et qui ont conclu avec l'Etat une convention visée à l'article précité… »

Une vocation économique.
Piaf intervient sur des emplois de 1ère qualification

•  Bâtiment (manœuvres en maçonnerie et  peinture).
•  Agriculture (vignes, maraîchage, pépinières,fruitiers,…).
•  Nettoyage et entretien de bureaux,cabinets médicaux, paramédicaux,…
•  Manutention, magasinage .
•  Espaces verts, Environnement.
•  Emplois administratifs.
•  Emplois liés à l'animation.

                         
Exemples de mises à disposition
Particuliers,  les salariés de PIAF peuvent vous aider ou vous suppléer à votre domicile pour :
•  Le ménage, le repassage, les courses, le jardinage,  garder vos enfants de plus de  trois ans (aller retour école,  vacances, le soir, les  aider pour les devoirs).
•  Réaliser pour vous des petits travaux de bricolage,  de réparation, de peinture, de maçonnerie,…
•  Débarrasser ou ranger caves, greniers.
   Certaines tâches ouvrent droit à une déduction  fiscale.

Durée minimum d'un contrat : 1h 30,  durée maximum (en  entreprise) 240 heures.

Entreprises :
 •  Un surcroît d'activité.
 •  Un remplacement de salarié en maladie ou en congés.
 •  La réalisation de tâches temporaires, de manière  ponctuelle ou régulière.

PIAF prend en charge l'ensemble des tâches administratives liées à la mise à disposition. PIAF est favorable à  un  recrutement stable en fin de mission, si le salarié vous donne satisfaction  et que vous êtes en période d'embauche.

PIAF - Boite Postale 233 - 12 rue de Provence - 84101 ORANGE CEDEX
site internet


Posté le 02/05/2008 | 311 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

La base aérienne d'Orange... partira, partira pas?

Voilà des années que l'avenir de la base d'Orange fait l'objet d'articles à sensation dans la presse locale ou nationale.
Chaque fois, nous avons droit au même scénario :

1) un article dans la presse nationale cite un membre du gouvernement ou une rumeur au sujet de cette fermeture. Une liste des bases sur la sellette, les propos d'un ministre, une stratégie européenne à mettre en place et bien souvent, une baisse des budgets militaires.
Cette fois-ci, c'est dans le magazine Valeurs actuelles qui consacre un dossier complet intitulé :
Séisme dans les armées - Le Livre Blanc sur la défense
dont un paragraphe sur l'armée de l'air :
"L’armée de l’air (65 000 personnels) serait la plus affectée par le maelström, avec une réduction de 25 % de son format, presque autant que la Délégation générale pour l’armement (moins 30 %).Pour les aviateurs, le “seuil stratégique” des 300 avions de combat a été revu à 250 appareils. Quelques bases doivent fermer : Reims, Luxeuil,Colmar,Cambrai, Orange et Dijon sont citées (notre carte page 15). Il y aura moins de Rafale et l’arrivée des Airbus A400M sera retardée, malgré l’âge vénérable des Transall (30 à 40 ans), déjà à la limite de leur potentiel."

2) Les quotidiens locaux relaient l'information en ajoutant un commentaire du Maire d'Orange
La Provence :
Orange : la base aérienne 115 pourrait bel et bien disparaître !
Comme d'habitude, le maire interrogé s'en est ému, a commenté vaguement l'information car il n'en a pas. Il s'est empressé d'écrire une lettre au ministre concerné, comme à chaque fois
(image © la Provence)

3) La grande muette reste ... muette
La Provence titre encore :
Base aérienne : les militaires "confiants" sur son maintien
Comme le dit la brève :
"Le lieutenant-colonel Georges Perrignon, s'est dit aujourd'hui "confiant" dans la pérennité de cette installation. Interrogé sur France Bleu Vaucluse, à propos de l'article, il a répondu : "Je pense qu'il s'agit d'une rumeur, je reste confiant"."
Traduction : je ne sais rien et je le fais savoir. On m'a demandé de ne rien dire, c'est ce que je fais. L'armée a toujours raison, c'est pourquoi j'ai confiance...

Qu'en penser après tant d'années?
Nous sommes habitués à cette série orangeoise, jusqu'au jour où la base fermera. A force de crier au loup, chacun connaît la suite.
La presse dans son ensemble fera un historique, on dira "c'était prévu". Le maire (si c'est le même) accusera le gouvernement, sortira ses lettres, plaindra les Orangeois.
Le député Mariani sera sûrement en Europe de l'est et sera fidèle à son silence obligé.
Les militaires de la base seront muets et mutés, donc continueront à s'exercer, voler, atterrir, s'envoler, boire un coup au mess...
Restera Orange, ses commerces, ses structures, ses Orangeois.
Nous serons en 2009, 2012, 2020, ...?

Que fait M. Bompard en attendant?
Quel plan de remplacement est mis en œuvre pour que l'économie de la ville ne tombe encore plus bas?
Et même si la base reste, l'économie de la ville n'a-t-elle pas besoin d'être relancée, réanimée, sortie du coma?
Le dernier scrutin municipal a adoubé M. Bompard dès le premier tour à 61%.
Pas de programme, pas de projets, si ce n'est celui de bétonner des hectares pour installer des grandes surfaces qui ne pourront pas rester faute de développement démographique. Orange voit sa population baisser, ce qui est un comble en Provence. Nous avions l'exclusivité d'un maire d'extrême droite, en voilà une deuxième fort dommageable.
Parmi ses originalités, Orange possède aussi l'obligation, pour les chefs d'entreprise qui souhaitent s'y implanter, de s'interroger sur le risque d'identifier leur société à la ville d'Orange. Car de l'extérieur, on se demande le patron est d'accord avec les idées du Maire.
L'histoire a montré que de nombreuses entreprises étaient partie à cause de lui, donc si on y vient, c'est qu'on est solidaire! Oui, de nombreux cas se sont répétés.
Une entreprise qui s'implante à Orange perd des clients pour raison d'étiquette politique. Triste privilège quand on sait que toutes les villes de France cherchent à attirer, séduire, fidéliser les créateurs d'emploi.
Les quelques employeurs de la ville ont donc une position de force face aux autorités, permettant à certaines de lâcher des polluants ou des odeurs disgracieuses sur toute la ville en toute impunité : "Si on m'embête, je m'en vais!"

Ce qui me dérange fortement dans le discours du Maire, que ce soit pour la base, pour la déviation, pour Mistral Habitat, pour tous les sujets où sont mêlés des intervenants extérieurs, c'est qu'il fait aveu d'impuissance à gérer les chantiers ou les problèmes en collaboration avec l'extérieur, d'où l'isolement d'Orange.
A chaque fois, le même discours : voilà des années que je demande, que j'essaie, que j'écris, que j'interpelle, que je dénonce, que j'invective... On est en droit de se demander pourquoi cela ne marche jamais.
L'important pour l'Orangeois, c'est le résultat.
Pas de déviation, pas de rénovation des quartiers, pas de partenariats (ou très peu), pas de grands chantiers structurants. La seule exception est le plan de rénovation du patrimoine romain initié par la Région grâce auquel le Théâtre antique et l'Arc de triomphe sont en rénovation, dans lesquels la Mairie ne participe qu'à faible hauteur tout en étant maître d'œuvre.

Alors, si pour la base aérienne, il est vrai que ni la commune, ni le département, ni la Région ne peuvent faire quoi que ce soit, il semble que pour bien d'autres domaines de l'avenir d'Orange, le Maire pourrait en faire beaucoup plus et surtout beaucoup plus efficacement.
A force de rejeter la faute sur les autres, il pourrait remettre en cause sa capacité à fédérer les financements, les actions, les énergies, les projets.
S'isoler, c'est mourir, Orange en est un exemple —vivant allais-je dire— flagrant.

Mais en attendant, on ergote sur un financement d'association, un mot de trop de l'opposition. On distille le budget municipal au bon gré des amitiés sous-jacentes.
Pendant que les associations caritatives peinent à tenir leur rôle dans la ville, M. le Maire s'octroie 11000 € de frais de représentation sans se donner la peine de les justifier auprès du conseil municipal. Sa voiture de fonction est un monospace de 6 places, parmi les plus gros pollueurs, très souvent utilisé pour ne déplacer qu'une seule personne.
Que lui importe, l'avenir de la ville, la misère des habitants, les difficultés quotidiennes, les jeux pour enfants.
Alors, la base aérienne, qu'elle reste ou qu'elle parte, pour beaucoup d'Orangeois, cela ne pourra être pire qu'aujourd'hui.

Posté le 05/06/2008 | 322 consultations | 13 commentaires | Voir et commenter l'article

La dernière droguerie de quartier tire sa révérence à contrecoeur

La dernière droguerie de quartier tire sa révérence

Publié le samedi 13 septembre 2008 dans La Provence

La boutique de la rue Saint-Martin existait depuis le début du XXe siècle

Le commerce de la rue Saint-Martin était une des rares drogueries traditonnelles
à avoir traversé les décennies et survécue face aux grandes enseignes

© Photo Cyril Hiély

Le plus lointain souvenir dont la commerçante a eu vent date de 1930. Il concerne un client qui, en allant à l'école, passait chaque jour devant l'enseigne. Frédérique Méli a adopté les lieux lorsque feu son père est devenu droguiste à Orange en 1975. Depuis 5 ans, elle a repris l'affaire. Sa boutique, c'est une image de carte postale. Un témoignage des décennies passées...

La devanture jaune constitue un véritable patrimoine local; elle plonge les passants dans les habitudes d'antan. L'intérieur, lui, a accueilli nombre de vauclusiens, ménagères, bricoleurs ou curieux, venus là, chercher des produits que l'on ne trouve pas ailleurs. Plumeaux en plumes d'oie, martinet, filet à course ou encore trichloréthylène font partie de ses incontournables.

Un commerce acteur de la vie économique orangeoise, mais aussi, un commerce victime d'une jurisprudence assombrie et d'une inflation contre laquelle la droguiste s'est toujours battue. En effet, aujourd'hui, les jours du magasin sont comptés. Frédérique Méli est expulsée et elle attend que la préfecture exige de fermer boutique. Triste nouvelle pour les orangeois. C'est à contrecoeur que la droguiste quitte la rue Saint Martin. Explications.

"Lorsque mon père est décédé en 2003, j'ai hérité, en indivision avec mes cousins, du fond de commerce que j'ai souhaité continuer à exploiter. Pour devenir gérante, sur les conseils de ma notaire je me suis adressée à la chambre des métiers pour voir mon nom figurer sur le KBIS (document officiel attestant de l'existence juridique d'une entreprise commerciale). L'erreur était commise, le papier n'était pas valable"
.

Frédérique Méli a reçu la visite d'un huissier, qui a notifié l'expulsion. Dans quelques semaines, la droguerie n'existera plus. C'est un peu de l'Orange d'autrefois qui disparaîtra.

Par Caroline Denime

Posté le 14/09/2008 | 262 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Mornas : Le petit commerce dit "non" au projet de grande surface

Quand des commerçants ont vraiment envie de se battre et de refuser les dictats du tout commerce ou d'une volonté municipale dévastatrice, les résultats sont là. Les commerçants d'Orange devraient en tirer la leçon. S'ils étaient solidaires et engagés... on ne parlerait plus de la ZAC Porte Sud. En attendant, le maire d'Orange se frotte les mains, il a le champ libre!


Mornas : Le petit commerce dit "non" au projet de grande surface

Publié le mercredi 15 octobre 2008 dans La Provence


© Photo Rémy Martino

Ces commerçants de Mornas refusent l'implantation d'un commerce E.D. sur leur commune. Ils estime que ce dernier causera probablement un préjudice à leur activité. 

Les commerçants de Mornas, regroupés au sein de l'association "Lou Fasen", s'opposent à un projet d'implantation de grande ou moyenne surface prévu sur leur commune : la demande de permis de construire a été déposée le 23 septembre dernier.

"Le permis a été déposé mais pas encore accepté", explique Pascal Chadenier, le président de l'association. "Ils ont uniquement besoin de l'accord de la DDE et de la mairie... et la mairie est pour le projet".

Selon ces commerçants, le projet de E.D nuira au petit commerce au sein du village: "Nous sommes pessimistes. Si ça se fait, nous risquons de devoir supprimer des emplois". Bien que le responsable du futur E.D. les ait assurés qu'il y aurait six emplois de créés, ils ne sont pas convaincus : "Le maire indique que ça fera des emplois pour les Mornassiens, mais rien ne les oblige à employer des gens d'ici. Et c'est probable qu'il s'agisse d'emplois à temps partiel".

 Les membres de l'association rappellent : "Un projet de même type avait été refusé en 2006 parce que la zone de Mornas était suffisamment desservie en achalandage. Et un projet de Shopi vient d'être accepté à Mondragon, à 2 kilomètres d'ici".

Lou Fasen sera reçu en mairie mardi prochain à 10 h 30 à ce sujet.

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"L'épicerie, c'est notre vie"

Yvan et Sophie Lurmin sont épiciers à Mornas depuis 12 ans. "Lorsqu'il n'y avait pas d'épicerie et que le village n'avait plus de commerce, la mairie se plaignait", dit Yvan. "L'épicerie, c'est toute notre vie", dit Sophie." Mais l'on sait que si ce E.D ouvre, nous serons les premiers touchés et nous ne pourrons pas faire face aux prix qu'ils proposeront. On craint de disparaître".

Ils ont acheté leur maison à Mornas depuis 6 ans. "Ce qui me fait le plus mal", poursuit Sophie, "c'est de savoir que nous ne sommes pas soutenus par notre maire. Il se cache derrière une loi et dit qu'il ne peut rien faire. Mais s'il s'était positionné contre, même si ça n'avait rien changé, ça aurait fait du bien".

La commerçante explique également que "l'on nous a proposé d'aller nous installer là-bas. Mais la question n'est pas vraiment de savoir si on veut y aller ou pas. C'est difficile car nous n'avons pas les fonds : il faudra casser le bail et l'on ne sait pas ce qu'ils vont nous demander comme droit d'entrée".

Les membres de l'association des commerçants s'accordent pour dire que, si la surface commerciale ouvre ses portes, l'épicerie du village sera probablement le commerce le plus directement touché par cette nouvelle implantation sur le territoire de la commune.

Par Rémy Martino ( rmartino@laprovence-presse.fr )

Posté le 25/10/2008 | 296 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

le repos dominical, source de cohésion sociale ?

Non au travail du Dimanche.

La gestion sociale du temps est confrontée elle aussi aux limites humaines. Les projets de dérogations nombreuses et légales au repos dominical s'inscrivent dans la perspective des mutations de notre société vers une norme du rendement maximum sans mesurer assez les coûts humains des changements envisagés. Nous n'oublions pas que déjà un nombre important de nos concitoyens est astreint au travail dominical, notamment dans certains services publics. Mais précisément, il s'agit d'une astreinte en faveur du service de tous. Etendre cette astreinte par une possibilité laissée au « libre choix » se réfère à un autre mobile : développer le rendement d'un certain nombre de secteurs d'activités économiques et miser sur l'appât du gain pour convaincre.

Gagner plus doit-il devenir le principal objectif de l'existence ?
Le Dimanche correspond à une halte bienfaitrice dans nos vies trépidantes. Un temps pour rencontrer les autres, s'investir, participer, tisser des liens sociaux.
Le dimanche est aussi le jour d'une vie familiale plus intense et plus riche. Comment peut-on souhaiter que le tissu familial soit plus riche et plus structurant pour la vie sociale, si chacun des membres de la famille est retenu ailleurs par son travail ?
Est-il normal que pour gagner honnêtement sa vie on soit invité à renoncer à la qualité de la vie ? Si des dispositions législatives généralisaient le champ du travail dominical, les dommages humains et sociaux qui en découleraient seraient sans commune mesure avec le profit économique qui peut en résulter. Ce serait une mesure supplémentaire dans la déstructuration de notre vie collective qui toucherait toutes les classes sociales et tous les âges du bébé au retraité. Les bébés, les jeunes enfants sont déjà bien perturbés par le rythme de vie qu'on leur impose. Les enseignant les éducateurs constatent d'année en année une dégradation dans l'attention la concentration des enfants qu'on leur confie. Les personnes âgés sont bien souvent oubliés et quelques fois finissent tristement leur vie dans une maison de retraite( cf "on achève bien nos vieux" Par J Charles ESCRIBANO,  édition Oh). Aujourd'hui, selon le sociologue David Le Breton, nos ados sont en grandes souffrances, 1 sur 5 a une conduite à risque, compromettant sa vie mentale et physique.
Notre société, en oubliant de donner à tous et à chaque âge une place, sa place,  déstabilise son équilibre et cours vers sa perte. Il est illusoire de croire qu'accepter de travailler le dimanche permettra à certains de gagner mieux leur vie et à d'autres de mieux et plus consommer. Ce ne peut être qu'un effet éphémère. Il suffit de se retrouver seul, ou sans travail ou sans projet pour éprouver un vide et donc reconnaître le bon sens de cette halte dominicale des liens qu'elle permet.

Ne nous trompons pas d'objectif, réussir notre vie ne se reduit pas à gagner plus ou consommer plus. Banaliser le travail du dimanche ne résoudra pas nos soucis tout au contraire. Nous sommes avant tout des humains et non des machines.
chapy chapo

Posté le 01/12/2008 | 147 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

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